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Kahlan Voleuse attitrée

  Age : 19 Inscrit le : 05 Avr 2006 Messages : 989
 | Sujet: Adayelle Mer 5 Avr 2006 - 3:16 | |
| Voici la prologue de mon livre, qui n'est pas terminé je tient à le précisé....... j'espère que vous prendrez plaisir à la lire
Prologue
Shadow
L’homme était assis sur son énorme destrier blanc. Il scrutait les horizons du haut de la colline boisée. Ses cheveux d’ébène, qui laissaient voir ses oreilles aux pavillons pointus, brillaient sous l’éclat du soleil et ses yeux, noirs également, fixaient un point précis. La cité de Cor Nia. Derrière lui campait plus de six mille guerriers qui vaquaient à leurs petites occupations. Certains polissaient leur sabre ou leur glaive tandis que d’autres socialisaient ou s’entraînaient. Une femme, pas très jolie, préparait tranquillement le repas du soir avec l’aide de quelques hommes. Celle-ci se nommait Katarine et insistait toujours pour venir avec eux lors des campagnes. Les capitaines, que l’ont reconnaissaient grâce à leur blason bleu orné d’un cerf argenté, circulaient à travers le camp pour voir si tout était prêt. Les commissures des lèvres de l’homme se retroussèrent pour former un sourire hautain. Ils avaient réussis à se rendre là en passant inaperçu... Remarquable. Quand ils atteindraient la cité, l’effet de surprise serait un élément essentiel. Ils allaient les écraser comme des vermisseaux et enfin sa terre lui reviendrait. Il égorgerait lui-même le roi; cet homme bedonnant si vil. Cette terre, il l’a donnerait à son prochain fils. Bientôt, sur cette terre, le sang coulerai. Bientôt, il assouvirait sa soif de vengeance.
Pendant des jours, ils assiégèrent la cité fortifiée, lui coupant toute chance de recevoir des vivres ou encore du renfort. Le douzième jour, la porte sud fut défoncée. Tel un raz-de-marée, les guerriers déferlèrent dans la basse-ville, tuant tout sur leur passage. La terre était recouverte de sang et de corps inertes ou agonisants. Des cris apeurés et des derniers soupirs se mélangeaient au fracas métallique des armes. Les lames fracassaient les crânes, brisaient les os, tailladaient la chair, ricochait parfois sur les armures. Quelques soldats impétueux et courageux se faufilaient à travers les villageois paniqués pour les affrontés. Hélas, ils étaient jeunes, arrogants et inexpérimentés et moururent sous le courroux des lames ennemies. La peur étaient tout autour de l’elfe. Une lueur de folie brillait dans ses yeux noirs. Il prenait un malin plaisir à voir le peuple et les « soldats » ennemis tomber si facilement pour mourir dans d’atroces souffrances. Décidé, il se dirigea vers le fort, ses guerriers couverts de sang sur les talons. Ils défoncèrent la porte du quatrième mur, le plus petit, et entrèrent dans la cour. Là, en rang parfaits, attendaient les guerriers de la garde royale : dix mille regards braqués sur lui. Ils étaient tous vêtus de rouge et d’or. Leur heaumes étant plaqués en or véritable, ils le portaient fièrement. À leur tête se trouvait un colosse. Il portait une cotte de maille d’or et une épée gigantesque, d’or également, trouvait refuge dans sa main droite. Ses cheveux blonds voltigeaient autour de son visage et ses iris étaient d’un bleu profond. L’homme le reconnu immédiatement; le frère du roi. Je n’aurai peut-être pas la peau de ce crétin grassouillet, pensait-il, mais j’aurai celle de son nigaud de frangin. Un rictus malveillant éclaira son visage. Il allait le tuer. Personne ne bougeait. Les mouches volaient lentement. Le temps était comme au ralenti, retenu par une main invisible. L’homme au cheveux de jais fit un signe discret dans son dos. Cinquante de ses hommes allaient le couvrir dans sa manœuvre suicidaire. Le glaive au clair, il talonna sa magnifique monture et chargea l’officier blond. Ne craignant point la mort, le blondinet s’avança et lui lança un regard assassin. L’homme lui fonçait dessus. Il allait l’écraser comme une vulgaire arachnide. Quand la bête fut à quelques centimètres de lui, le blond l’évita aisément. Souplement, il trancha les jarrets du pur-sang qui bascula en avant en poussant un hennissement de douleur. L’elfe, qui s’y attendait, avait déjà sauté de son hongre. Ses hommes, ses cinq milles six cents vétérans elfes, chargèrent. Ce fut la cohue totale. Mais l’homme était dans l’œil du cyclone. Cinquante combattants l’entouraient; pour le protéger des ennemis extérieurs. L’homme engagea le duel. - Alors, toujours blond à se que je vois, dit-il. - Voyons, Shadow, tu le sais que cette couleur attire les femmes. - C’est pour cela que n’est pas encore marié ? Pfft. Menteur. - Alors, on vient réclamer son territoire? - C’est à moi cette forteresse, s’énerva l’elfe. C’est moi qui l’a fait construire ! Je te tuerai, toi et ton enfoiré de frère, pour me l’avoir prise. - Essaie, rétorqua simplement le noble. Enragé, l’homme que l’on surnommait Shadow fit une fente; que le blond para aisément. Il fit une feinte suivie d’un coup de taille. Le blond les para encore et riposta. Des étincelles jaillirent. Sa vitesse était hallucinante mais Shadow était à la hauteur. Il fit feinte de reculer mais avança. Puis avec un revers du poignet suivi d’un moulinet, il lui fit sauter la tête de sur les épaules. La lame affilée transperça la chair et brisa les os. Un geyser écarlate gicla et aspergea ses guerriers. Shadow regarda autour de lui. Ses vétérans avaient le dessus malgré leur infériorité numérique. Puis, dans une cacophonie intense, le pont-levis s’abaissa. Tous les regards se tournèrent vers la source du vacarme. Des milliers de soldats ennemis frais traversèrent au pas de course pour se joindre à la mêlée. Les troupes de Shadow ne pouvaient plus vaincre. L’homme récita un chapelet de jurons abominables et demanda qu’on sonne la retraite. Il était furieux mais il reviendrait marcher sur cette terre qu’était la sienne. Puis, dans une des meurtrières de la forteresse, il aperçut une femme. Une très belle femme. Celle-ci hurlait mais il ne comprenait pas ce qu’elle essayait de dire. Il lut sur ses lèvres. Je veux partir avec toi, lui disait-elle, amène-moi! Il resta planté là, tel un arbre. Son général lui tirait le coude, mais Shadow ne voulait plus partir. S’il partait, se serait avec elle. Il se décida et disparut dans la nuée de soldats, sous le regard ébahi de son général. Shadow se fraya un passage à grands coups d’épée. Quand il atteignit la douve, il se jeta dedans sans hésiter. Ayant lui-même participer à sa construction, la forteresse n’avait aucun secret à lui cacher. Il connaissaient le moindre recoin du château comme si celui-ci aurait été le fond de sa poche. L’eau l’attirait dans le fond à cause de son armure mais il réussi à se rendre jusqu’au tunnel. Il nagea longtemps avant d’atteindre enfin le sous-sol du donjon. Il reprit son souffle et se dirigea vers les escaliers qu’il grimpa quatre à quatre. Il courut à en perdre haleine quand, soudainement, il tomba face à face avec celle qu’il était venu chercher. Il l’attrapa par la main et l’entraîna dans les couloirs sombres du château. Oubliant tout se qu’il était venu faire à Cor Nia, il amena la femme dans une série de tunnels interminables. Un de ceux-ci menait à l’extérieur de la cité. À bout de souffle, ils longèrent les parois humides pendant un long moment quand ils arrivèrent enfin à la surface. Le soleil leur brûla les yeux. Shadow observa la femme attentivement. Elle était si belle! Ses longs cheveux dorés flottaient au gré du vent et ses yeux bleus pétillaient de joie. Elle s’adressa à lui d’une voix incroyablement mielleuse : - Je m’appelle Phoebe. - On me surnomme Shadow, dit-il lentement. © AS 2005-2006
