Les Songes du Crépuscule

AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
 

Les Chants de l'Atlantide

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Drizzt
Ecrivain


TaureauRat
Age : 36
Inscrit le : 30 Jan 2006
Messages : 142

MessageSujet: Les Chants de l'Atlantide   Sam 1 Sep 2007 - 15:06

Voici une nouveauté !

pour la discussion, c'est ici:
http://songes-du-crepuscule.naturalforum.net/Fantastique-f4/Discussion-sur-les-Chants-de-l-Atlantide-t1213.htm

Les Chants de l’Atlantide
Testament

Retranscrit par Sylvain RICHARD, exécuteur testamentaire de facto


Prendre la plume pour coucher mes pensées sur le papier a toujours été un exutoire chez moi. Au cours de ma carrière d’universitaire, j’ai rédigé quantité de rapports et de thèses. Mais aujourd’hui il s’agit de quelque chose de plus personnel. Le chagrin est toujours présent. Même si du temps a passé. Rien n’efface une blessure aussi profonde !
Je me nomme Serge Levant. Vous qui lirez ces lignes avez peut être entendu parler de moi. J’ai fait la une de l’actualité il y a trois mois. Non pas que j’eus recherché les honneurs mais ils sont finalement venus comme une consolation pour mes épreuves. Une piètre consolation je dois dire. Peut- être avez-vous eu entre les mains un exemplaire de mon best-seller « Les Chants de l’Atlantide » ? Les choses sont retombées aujourd’hui et j’ai à nouveau le temps de penser, de ressasser ma douleur. Les média sont comme cela. La société se lasse vite de ses idoles.
Sur la cinquième page de mon ouvrage, si vous êtes attentif, vous avez peut-être remarqué la dédicace. Quelques journalistes y ont fait allusion mais j’ai dissimulé la vérité au grand public. Il était écrit « A Marina, mon étoile polaire et ma croix du sud » Ah oui j’ai oublié l’essentiel. Pour ceux qui ne me connaissent pas, il est bon de préciser que je suis océanologue spécialisé dans la faune marine… Actuellement, officiellement en congé sabbatique, officieusement mis au ban par des confrères qui n’ont pas aimé mon livre.
Pour en revenir à ma dédicace, Marina était toute ma vie, mon trésor, mon bien le plus précieux, au fond ma raison de vivre même si, trop pris par mes recherches, je l’ai longtemps négligée sans le vouloir. Marina guidait le scientifique que je suis, sa plus grande motivation, comme l’étoile polaire, dans l’hémisphère boréal ou la croix du sud, dans l’hémisphère austral, montrent la route aux navigateurs. Mais pour l’état civil, Marina était ma fille unique.

Marina est née il y a un peu plus de douze ans. Elle aurait fêté ses treize ans dans un mois. Je pense qu’elle a eu une vie heureuse. Elle était tantôt introvertie, tantôt exubérante. Elle avait hérité de ma passion pour les océans.
Marina n’a jamais connu sa mère. Celle-ci était une étudiante que j’ai rencontrée à la fin de son cursus. J’ai été son maître de stage pour son mémoire de doctorat. Je n’avais que six ans de plus qu’elle. Je me rappellerais toujours cet été que nous passâmes dans la Mer du Nord à étudier les migrations de saumons. Elle s’appelait Elise et très vite, l’isolement imposé par les sorties en mer pour nos travaux aidant, nous tombâmes amoureux. Nous nous mariâmes 6 mois plus tard et Elise fut rapidement enceinte. Grande était notre joie ! Malheureusement, elle ne devait pas durer.
Le médecin, un grand échalas dont je me rappelle qu’il avait un regard perçant, vint me trouver sur le coup de onze heures du soir dans la salle d’attente. Je ne compris pas tout de suite ses propos.
-Des complications ? Quelles complications ?
L’accouchement ne s’était pas déroulé comme prévu. Le bébé se présentait mal et menaçait de s’étouffer avec le cordon ombilical. On avait du pratiquer une césarienne en dernière minute. Elise avait subi une importante hémorragie. On ignorait qu’elle était porteuse d’une maladie cardiaque héréditaire. Son cœur avait eu une faiblesse et avait laché.
Elise était morte. Sur le moment j’accusais le coup. Chaque être humain trouve sa propre solution pour faire face à un deuil. Moi je ne brillais pas par mon originalité et je choisis de me tuer au travail. Par ailleurs, le bébé, dont ma femme deux semaines avant l’accouchement avait décidé qu’elle s’appellerait Marina si c’était une fille, se portait bien. Je ne pouvais m’occuper d’elle trop pris par mes expéditions en Atlantique Nord. Je la confiais à mes parents. Bien que ceux-ci commençaient à monter en age, ils entourèrent Marina de beaucoup d’amour, de cet amour que je ne pouvais- n’osais - peut-être pas lui témoigner.
Mes travaux scientifiques m’avaient rapporté de beaux succès, prestige dans un cadre limité à la communauté des océanologues et quelques menus bénéfices pécuniaires. Je mis au point un dispositif pour enregistrer le chant des cétacés à grandes profondeurs. Je pus m’acheter mon propre voilier entièrement équipé. J’avais terminé mon deuil et baptisait le bateau « Elise ».
Ce qui me sauva fut ma force de caractère. J’avais bien entrepris un début de psychanalyse. J’exposais mes difficultés par rapport à ma fille et tout ce que cet imbécile de psy trouva à me répondre c’est que je rendais Marina responsable de la mort de sa mère. Quel abruti ! Je claquai la porte de son cabinet.
Marina venait de fêter son sixième anniversaire et je décidais de me rapprocher d’elle. Il fut convenu qu’elle passerait les étés avec moi sur quelques mers du globe. Cela lui plut beaucoup. Elle adorait les océans, je l’ai déjà mentionné plus haut. En particulier les dauphins ! Quelle aubaine, ils étaient un de mes sujets d’études. On a beaucoup écrit sur l’intelligence supposée et bien réelle des delphinidés ! Depuis des années j’étudiais leur langage, essayant de construire des règles syntaxiques. A cet effet, j’accumulais quantités d’enregistrements de leurs chants.
Puis par un jour que je n’oublierais jamais, alors que je naviguais au large de Malte, je reçus un appel pressant de la capitainerie sur ma radio de bord. On m’urgeait de regagner la terre ferme pour y prendre connaissance d’un télégramme que l’on me disait comme extrêmement important. Il s’agissait d’une missive des tuteurs de Marina qui m’informait qu’elle avait du être hospitalisée. Je lâchai le télégramme et sautai immédiatement dans un avion pour la France. Mon père m’apprit que Marina se plaignait depuis quelques semaines de maux de têtes à répétition. On n’avait pas voulu m’informer pour ne pas m’inquiéter car on s’était dit qu’elle avait seulement besoin de lunettes. Mais voila qu’il y a quelques jours, ma fille avait fait une sorte de crise d’épilepsie.
Vous aurez déjà compris que je déteste les hôpitaux. On fit passer tout un tas d’examens a Marina. IRM, scanner, EEG. Puis à nouveau d’autres examens dans un autre hôpital mieux équipé. Toutes ces mesures vinrent confirmer un diagnostic que les médecins et sa famille avant tout redoutaient. Marina avait une tumeur au cerveau. Une affection rare dans sa forme, un cancer dispersé donc inopérable. Un machin qui ne lui laissait que 6 mois à vivre. Saloperie !
Bien entendu ce fut un nouveau choc pour moi. Après ma femme, j’allais perdre ma fille. Pourquoi le sort s’acharnait-il sur les miens ? Le neurochirurgien, une femme brune de forte corpulence et de petite taille m’expliqua qu’avec une chimio, on pourrait gagner un sursis de deux mois mais que l’on ne pouvait espérer guère plus. D’autres cachets viendraient effacer les maux de têtes et les crises d’épilepsie. Dans mon malheur, une chose vint toutefois me soulager : Marina ne souffrirait pas. Elle mourrait probablement en l’espace d’une nuit.