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|  | | Kahlan Voleuse attitrée

  Age : 19 Inscrit le : 05 Avr 2006 Messages : 989
 | Sujet: Re: Adayelle Lun 17 Avr 2006 - 22:56 | |
| Chapitre Premier
Dix-huit ans plus tard…
Le soleil était à son zénith. Les arcs en bandoulière, les flèches dans leur carquois, les dagues incrustées de pierres colorées bien rangées dans leur fourreau, père et fille marchaient silencieusement et lentement en longeant le sentier de terre noire. Ce chemin menait à la porte de la frontière; le Grand Mur. Le printemps arrivait à son terme et la chaleur commençait à s’installer. Les oiseaux gazouillaient gaiement et le doux souffle du vent transportait la merveilleuse odeur printanière. Ils suivaient la piste d’un Grand Cerf Sacré. Ils aperçurent un mouvement dans les sous-bois. Un panache d’une étonnante envergure y était camouflé. Idhern, alerte, fit un signe discret à sa fille pour qu’elle encoche une flèche quand un bruit attira son attention. Il se retourna vivement, en vain. Le cerf, affolé par ce mouvement brusque, parti à une vitesse folle et s’enfonça dans la forêt. Déçue par ce petit revers, Leena alla cueillir des baies bleues en faisant la moue. Elle en mangea quelques-unes et se retourna pour en offrir à son père. Son regard noir était à la fois glacé et terrifié. Du sang apparu sur son torse, suivi d’un second son mat qui annonçait l'arrivée de la deuxième pointe acérée d’une flèche. Elle échappa les baies. Ses yeux se remplirent rapidement de larmes. Elle était à présent orpheline … Elle s’approcha de lui et l’enlaça fortement. Non! NON! Par pitié, épargnez-le! suppliait-elle aux dieux. Ses yeux furtifs mais pleins de larmes épiaient le moindre mouvement dans la forêt noire et menaçante. - Papa, ne meurt pas. - Cours ma fille… dit-il d’une voix faible et triste. - Mais… - Cours, je te dis! Je t’aime, ne l’oublie pas! C’est à se moment que la jeune femme aperçu le meurtrier au loin. Il était assis sur un magnifique étalon noir, l’arc dans la main, le sourire aux lèvres. Elle embrassa son père, se retourna et couru; tant qu’elle serait consciente, elle courrait. Des gouttelettes salées roulèrent sur ses joues. Son cœur battait la chamade. Elle entendit les sabots de l’assassin crisser sur le gravier et les cris mordants de son paternel qui tentait de lutter contre son assaillant. Puis, elle s’écroula sur le sol froid. Sa tête heurta lourdement une énorme pierre en quartz rose et l’inconscience l’enveloppa dans son linceul sombre. Quand le meurtrier la découvrit, un sourire malveillant éclaira son visage.
À quelques reprises, Leena sortit de son inconscience. Elle sentait la cadence rapide de la bête sur laquelle elle était installée. Elle sentait le chaleur de l’animal et celle d’un homme. Brusquement, elle se souvint de se qui s’était passé. Elle ouvrit les yeux lentement et regarda les alentours sans même bouger. La forêt. Pas celle qu’elle venait de quitter, mais une autre. Et au loin, des montagnes, un fleuve et une immense forteresse. Elle aurait voulu s’enfuir, mais elle était si faible, si vulnérable. Et la douleur! Son ventre lui faisait excessivement mal. Sa tête aussi. Elle décida de se laisser bercer par les pas réguliers du cheval énorme et attendit patiemment, essayant d’oublier ou de vaincre la souffrance.
Assis près du feu, Saka regardait danser les flammes rougeâtres. Aujourd’hui, toute la ville célébrait l’arrivée du solstice d’été. Les citoyens étaient tous réunis. Ses pensées étaient floues à cause de l’alcool, ce qui affaiblissait toutes ses capacités à réfléchir correctement et c’est alors qu’il l’a vit, cette femme merveilleuse qu’était Maëlle. Quand ils étaient enfants, ils s’amusaient ensemble presque à tous les jours. Depuis ce temps, elle s’était épanouie en beauté. Même s’il l’a connaissait depuis presque toujours, il se sentait tout drôle quand elle lui parlait. La plupart du temps, il prenait peur et bégayait sans relâche. Ses pensées s’emmêlaient et il devenait vraiment niais. De plus, des papillons imaginaires lui chatouillaient l’estomac… Ce soir-là, elle était rayonnante avec ses magnifiques courbes voluptueuses et son visage au teint basané. Ses longs cheveux noirs détachés laissaient apercevoir le bout de ses oreilles pointues. Sans parler de ses yeux en amandes violets. Même ses lèvres roses et charnues étaient parfaites. Sa beauté était unique et irrésistible et son intelligence incroyable pour une jeune Adayelle. Elle s’approcha et se pencha vers lui. - Bonsoir, murmura-t-elle d’une voix douce et sensuelle. - Hum…. Bo...bo..bonsoir… bégaya le jeune homme d’un ton étrange. Il se perdit dans ses pensées. Il pensait avoir atteint son rêve le plus grand : avoir une épouse aussi maligne et magnifique que cette beauté fatale. Son esprit revînt sur terre. La jeune dame le regardait fixement. - Hé! Oh! Répond-moi ! - Hum… répondre à quoi, jolie demoiselle? - Comme tu peux être flatteur parfois! Veux-tu danser? - J’en serais ravi! Ils s’en furent sur la place du milieu et dansèrent près du feu principal. La musique était douce et enivrante. Sentir ses mains sur son corps et son souffle chaud dans son cou, le fit presque hurler d’extase. La danse devenait de plus en plus endiablée. Maëlle, les cheveux flottant allègrement, avait un sourire collé à sa figure. Du dos de la main, elle caressa la joue de Saka avant de faire un autre mouvement sensuel avec ses hanches. À ce moment, le cœur de Saka se mit à battre à tout rompre ; il aurait pu lui traverser la cage thoracique. Il avait répété cette scène dans sa tête un bon millier de fois. Il savait qu’est-ce qu’elle allait répondre et même les expressions de son visage qu’elle ferait. La musique ralentissait. Pour la voir en face, il l’attrapa par l’abdomen et l’attira lentement à lui. - Tu as tellement changé Saka… Tu bégayes quand je m’adresse à toi! Pourtant, nous sommes de bons amis, non? - Maëlle, je suis amoureux. - Ah, bon… De qui? - Hum… De quelqu’un que tu connais très très bien… - Danyella? ( Saka fit une grimace.) - Non. - De qui? Dis-le-moi! - De toi… Et depuis toujours…dit-il lentement en la regardant dans les yeux. - C’est vrai? répondit-elle avec une large sourire. - Mais oui. ( Elle dessina des cercles dans le sable avec le bout de son pied avant de le regarder.) - Le même cas pour moi… Tu ne m’as jamais laissée indifférente, vilain garnement. - Sérieusement? - Oui… La jeune femme approcha ses lèvres des siennes et ils s’embrassèrent passionnément. Après que cet élan de passion fut révélée, Saka lui prit la main et l’amena à l’écart. La nuit était douce et la lune magnifique. Ils s’assirent ensemble au pied d’un majestueux cerisier centenaire. Il se pencha vers elle, l’embrassa de nouveau en remarquant qu’il n’avait guère rêvé. Puis, dans une passion éphémère, il la fixa et lui demanda : - Veux-tu devenir mon épouse? - On passe vite à la conclusion, non? (Elle sourit.) Mais oui, Saka. Et toi, veux-tu être mon époux? - Plus que tout, ma belle. Je t’aime et tu es mon désir le plus cher. - Moi aussi, je t’aime. Mais j’ai plein de questions à te poser. - Vas-y. - Quand va-t-on se marier? - Bientôt, enfin, si tu n’as pas d’objections. - Aucune. - Parfait! Continue, je t’en prie. - Où? - Hum… Laisse-moi réfléchir (il plissa le front)…Dans ma ville natale! C’est vraiment magnifique...