Quelquefois on se demande si l’on prend les bonnes décisions, la vie est une suite de choix. J’avais fait transférer mon voilier à Toulon où j’aurais du réembarquer pour voguer vers les Açores et les communautés de dauphins. J’avais en effet entrepris un autre programme d’études financé par une fondation privée tenue par un armateur grec et sous la supervision de l’IFREMER. Je n’ai jamais aimé rester à terre. L’été approchait et je décidais de ne pas déroger à mes habitudes. J’emmènerais Marina qui avait maintenant douze ans avec moi en croisière. On m’avait confirmé qu’elle était en état de supporter un tel voyage mais je devais rester près des îles où un dispensaire pourrait lui fournir son traitement. Traitement qui était d’ailleurs plus pour la forme !
Ces derniers mois passés avec ma fille demeureront inoubliables. Marina en grandissant ressemblait de plus en plus à sa maman. Elle avait les mêmes yeux et le même regard émerveillé sur les choses. En passant le détroit de Gilbratar, une famille de dauphins accompagna le voilier sur plusieurs dizaines de miles. On entendait clairement leur chant mélodieux depuis le bateau. Je me tenais à la barre et Marina applaudissait les animaux, se tenant à la proue, riant de bon cœur comme s’il n’y avait pas la maladie.
Un événement imprévu et inexplicable devait se produire tandis que nous cabotions dans l’Atlantique à bonne distance des côtes africaines et des Açores. Aujourd’hui encore je m’interroge sur les causes liées à ces événements.
Un des symptômes de son cancer, du à la tumeur qui envahissait son cerveau fut que ma fille perdit progressivement le sommeil. Elle n’en éprouvait plus le besoin. Et le plus étrange fut qu’elle ne présentait qu’une très légère fatigue. A certains moments de la journée, le matin plus particulièrement, elle semblait même surexcitée. Elle avait emporté des carnets et des crayons de couleurs et elle dessinait des dauphins toute la journée.
La nuit le sommeil finissait par m’emporter après être resté toute la soirée à contempler Marina qui dessinait. Je ne remarquai pas tout de suite qu’un couple de dauphins se montrait plus téméraire et nageait de plus en plus près du voilier.
Les dauphins sont réputés pour être des créatures joueuses et très dociles. Alors qu’un mois s’était écoulé, deux faits retinrent mon attention.
Tout d’abord, je tombai sur les dessins de Marina en manoeuvrant la voilure sur le pont. Le thème de sa production picturale avait changé. Marina s’était mise à dessiner des cités gigantesques, des tours ornées de diamants, des étendues d’eaux où des humains nageaient avec des dauphins. Je songeai aussitôt à la légende de l’Atlantide.
Le deuxième fait étrange intervint la nuit suivante. Je m’étais endormi à la barre et fut réveillé par une brise fraîche. J’entendis alors Marina qui conversait. Le plus étrange fut qu’on lui répondît. Mais la réponse n’était qu’une suite de caquètements et de rires. Marina conversait avec le couple de dauphins.
Je risquai une approche. Les animaux s’éloignèrent de quelques mètres.
- Tu les comprends ? demandais-je à ma fille en soupesant le ridicule de la question.
- Bien entendu, ils viennent chanter pour moi. Le mâle s’appelle Ki et la femelle Po. Ils sont très amicaux.
Par la suite, je compris assez rapidement que Marina avait développé un lien peu ordinaire et privilégié avec les dauphins. Eux comprenaient le langage des humains et pour elle le chant des dauphins était une symphonie limpide. Je supposais également qu’il y avait quelque chose de télépathique la dedans. Etait-ce du à la tumeur ?
Peu à peu, alors que les nuits passaient, les dauphins s’habituèrent à ma présence et vinrent même converser la journée. Marina ne les quittait plus et ils ne quittaient plus ma fille. Ils chantaient pour elle de façon presque continue ne s’arrêtant que pour aller se rassasier. Marina m’affirma qu’ils comprenaient qu’elle était malade et lui témoignaient de la sollicitude.