Dans l’énorme palais familial, seul avec les domestiques et les marmitons, il s’était enfermé dans ses appartements. Il pensait à elle. Malgré l’heure tardive, Saka, à cause de l’incapacité de dormir, avait décidé de commencé tranquillement les préparations pour le long voyage qui s’annonçait. Il allait se marier! Il n’en revenait tout simplement pas. De plus c’était avec une beauté hors du commun. Après l’avoir épousé, dans le somptueux temple de la déesse Samyka à Éliarmi, il la prendrait volontiers dans son lit… Avant de partir, il offrirait à sa bien-aimée un bijou vraiment magnifique, tout comme elle d’ailleurs : une fine bague en or avec un énorme saphir incrusté en son dessus. C’est sa mère qui lui légua à son décès; en destination de sa future femme. Certains tuerait pour l’avoir. Il abandonna ses paquetages et s’étendit son énorme lit douillet. Ses réflexions devenant ennuyantes, il sombra dans un sommeil réparateur.
Confuse, Leena observa d’un œil perplexe l’endroit où elle était enfermée. Une salle noire. Elle posa la main sur sa tête pour découvrir qu’elle était fendue. La douleur était vraiment atroce, même insupportable. Quelque temps plus tôt, elle avait essayer de fuir le cavalier. Il l’avait rattrapé et l’avait frappé violemment. Depuis, elle ne se souvenait de rien. Quand Leena essaya de se mettre sur ses jambes, elle n’y parvînt pas. Ses mains étaient, à l’aide de grosses chaînes d’acier, attachées sur un mur de pierre froid et crasseux. De toute manière, ses jambes n’arriveraient probablement pas à la supporter. Il y avait énormément de poussière, ça sentait le renfermé et elle avait un affreux goût de sang dans la bouche qui manqua la faire vomir. Elle remarqua également qu’il lui restait seulement sa jupe violette qui était désormais en lambeaux. Que c’était-il passé? Elle avait peur, seule, dans l’obscurité. Des bruits étranges se faisaient entendre: des hurlements. Elle se sentait si mal, et savait que quelque chose de grave se tramait. Puis, elle retomba dans la douceur éphémère de l’inconscience.
- Je m’en vais voir l’elfe! Je vais m’amuser un peu… enquiquinait la princesse. Tous les esclaves et domestiques savaient que la pauvre jeune fille aux oreilles pointues allait souffrir durant un long moment. Amélia adorait cela : entendre crier, supplier, pleurer… Cela lui donnait des frissons de plaisirs. La nouvelle souffrait particulièrement plus que les autres martyrs auparavant. Elle était plus sensible, plus douce et naïve que tout les autres. Mais Amélia adorait son caractère. La princesse avait seulement vingt-et-un ans et elle prenait déjà plaisirs à la souffrance d’autrui . Son comportement ressemblait étrangement à celui de son père autrefois. Elle avait un donjon personnel aux murs épais pour couvrir les cris de désespoir de ses victimes. C’était son antre de la terreur. En effet, il y avait, à l’intérieur, une demi-douzaine de ses supposés -chéris-. Mais l’elfe était différente. Elle avait le don de se faire entendre par tout les habitants du château et Amélia y prenait plaisir. Princesse Amélia, la jeune femme démoniaque, la surnommait-on. Celle-ci, malgré son apparence divine et son intelligence supérieure - pour cet âge -, avait des penchants pour la souffrance, le machiavélisme et pour couronner le tout, un soupçon de sadomasochisme. - Petite elfe! Répond moi petite chérie! En entendant le son de sa voix stridente, la jeune Adayelle détala en hâte dans un coin sombre de sa cellule. Elle ne voulait vraiment pas que cette garce vienne lui faire de nouveau du mal. - Que fais-tu chérie? La rage de Leena était si intense qu’elle se leva brutalement et hurla de tous ses poumons : - Va-t-en ! Allez dégage ou je t’enfonce mon poing dans ta face d’arrogante, hurla-t-elle dans sa langue natale. La princesse la regarda d’un air méprisant et capricieux. - Ne parle pas cette langue de sauvage! Leena grogna. - En passant, pourquoi es-tu presque nue? agaça la princesse. Leena, choquée, ne parla pas. - Va en enfer! dit-elle enfin. - Je suis déjà en enfer, pour t’informer. - Va-t-en! Fiche-moi la paix! - Pauvre petite chérie… Pleure, j’aurais peut-être, un jour ou l’autre, pitié de ton martyr, se moqua la princesse. - Tu ne mérite pas d’être sur le Mundo! - Tu oses m’insulter ainsi? Tu le regretteras l’elfe! - Je ne m’appelle pas l’elfe ! Et je ne suis même pas une elfe! Va donc retrouver Hoyka! - Comme tu es odieuse et acerbe! La princesse lui tourna le dos et partie en ricanant. Amélia adorait sa nouvelle «chérie». De plus, elle était passablement jolie. Elle verrouilla la porte du donjon et, fière de son coup, elle eut un second rictus machiavélique. Leena, quant à elle, était enfermée dans le noir, effrayée. Les rats était la seule vie avec elle dans ce cachot sans fenêtres. Elle repensa à la garce, celle avec une robe si somptueuse, elle devait sûrement être une noble ou quelque chose du genre. Elle était si arrogante et vaniteuse! Elle s’était retrouvée ici, dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, avec des humains infâmes, mesquins et cruels. Pourquoi était-elle là ? _________________
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|  | | Kahlan Voleuse attitrée

  Age : 19 Inscrit le : 05 Avr 2006 Messages : 989
 | Sujet: Re: Adayelle Lun 17 Avr 2006 - 22:57 | |
| SUITE DU CHAPITRE 1
Saka alla retrouver sa bien-aimée dans la demeure de ses parents. Chevauchant un étalon alezan de haute taille, il suivait le petit sentier sinueux à travers les arbres et les rochers couverts de lichens et réfléchissait tout en écoutant le chant mélodieux des oiseaux. Il avait la formelle intention de lui offrir la bague maintenant et devant les géniteurs de sa future épouse. Avec ce petit geste, ils seraient sûrement assurés de sa bienveillance et de son amour démesuré envers leur fille. Les arbres laissèrent place à une petite prairie et en son milieu se trouvait une jolie maison. Il descendit de sa monture, tendit ses rennes au palefrenier qui arrivait en courant et se posta sur le seuil de la porte. Il toqua trois fois. Elle s’entrouvrit après le troisième coup. - Bonjour, gesticula un grand homme aux cheveux de couleur de poivre et de sel. - Bonjour monsieur. Comment allez-vous par cette belle journée? - Très bien. Et toi mon garçon? Tu m’as l’air un tantinet nerveux. ( En effet, Saka se balançait d’une jambe à l’autre.) - Votre fille vous a-t-elle dit? - À propos de quoi, jeune homme? - Un instant, je vous pris. Maëlle vient me voir un moment s’il te plaît! Elle était magnifique dans la robe qu’elle portait. Elle était faite avec de la soie de la couleur du ciel d’été et avait un décolleté prononcé en forme de ‘U’. Un parfait agencement avec ses yeux violets et ses cheveux noirs. - Qu’y a t-il ? s’interrogea Maëlle. - Leur as-tu dit la bonne nouvelle? - Hummm… Non… - Comment ça, non? - J’ai…oublié…rétorqua-t-elle. - Alors dis leur maintenant! Qu’attends-tu? - D’accord, soupira-t-elle. Maman, viens ici une minute! - Oui ma puce? demanda une petite femme rondelette qui venait d’apparaître. - J’ai une annonce à vous faire à tous les deux. - Nous t’écoutons, ajoutèrent les parents en chœur. Saka entra dans la maison et, soudainement, il annonça : - Maëlle, puisque tu vas être ma femme dans très peu de temps… Il lui tendit la bague. Les yeux de sa bien-aimée s’écarquillèrent et elle lui fit un magnifique sourire. Elle lui sauta ensuite au cou pour l’embrasser. - Merci! Puis, son épouse enfila la bague. La taille était parfaite et la couleur s’agençait parfaitement avec ses yeux violets. - Elle est si belle, mais elle doit valoir une fortune, dit-elle. - C’est ma mère qui me l’a léguée quand elle est morte. - Pourquoi à toi? - Je ne sais pas trop. En tout cas, elle te va à merveille! Je suis sûr qu’elle t’était destinée… Elle lui sourit tendrement. Le vieil homme, dont le couple semblait avoir oublié la présence, rompit le silence. - Hé bien! Je ne m’attendais pas du tous à cela aujourd’hui. Félicitation, à vous deux, jeunes tourtereaux. Je suis fier que tu ailles trouver un homme aussi bon que lui, ma fille. Tu vas pouvoir avoir tout se que tu veux et nous ficher la paix avec tes caprices d’enfant gâtée, hurla-t-il en son for intérieur. - Chérie, continua la mère tout excitée, tu vas te marier! Te rends-tu compte? - Je le réalise, mère. Je suis si heureuse! De plus, avec un bel homme comme Saka… J’ai de la chance! Saka devint bourgogne, la joie envahissait son cœur mais il restait un recoin sombre. Quelque chose le chicotait. Sa sœur était partie avec son paternel jusqu’au Mur et le trajet se prolongeait sur seulement deux jours allée-retour. Cela faisait une longue semaine qu’ils étaient partis. Ils n’avaient pas envoyé de message ou quoi que se soit. Il commençait à se ronger les sangs. L'angoisse était intense. Malgré tout, il s’efforça de passer une belle journée. Dehors le soleil brillait de mille feux. La chaleur réconfortante de ses rayons sur sa peau réussit vaguement à lui faire oublier ses angoisses. Le récent couple passa l’après-midi près de la rivière à rigoler, à nager et à flâner dans l’herbe. Le soir venu, il dînèrent ensemble dans la maison familiale de Maëlle. Un bon vin accompagnait le délicieux gigot d’agneau. Une longue discussion suivit le repas, parlant de tout et de rien. Plus tard, sa fiancée le prit par la main et l’amena dans une petite pièce carrée, avec un lit au centre, une grande fenêtre sur le mur est et un foyer au pied du lit. La température ambiante était légèrement étouffante. Il s’assit sur le lit, l’air pensif. - Mon amour, quelque chose ne va pas? - J’étais seulement perdu dans mes pensées, Maëlle. - Non, ce n’est pas ça. - C’est ma sœur… - Qu’est-ce qu’elle a ta sœur? Elle vînt s’asseoir à ses côtés et l’embrassa derrière l’oreille. - Ça chatouille, ricana-t-il. - Dis-le-moi Saka. ( Elle le regarda droit dans les yeux.) - Elle est partie la semaine dernière avec mon père et je ne les aie pas revus depuis. Je suis vraiment inquiet, Maëlle. J’ai un mauvais pressentiment. - Ils vont revenir voyons. Tu te ronges les sangs pour rien. - Tu crois? - Bien sûr! - Imagine qu’il soit arrivé quelque chose à Leena ou à mon père! - Arrête de t’en faire pour rien mon cœur. Viens t’occuper de moi à la place. Elle posa délicatement ses douces lèvres contre les siennes. Leurs langues se frottèrent l’une contre l’autre. Saka lui murmura à l’oreille : - Est-ce que tu penses qu’on à le droit? - Peut importe, j’adore faire des choses illégales...(Elle lui fit un petit sourire complice.) - Savais-tu que tu seras la première et probablement la seule femme que je prendrai dans mon lit? - C’est vrai? - Pourquoi je te mentirai ?! - Je ne sais pas moi. - Et toi? - Et moi quoi? - Est-tu vierge ?! - Oui… Elle défit les agrafes de sa robe et la fit glisser sur ses courbes voluptueuses. _________________
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 | Sujet: Re: Adayelle Lun 24 Avr 2006 - 18:16 | |
| la fin de mon premier chapitre
Son sommeil était excessivement trouble. Des cauchemars affreux lui donnaient des sueurs froides. Ce matin-là, des cris au meurtre la réveilla, les cris d’un homme plus précisément. Puis, elle entendit des bruits de pas sur le sol de pierre. Des bottes noires et pleines de poussières apparurent dans le champ de vision de la jeune Adayelle. Elle leva les yeux et vit, à travers les barreaux de fer, un grand homme. Il mesurait environ un mètre quatre-vingts et avait des épaules larges, dignes d’un guerrier. Il portait des pantalons noirs de cuir de daim, une tunique verte qui descendait allégrement sur ses hanches ainsi qu’un large ceinturon orné de pierres inconnues de Leena. Il la fixait avec ses yeux de couleur fer, durs et froids. Une fine ligne horizontale lui servait de bouche. Intimidée, elle rapprocha ses genoux de sa poitrine dénudée. L’homme pris un anneau où se trouvait une vingtaine de clés et attrapa la plus rouillée. Il déverrouilla la porte de la cellule. - Que veux-tu? Me baiser comme tous les porcs de ton espèce? Mikata fitwé! beugla Leena. - Calme toi, je ne te toucherai pas, répliqua l’homme calmement. - Ils disent tous ça! - Je le promet , petite puce. - Qu’est-ce que tu veux? - J’aimerais savoir qui tu es… - Pourquoi je te le dirai? - Je ne sais pas. Je me nomme Mirek, jeune demoiselle. - Leena…dit Leena, dubitative. - D’où viens-tu? Sûrement pas des MilleTerres, tu es une elfe, s'exclama l'homme. - Que veux-tu pour vrai? Arrête de tourner autour de pot et crache le morceau! Et je ne suis pas une elfe. - Si tu n’es pas une elfe, tu es quoi? - Une Adayelle. - … - Tu n’est pas très cultivé à ce que je vois.