Puis me vint l’idée d’interroger Marina sur ses dessins.
- Ce sont eux qui me racontent ça ! affirma-t-elle. Puis à son tour elle me transcrivit les propos des delphinidés concernant la cité disparue de l’Atlantide. Je fus alors persuadé qu’elle communiquait réellement avec les dauphins tant son récit comportait de détails à profusion. Il paraissait impossible qu’elle l’ait inventé ou même lu. J’avais moi-même parcouru des revues très savantes sur le mythe, bien au-delà de la portée d’une enfant de douze ans et tout concordait avec les récits de Marina. Il y avait même davantage de précisions dans son récit.
Je tentais une expérience. Je fis écouter à ma fille les quelques enregistrements de chants de dauphins et de baleines que j’avais emportés à bord. Hélas, Marina ne sembla pas y trouver un quelconque intérêt. Ses deux amis dauphins lui tenaient des discours de la plus haute importance alors que les enregistrements auraient équivaut à des discussions de comptoir. De plus, il n’y avait pas le contact physique pour établir la communication.
J’écoutai à mon tour les chants du couple de delphinidés. J’avais entendu de tels chants à de maintes reprises mais au vu des éclaircissements apportés par Marina, ils prirent une autre signification. Des thèmes, comme des refrains, semblaient se répéter. Marina m’expliqua qu’il y avait 12 chants qui racontaient toute l’histoire de l’Atlantide. Marina avait eu tout le temps de les entendre au complet. Ses amis lui avaient parlé d’un treizième chant mais celui-ci semblait être entouré d’interdits.
Le soir, dans la cabine, Marina, qui ne dormait plus s’allongeait néanmoins sur sa couchette. Je pris mes carnets et notait scrupuleusement tout ce qu’elle me racontait. Quelque part, ces insomnies étaient une bonne chose, elles nous permettaient de rattraper le temps perdu. Un lien unique se tissa entre père et fille, comme jamais nous n’en avions connu. J’étais émerveillé par ses récits. Elle semblait avoir acquis au contact des dauphins une grande sagesse qui lui permettrait peut être de mieux affronter l’issue fatale. Curieusement c’était moi qui me sentais redevenir un petit garçon. Et dehors, les dauphins chantaient toujours… réconciliant le père et la fille.
Les mois continuèrent de défiler. J’avais appris à mieux connaître Marina. Elle avait fait de même avec moi. Puis un soir, un incident devait arriver.
A la suite d’une conversation avec les dauphins, Marina courut s’enfermer dans la cabine, les larmes aux yeux. Je tambourinai à la porte, très inquiet pour qu’elle relève le loquet. Pendant ce temps, les dauphins chantaient toujours mais leur chant était triste et mélancolique. Etait-ce la cause ou la conséquence des larmes de Marina ?
Elle finit par m’ouvrir la porte et partit aussitôt se recroqueviller sur sa couchette, les jambes repliées sur son corps.
-Qu’y a-t-il ma chérie ? lui demandais-je inquiet
- Le treizième chant ! répondit-elle.
-Oui ? sussurrais-je.
- C’est le chant de la Mort !
Quand Marina eut fini d’évacuer sa tristesse, résultat auquel je m’étais efforcé, en la serrant fort contre moi, sentant battre son cœur de gamine de douze ans, preuve qu’elle était encore bien vivante, elle m’expliqua que le treizième chant, le Chant Interdit, racontait la chute d’Atlantide, probablement sous un feu nucléaire. Le même feu nucléaire qu’elle avait pu voir lors de reportages à la télévision sur Hiroshima. Ce feu responsable de radiations mortelles, elles-mêmes responsables de cancers comme celui de Marina.
Ainsi le récit de la chute de l’Atlantide avait réveillé l’angoisse de sa propre mort.