( Il haussa les épaules.) Les elfes habitent au sud. Ils sont des descendants d’Adayels et d’humains. Des métis. Des impurs. Des parias. Ils sont partis du nord il y a fort longtemps. Leur âme a été souillée. Du sang humain coulaient dans leurs veines. Nous les avons répudiés, bannis. Mais je ne vois pas pourquoi je te raconte tous cela… - C’est intéressant. Mais blessant pour les humains. - Ah. Mais je ne voulait pas te blesser. Ces elfes avaient perdus leur culture. Ils avaient essayés de nous prendre nos terres pour en faire les leurs. Mais il y de ça fort longtemps. Et les hommes qui les ont élevés sont irrémédiablement morts aujourd’hui… - Tu en sais des choses toi! Mais tu es ici depuis combien de temps? - Hum… une semaine environs… - Pourquoi est-tu presque nue? - Pourquoi toutes ses questions? Et arrête de me regarder comme cela, vieux vicieux! - Allons, du calme, jeune demoiselle… S’il te plaît, répond à mes questions. - Ils… - Qui ça ,ils?(Elle hésita.) - Les hommes armés… - Les gardes t’on fait quoi, petite puce? - Il venait en moi et j’était impuissante(elle baissa la tête, des larmes coulant sur ses joues). - Ils t’ont violée, ma belle? - Plus d’une fois, monsieur… - Je t’en pris appelle moi Mirek. Attends une minute… - Non! Ne pars pas! - Je vais revenir. - Ils vont venir avant toi! Il était déjà parti. Elle beugla de tout ses poumons : - Mirek! Reviens! Ne me laisse pas seule! - Je suis là, Leena. Il n’était pas parti bien loin. Dans sa main droite se trouvait un paquet emballé dans du parchemin brun. - Qu’est-ce que c’est? demanda-t-elle en pointant du doigt le paquet. - Un cadeau pour toi, petite puce(il lui tendit avec un sourire amical). Elle l’ouvrit et y découvrit une merveilleuse tunique en fine laine bleue ciel. Malgré les lourdes chaînes qui la retenait, elle sauta au cou de Mirek et l’embrassa tendrement sur la joue pour le remercier. - Merci beaucoup, Mirek. - Mais de rien, petite puce. Veux-tu que je t’aide à l’enfiler? - Il y a les chaînes… - J’ai les clés. - Si la catin apprends se que tu viens de faire , elle va être comme une vache en pleine crise de nerfs. - Qui est la catin, puis-je savoir? - Celle avec la robe soit de satin , soit de velours. - Amélia… Tu la connaît déjà? - Je l’ai déjà insulté plusieurs fois. Elle me fait mal. - Merde… - Quoi? - C’est une folle enragée celle-là… - J’étais au courant. Mais je ne sais pas qu’est-ce qu’elle me veux par contre. - Te faire souffrir , mais son but réel, je l’ignore… - Et toi, pourquoi veux-tu m’aider? - Parce que moi, contrairement à la plupart des gens de ce monde , j’ai le cœur bon et plein de bonnes intentions, petite puce. - Vas-tu me faire sortir de là? - Je suis vraiment navré, je ne peux pas tout de suite. Il baisa les yeux . Une larme apparue sur la joue de la jeune femme. - Pourquoi? - Je te le dirai plus tard. Il détacha les chaîne, cela fit un bien énorme à Leena. - J’ai mal, Mirek. - Je le sais petite puce. Lève tes bras que je t’enfile la tunique. Elle le fit et ôta sa vieille jupe crasseuse. _________________
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 | Sujet: Re: Adayelle Jeu 11 Mai 2006 - 17:46 | |
| Bon vous aurez le deuxième chapitre grâce à l'incitation de certaines gens du royaume... Disons que je n'aime pas trop trop ce chapitre mais bon Âmes très sensibles s'abstenir.
Chapitre 2
Mirek était assis devant son imposant bureau de pin. Des dizaines de documents étaient empilés devant lui. Or, il avait autre chose en tête. Sa concentration légendaire était remise en question par la jeune Adayelle, il pensait sans arrêt à elle. D’où venait-elle et pourquoi l’avait-on emmenée ici? Il était sûr que c’était encore une sainte fois un caprice de la prétentieuse Amélia, encore et pour toujours. Qu’avait-elle encore une fois en tête? Il détestait son emploi de conseiller personnel de la princesse. Mais , à contre-cœur, il y était obligé et il en allait ainsi. Malgré ses vingt-six ans , il se sentait fatigué, vieux et par dessus tout , seul. Il se leva et décida de retourner en direction du donjon. L’astre de lumière se couchait lentement. Dans la vallée, l’ombre avançait vers la petite maison bâti par Jeremiah, le géniteur de la belle Maëlle, un homme tendre et généreux malgré sa tendance à être belliqueux. Derrière la solide porte de bois, un grand couloir s’allongeait, il donnait sur une petite pièce ronde : le salon. À droite , se trouvait un autre couloir qui menait vers la chambre de Maëlle, à gauche, la cuisine. Dans celle-ci , tout au fond, il y avait une autre porte ; la chambres des maîtres de la maisonnée. Maëlle embrassa longuement son amant. Elle se sentait si bien, le cœur léger, l’esprit serein. Saka enleva ses pantalons et sa tunique , son amoureuse étant déjà nue. Lui , il se sentait terriblement mal à l’aise. Ils s’embrassèrent une seconde fois, plus passionnément. Nus comme des vers, Saka entraîna sa bien-aimée sur les draps satinés de son grand lit. Son cœur battait la chamade tel une musique rythmée et entraînante. Sentant les douces jambes de Maëlle sur ses reins , il ne pu s’arrêter. Doucement , il pénétra en elle. Une sensation extraordinaire de plénitude unique, selon lui. Elle poussa un petit gémissement qu’il adora. La passion les dévorait et il voulait y aller plus fort. Mais il ne voulait en aucun cas lui faire mal. Les mouvements de va-et-vient continuèrent. Le couple, en sueur, était dans leur comble d’émotions quand, soudainement, la porte de bois de la chambre à coucher s’ouvrit à la volée. Une grande silhouette noire apparue. C’était le père de Maëlle et ses yeux reflétaient la colère. Paniquée, la jeune femme attrapa une couverture pour cacher sa nudité. Saka, lui, resta immobile, muet comme une tombe.