Dernière édition par le Sam 1 Sep 2007 - 15:14, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Drizzt
Ecrivain


TaureauRat
Age : 36
Inscrit le : 30 Jan 2006
Messages : 142

MessageSujet: Re: Les Chants de l'Atlantide   Sam 1 Sep 2007 - 15:07

L’enterrement de Marina eut lieu en automne, sur la terre ferme. Ses amis les dauphins n’étaient évidemment pas présents physiquement mais j’appris par la presse locale et par des collègues que l’on avait aperçu de nombreux delphinidés, fait inhabituel, près des côtes les plus proches à tout de même 200 kilomètres de là. Comme toujours, ils chantaient.
Je me jetai à nouveau dans le travail. Je mettais au propre les notes que j’avais faites des récits de Marina et rapidement je sortis mon livre « Les Chants de l’Atlantide » qui connut aussitôt un beau succès. Quelques éminents professeurs de la faculté des sciences se détournèrent de moi, affirmant que mon ouvrage n’avait rien de scientifique, agacés par la force avec laquelle je voulais asséner quelques vérités. Je fus en quelque sorte mis au ban mais qu’importe. D’autres universitaires restèrent des amis, pensant que j’avais commis là une disgression littéraire ou un égarement du à la douleur pour ceux qui étaient au courant du drame que je vivais.
Je laisse ces quelques notes sur ce vieux carnet au cuir usé par les embruns. Si vous le trouvez sur cette plage sachez que ceci est le testament de Serge Levant qui aimait par-dessus tout sa femme Elise et sa fille Marina. Puis je me dirigerai vers le port et lâcherais les amarres de l’ « Elise » rebaptisé le « Marina » pour aller les rejoindre.

Journal télévisé de vingt heures :
On est maintenant sans nouvelles depuis 48 heures de l’océanologue Serge Levant qui a quitté le port de Marseille il y a une semaine. On craint que son navire n’ait fait naufrage lors de la tempête qui a eut lieu dans l’intervalle de temps au large des Colonnes d’Hercule du détroit de Gilbratar.

Et depuis la nuit des temps, immortels gardiens du souvenir, les dauphins chantent














Serge Levant

Océanologue animalier de profession, rien ne prédisposait Serge Levant à devenir une des plus fortes ventes du début du XXI ème siècle. Pourtant suite à un drame personnel sur lequel il resta peu loquace, il écrivit les « Chants de l’Atlantide » qui devint un best-sellers de la FNAC.
Auparavant, il n’était guère connu qu’au sein des milieux universitaires, ayant publié une thèse de doctorat sur « les comportements maternels de la Baleine Blanche », puis des études intitulées « Méthode de prédation des Phoques en Antarctique », « Flux Migratoire et Cycle de vie chez le saumon commun » et « Les instincts de survie de Sepia Officinalis ». Il travailla beaucoup pour l’Ifremer.
Malheureusement, Serge Levant nous quitta dans des circonstances tragiques. Sa disparition en mer, ce lieu qu’il aimait tant, lors d’une forte tempête demeure un mystère.

Sylvain Richard

Né en mai 1972 dans le Xeme arrondissement de Paris. Enfant, il rêvait d’être pâtissier puis journaliste. A l’age de 10 ans, sa famille s’installe en Basse-Normandie. Depuis toujours, il adore la lecture. Grand fan de comics, de cinéma fantastique et de séries américaines. Au collège, il lance un fanzine entièrement rédigé à la main qui perdure une année et 5 numéros. Il passe un bac D et poursuit ensuite des études en biologie. Finalement en 2003, il se tourne vers l’écriture dans le genre fantastique et science-fiction principalement. Il est resté un boulimique de littérature.
Il a publié sur divers sites internet, possède un blog sur inlibroveritas et voit sa nouvelle « Tigres et dragon » sélectionné par Estelle Valls de Gomis dans le Calepin Jaune.
La branche paternelle de sa famille vit essentiellement sur la Cote d’Azur. C’est un de ses cousins qui lors d’une promenade sur une plage entre Nice et Marseille découvre un carnet à peine abîmé par les embruns salés. Voyant qu’il s’agit d’un journal intime, il l’envoie à Sylvain dont il connaît le goût pour l’écriture. Notre auteur reconnaît alors l’ultime testament de Serge Levant, bien connu des étudiants de Biologie.
Il décide de le garder précieusement et de le retranscrire pour la postérité.
Revenir en haut Aller en bas

Les Chants de l'Atlantide

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Songes du Crépuscule :: Le Portail des Récits :: Fantastique-