Joshua était assis au chevet du lit de son père malade. Le grand homme n’allait vraiment pas bien. Le jeune garçon s’inquiétait vraiment pour son papa chéri et pour rajouter des malheurs , un seul guérisseur était encore vivant dans le village mais hélas lui aussi avait contracté cette étrange maladie. Joshua et sa sœur, Anya, étaient tout deux seuls et livrés à eux-même. Leur mère ,elle, s’était enfermée dans sa chambre à coucher occupée à pleurer toutes les larmes de son corps meurtri par la tristesse. La dépression rongeait son âme. Des cernes bleuâtres entouraient ses yeux marrons fatigués. Joshua lui apportait, trois fois par jour, un bon repas chaud mais elle refusait de manger à presque tout les coups. Il la suppliait, mais le résultat n’était pas apparent. Dans ses moments-là, il ravalait ses larmes et sortait de la pièce. Il sortit de la maisonnette , ferma la porte et regarda l’horizon. L’odeur qui monta à ses narines manqua lui faire ressortir son maigre dîner : la chair calcinée des défunts, de tous ceux qui avaient succombés à la maladie. Les villageois les plus âgés (la plupart n’avait même pas dix-huit ans) portaient les cadavres jusqu’à une large fosse commune où ils mettaient le feu avec de l’huile. Sur les sept cents villageois, environs la moitié avaient péris. - Quel âge as-tu? demanda Mirek. - Seize ans… - Par tout les dieux! - Quoi? - Tu es jeune pour être des nombreuses chéries de la princesse…( Il entra dans la cellule.) - Les chéries? Que veux-tu dire? - Ceux qu’elle…(Il hésita.) - Allez, Mirek! Dis-le moi! - Elle s’amuse à gâcher leur vie entière … - Ah… Est-ce que je peux te poser une question? - Je t’en prie. - Où suis-je? - À Cor Nia , petite puce. La jeune femme étouffa un petit cri aigu. Mirek reprit la parole : - Qu’est-ce qu’il y a? - J’habite à Barras! Je suis à près de huit cent kilomètre de chez moi! (Mirek plaqua une main sur sa bouche ouverte.) - C’est … c’est impossible… Soudainement une voix retentit dans le lointain. - Il faut que je parte petite puce. Il ne faut pas qu’ils doutent de quoi que se soit. - Non , Mirek! Ne pars pas ,je t’en supplie! - Sois forte, petite puce! - Mais… (Elle éclata en sanglots.) Une silhouette trapue apparue. - Que fais-tu là, Mirek, demanda une voix rauque. - Et toi, Langue Fourchue? - J’étais venu m’amuser avec la petite nouvelle… Toi? - Moi? Je lui ai apporté une tunique… - Pourquoi? Je vais lui enlever de toute manière… - Laisse lui , coupa-t-il , elle a froid. - Pourquoi la défends-tu, Mirek? - Elle me plaît… Mirek regarda dans la cellule et fit un clin d’œil à sa petite puce. Un faible sourire éclaira le visage de l’Adayelle mais ses mains tremblaient, ce qui trahissait sa nervosité. Celui que Mirek surnommait Langue Fourchue avait une carrure assez impressionnante . Un peu plus petit que Mirek, des traits sévères décorait son visage : de petits yeux bridés , un nez aquilin ainsi qu’une fine bouche aux lèvres serrées. Ses cheveux roux coupés courts étaient à la nouvelle mode des contrées des MilleTerres. - Tu as l’air fatigué, va donc te reposer. Moi j’m’occupe d’elle . - Si tu lui fais mal, je te tue. Observe mais ne touche pas. C’est clair? - Ouais, ouais, répliqua-t-il d’un ton moqueur. - Je suis sérieux, Langue Fourchue. À contre-cœur, il lui tourna le dos et partit. Leena était, après-en seule avec cette brute aux intentions perverses. Il entra dans la cage avec un sourire malveillant. - J’m’appelle Goth, chérie. - Je m’en fiche de connaître ton nom. - Oh! Agressive… J’adore ça!(Il s’approcha.) - Ne t’approche pas! - Pourquoi? Que vas-tu me faire, dis-moi? Goth lui flatta la joue et toucha à ses oreilles pointues. Leena grogna en signe de désapprobation . Sa respiration s’accéléra. Elle était de plus en plus nerveuse. En un battement de cœur , elle retourna la tête brusquement et enfonça ses dents dans la chair tendre de l’avant-bras de Goth. Il hurla et attrapa Leena par le cou. La pauvre ne touchait plus le sol. Elle réussit a dire : - Mirek va te tuer, espèce de porc! - Tu crois ça? Il desserra l’étau de sa main et laissa le corps frêle de Leena tomber lourdement sur le sol. L’adolescente posa une main tremblante sur son cou. Goth répéta : - Tu crois? - Oui! - Si tu me mords une autre fois, c’est moi qui te tue, avertit-il d’un ton acerbe. Il se débarrassa son pantalon et s’approcha de Leena à une vitesse ahurissante. Elle hurla pour l’en empêcher , sans résultat. Il attrapa ses bras , les plaqua contre le mur de pierres froides pour ensuite lui arracher sa culotte qui n’était plus que lambeaux et lui fit écarter les cuisses avec son genou . Elle se débattit, se tortilla dans tous les sens mais elle ne put éviter l’inévitable. – Mirek! Mirek! Aide-moi! hurla-t-elle quand il commença sa répugnante besogne. Brusquement, il emportait quelque chose en elle. En un seul coup, cette fois beaucoup plus intérieur, il lui enleva tout. Sa confiance en soi, sa confiance envers les autres, son tempérament naïf, son espoir et son envie de vivre si perspicace jusque là… Il la faisait atrocement souffrir; mentalement et physiquement. Un mal qui continuait de minutes en minutes, de plus en plus fort. Un mal qui ronge de l’intérieur, un mal qui détruit. Elle n’en pouvait plus. Elle avait beau hurler, crier, pleurer, cela ne fonctionnait pas. La souffrance lui donnait du plaisir, des orgasmes. Quel horreur! Les minutes passèrent lentement. Il continuait encore et encore. Il aimait détruire son âme vulnérable. Il se sentait puissant, invincible. ©2006
La suite à venir... _________________
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 | Sujet: Re: Adayelle Dim 14 Mai 2006 - 16:32 | |
| L’homme regarda sa fille avec de gros yeux, puis lui demanda d’approcher avec un signe du doigt. - Ce n’est pas ce que tu crois… - Bien sûr… Il l’attrapa par le bras et l’attira hors de la pièce. - Qu’est-ce qui te prends? - Nous en envions envie, père… - Avant le mariage et dans ma maison en plus! C’est complètement irresponsable, même immature! - Mais… - Tu vas en subir les conséquences, ma fille. - Ne le dis pas à mère! - Non, je ne lui dirai pas , je vais être un peu clément… Par contre , tu n’auras pas droit à mes chevaux pour te rendre à Éliarmi. Allez-y à pied pour faire changement. - Sept jours de marche, soupira Maëlle, c’est long! - Tu n’avais qu’à retenir tes ardeurs très chère. - Mais… - Non! Il n’y a pas de mais! coupa-t-il. Dis à Saka qu’il peut passer le reste de la nuit avec toi, mais si ta mère te surprend, c’est de ta faute. Sans rancunes? - Tu es sérieux? - Bien, oui. - Sans rancunes! Et… merci! - Allez, va continuer tes… hum… festivités… Il lui fit un clin d’œil et retourna à ses occupations, si inutiles soient –elles. Un grand sourire éclaira le visage de la jeune femme puis elle retourna dans la petite pièce chichement éclairée. Son amoureux était assis en tailleur, un drap cachant ses parties. Elle lui annonça qu’ils étaient supposé marcher, mais qu’ils avait la nuits pour … s’amuser. Elle lui fit un sourire coquin et retira la couverture. - Où étions nous rendus?
Mirek fut dérangé par un cri perçant. Il jura et décida d’aller voir quelle était la cause de ce son aigu. Dans les couloirs lugubres du château, presque toutes les torches étaient éteintes et la lune n’était qu’à son zénith. Les échos des cris était après-en clairs et il discerna quelques mots : - Mirek, aide-moi, je t’en supplie! Affolé, il reconnut la voix tremblante de la pauvre Leena. Il se mit à courir à grande enjambées et il arriva enfin dans les donjons pour se camper devant sa cellule. Se qu’il vit le dégoûta : Goth était en train d’abuser d’elle! Leena pleurait mais quand elle vit Mirek elle cessa . Furieux , il entra dans la cage attrapa Goth par les épaules et le fit sortir. - Te rappelles-tu de ce que je t’ai dis , Langue Fourchue? - Tu vas me tuer, susurra-t-il suivit d’un rire sans joie. - Tu crois vraiment que je blague, hein? - Bien sûr! (Mirek , l’air impassible, sortit une longue dague de sous sa tunique.) - Et maintenant? ( La peur se matérialisa dans le visage de Goth.) Goth se mit à courir mais, si ridicule cela puisse être, ses pantalons glissèrent et il se retrouva face à face avec le sol. Cette fois-ci, ce fut Mirek qui éclata de rire. Il lui envoya quelques insultes et vînt s’asseoir près de Leena. Sa tunique était déjà déchirée et crasseuse , elle avait des marques rouges autour du cou, les yeux rougit par les larmes et du sang coulait entre ses cuisses et sur son menton. Elle posa la tête sur son épaule rassurante, silencieuse. Il essuya le sang de sur son menton avec sa main et la regarda : - Ce n’est pas le mien, expliqua-t-elle entre deux sanglots. - Je suis navré , petite puce. - Je n’ai plus envie de vivre, Mirek. Achève-moi . - Je ne ferai jamais ça, Leena! - Je n’ai plus personne! Je ne suis qu’un objet et je suis seule ici! - Ce n’est pas vrai ça…(Leena fronça les sourcils).Tu as moi! expliqua-t-il. - Quel âge as-tu, Mirek? - Vingt-six ans… - Es-tu marié? - Non… La seule femme que j’ai aimé ne me prend pas au sérieux… - Je peux te poser une question quelque peu… hum… personnelle? - Pourquoi pas? - Est-ce que ça peut être agréable, siffla-t-elle timidement. - De quoi parles-tu? - De… l’acte en question… Tu vois? - Oh! Mais oui! Ça peut même être extraordinaire , répondit-il en faisant un grand sourire puis il rajouta : J’ai une idée petite puce… - Explique. - Amélia est partie avec ses parents, je ne sais pas trop où…Enfin bref…Suis-moi! Tout excité, Mirek partit en hâte. Mais il oublia quelque chose; la pauvre Leena. Elle cria son nom à quelques reprises quand il revînt enfin sur ses pas. Il se mit à rire la gorge déployée et s’excusa de sa stupidité. En chemin, elle lui demanda à maintes fois où ils allaient, mais il ne lui répondait jamais. Ils se faufilaient à travers les couloirs sombres , puis ils se retrouvèrent devant une énorme porte de bois massif recouverte de symboles et de lettres gravés en son dessus. Une nouvelle fois , elle lui demanda où ils étaient et, enfin, il lui répondit. - La salle des bains , petite puce. Il tourna le loquet et entrouvrit la porte. Personne en vue. Il attrapa la main de sa compagne et l’attira dans la pièce. Bien qu’énorme, elle était étouffante à cause de la vapeur qui s’en dégageait. Des tapisseries minutieuses ornaient les murs. De riches ornements la décoraient. En son milieu s’incrustait, dans le marbre, une énorme baignoire un peu surélevée. - Waw! Elle est énorme cette baignoire! - Tu n’en avait jamais vu des comme ça? - Non! - Es-tu sérieuse? - Oui… Hum, Mirek, il y a un problème. - Quel est ce problème en question? - Bien, je suis une jeune femme assez, disons développée et toi tu un homme d’âge mature... - Et? - Tu vas restez là? Je vais être un peu…hum…nue… - Et alors? Je t’ai déjà vu ainsi… Qu’est-ce que ça change? - La pudeur, quelle chose étrange… - Tu as tout à fait raison. Elle lui fit un magnifique sourire avec une once de coquinerie. Mirek remarqua à se moment qu’il aimait profondément Leena. L’Adayelle se dévêtit et entra, dos à la porte, dans l’eau agréablement tiède de la baignoire, si l’on pouvait appeler ça ainsi… Elle regarda tendrement son compagnon se dénuder pour embarqué dans l’eau, juste en face d’elle. Elle se sentit un peu mal à l’aise de la nudité de celui-ci. Elle remercia vivement Mirek pour ce qu’il venait de faire; l’aider à se débarrasser de la souillure qu’elle venait de supporter. Elle voulait lui offrir quelque chose en échange. Mais quoi? Il proposa des informations sur elle et Leena accepta sans hésitation. - Je n’ai pas une vie passionnante… - Ça n’a pas aucunement besoin d’être passionnant… Comparée à ma vie morne, la tienne est pleine d’artifices! (Leena fit une grimace pour montrer son désaccord.) J’aimerais savoir d’où viennent les Adayels… En savoir plus à propos d’eux. - Les ancêtres des hommes étaient des singes. Ils ont évolué pour devenir des êtres comme toi. - Vraiment? Comment as-tu appris ça? - Les bibliothèques elfiques et adayelles à Barras renferment des tonnes de secrets, dit-elle en lui faisant un clin d’œil charmeur. - Continue, je t’en pris. - Nos ancêtres étaient tous simplement des loups. C’est de là que viennent nos oreilles pointues, notre vue perçante, notre ouïe sensationnelle, notre odorat surdéveloppée…Et notre capacité à se déplacer sans un son. - Waw! Je n’aurais jamais imaginer cela. En fait, je n’avais jamais vue d’elfes ou d’Adayels… - Oh. Tu voulais savoir autre chose? - Hum. Parle-moi de ta famille. - D’accord… J’ai un grand frère, Saka, il a dix-huit ans. Il est très beau tu sais? Ensuite , il a moi (elle sourit), la plus grande réussite de mes parents, enfin je crois(Mirek éclata d’un rire franc.). Ma mère, Phoebe, que cela dis, je n’ai pas connu. - Comment ça? coupa l’homme. - Elle est morte en me faisant voir le jour… - Je suis navré, petite puce. - Tu n’as pas besoin. Elle n’est plus de ce monde depuis longtemps. Elle est en paix à présent. - D’accord, susurra-t-il, embarrassé. Allez, continue. - Mon père, lui, était, comment pourrais-je dire? Dans mon pays c’est différent. De plus, j’ai un peu de misère avec les mots des contrées… - Explique-moi! Je vais peut-être comprendre… - En Mellalois, il est un Mikebo… C’est…hum… il prend de grosses décisions… il a l’autorité, pour tout dire. - Ici, c’est un roi, un souverain. C’est ça? - Non. Il prend des décisions mais il n’agit pas. - C’est ça ! - Est-ce que les -roua?-(elle prononça ce mot très maladroitement), ici, s’occupe du commerce? - Non, il a des gens pour s’occuper de ça à sa place. Tu vois, celui de Cor Nia est très paresseux, et en plus il est obèse!( Leena éclata de rire.) Je peux te poser une question? - Bien sûr. - Tu es une princesse alors? - Une quoi? - Une princesse : la fille du roi et de la reine. - Non. Cela n’a pas de sens! Et mon père est un Mikebo, pas un roy comme tu le dis( Mirek fronça les sourcils). - C’est quoi la différence? - Les Mikebo ne sont pas vaniteux et vantards…juste riches. Et il n’ont pas de sang humain. - Nos rois ne sont pas tous ainsi… Mais quelle importance? - Tu as raison. Si tu veux, prend moi pour une princesse. - D’accord, princesse…Qui t’a appris à parler ma langue? - Mon frère… Il a une maison à Éliarmi et il doit parler le Kainji très couramment. - Le Kainji? - Ta langue ! - Oh! Avec ton accent, je n’avais pas compris…( Leena sourit.) - À mon tour de te poser une question. C’est quoi obèse? - Une personne… comment dire ça subtilement… très bâtie, grosse, autrement dis. - D’accord! - Comment es-tu arrivée ici? - La semaine avant l’arrivée du solstice d’été, moi et mon paternel devions allez chercher une offrande. - Et pour quoi? - Pour avoir de bonnes récoltes cet été. Bref, il nous fallait un Grand Cerf, celui énorme avec un panache impressionnant, très haut et compliqué. - Un élan? - Non. Il est moins foncé que cet animal étrange. - Un wapiti? - Oui, c’est ça. Ce sont des animaux sacrés que nous avons pas le droit de chassé en temps normal. Ils sont relativement rares et leur chair est délicieusement tendre… - Que lui faites vous à cette pauvre bête? - Les chasseurs, ils sont privilégiés, le tue et la journée du solstice d’été , la nuit venue, tout les habitants se réunissent autour de grands feux et chacun d’eux mange un petit morceau et lance l’autre bout dans le feu. C’est simple et efficace. - Vous avez d’étranges coutumes vous , les Adayels. Ensuite? - Rendu à la porte du Grand Mur, pendant que je cueillait des baies bleues, mon père à reçu une flèche dans le dos .Quand je suis revenue près de lui, il était immobile(Sa voix tremblait et ses yeux était remplis de larmes salées.). Du sang a apparu sur son torse… Je l’ai vu. Il avait le sourire au lèvres! Un ignoble salaud! Elle se mit a pleurer à chaudes larmes. L’expression de Mirek changea soudainement, son sourire s’effaça et il regarda l’eau miroitante. Il vînt près d’elle, et posa une main sur son épaule secouée de violents sanglots, l’autre protégeant sa virilité. Il essayait de tout son cœur et de tout son âme de la consoler de sa peine. - Leena… Ne pleure pas , je t’en pris. Raconte-moi qu’est-ce qui est arrivé par la suite, s’il te plaît. - Je suis partie en hurlant et en pleurant…et…et…je ne sais plus… Blottie contre sa masse réconfortante, elle écoutait les paroles douces de son compagnon. Après quelques minutes de silence, ils reprirent la conversation. - As-tu un amant, Leena? - Comment t’expliquer… Beaucoup sont amoureux même épris de moi… Mais moi j’en aime aucun. - Oh! Je vois. Leena prit du savon et enleva la crasse de ses cheveux et de son corps. Sa chevelure dense reprît sa magnifique couleur auburn. L’homme la regarda faire. Il observa sa façon de faire si gracieuse. Il contempla ses courbes sublimes, son visage aux traits si doux, son cou gracile, ses petits seins ronds… À se moment, Mirek lâcha une remarque totalement inattendue : - Tu es si belle. - Quoi? - Je te trouve vraiment magnifique, Leena. - Je suis une Adayelle, Mirek ! - Et alors? À cet instant précis , la porte s’ouvrit brutalement. Mirek, qui était face à celle-ci, laissa échapper un cri. - Mirek? Que fais-tu là? - Je…Je…J... - Arrête de bégayer, coupa la princesse en hurlant d’indignation.( Elle remarqua Leena, l’attrapa et la fit sortir de l’eau en lui tirant les cheveux.) Toi, conasse, tu viens avec moi! - Mirek! Aide-moi! ( Il baissa les yeux, soumis. Amélia enfonça ses ongles dans la chair tendre de son bras.) Ma tunique! Laisse-la moi! - Oublie, tu gèleras! Des gardes, alertés par les cris de leur maîtresse , attrapèrent à leur tour l’Adayelle. Ils passaient dans les couloirs à une vitesse fulgurante. Les domestiques qui ne travaillaient pas sortaient curieusement la tête de leur chambre en attendant les cris désespérés de Leena. Quand elle fut enfermée dans sa cage, Amélia eût un sourire de satisfaction et retourna sur ses pas. Il va me le payer, pensa-t-elle. Elle prit un tournant et ouvrit la porte à la volée. Mirek n’avait pas bouger d’un poil et il semblait très détendu. - Toi, accusa-t-elle en le pointant du doigt. - Quoi, moi? - Pourquoi lui faire prendre un bain? Elle aurait pu s’enfuir! - Mais non! Je voulait m’amuser avec elle, mais elle sentait trop mauvais… - Oh… En s’approchant, elle détacha le lacet latéral de sa robe de soie et la laissa glisser sur ses courbes voluptueuses. - Que fais-tu? demanda Mirek, étonné. - La trouve tu plus attirante que moi? - Bien sûr que non, beauté, assura-t-il avec un sourire en coin. Elle entra doucement dans l’eau et se glissa jusqu’aux côté de l’homme. Amélia le trouvait incroyablement séduisant. Elle posa une main assurée sur la cuisse musclée de son compagnon puis l’embrassa tendrement dans le creux du cou. Après une courte série de mots tendres, tout deux ne firent qu’un.
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 | Sujet: Re: Adayelle Dim 23 Juil 2006 - 0:22 | |
| Chapitre 3
Ce matin là, les jambes un peu molles, Saka se leva de très bonne humeur. Se rappelant qu’il était chez sa bien-aimée, il décida d’allez voir la température à l’extérieur. L’air était frais et il sentait la rosée matinale. Regardant l’horizon rosé , il remarqua que la dame qui vivait à côté, en train d’étendre ses draps sur la corde, l’observait d’un regard accusateur. Sa bonne humeur fut gâchée quand il remarqua à son insu qu’il était sur le porche, complètement nu. Il fit de vagues excuses et fila sans demander son reste. Une longue randonnée s’annonçait. Chaussés tout deux de bottes d’équitation, portant un sac léger, leurs provisions étant dans les sacoches des selles des deux chevaux, et habillés de vêtement amples et souples , les deux amoureux s’en allèrent sur le petit sentier de terre au trot. - Savais-tu, Saka, que c’est la première fois que je vais sortir de la ville? - Bah! Tu mens! - Non! Je suis sérieuse! - Tu vas adorer ma ville natale! - Est-ce que tu parles leur langue? - Oui, pourquoi? - Je parle juste mellalois, moi. - Détail…(Un sourire réconfortant se fit voir sur son visage.) Les plaines de Nhor s’étendaient à perte de vue. Les champs de blé ondulait sous le doux souffle du vent. Les rares bosquets d’arbres abritaient un nombre incalculable de créatures à la queue branlante. Les petits villages, si peu nombreux soient-ils, étaient plein de vie. Quand le soleil disparut à l’horizon, ils arrivèrent enfin près du Grand Mur et virent au loin le Passage. Un minuscule camp de fortune était érigé dans son ombre. - Dormons ici, proposa Saka. - Non! Il doit y avoir des poux et des termites à l’intérieur! - Je préfère les termites aux loups d’Ernian, moi! - Après une longue réflexion, je trouve que tu as raison… Les Loups d’Ernian… Créatures étranges, mystérieuses, affreuses et fascinantes… Leur pelage noir, soyeux et court ainsi que leurs grands yeux jaunes hypnotisants ajoutaient à leur charme. Par contre , leurs énormes canines pointues et aussi aiguisées que des lames de rasoirs ( mesurant approximativement dix centimètres), leur odorat surdéveloppé, leur rapidité époustouflante et leur impressionnante grosseur : dix huit mains ( environ celle d’un cheval de trait) , faisaient d’eux des animaux excessivement craints et redoutés. Incontestablement effrayant! Ils attachèrent puis nourrirent leur montures avant de se diriger vers la cabane. Saka ouvrit la porte ce qui , avec l’aide du souffle invisible d’un courant d’air , déplaça une grande quantité de poussière épaisse. Ils s’installèrent , mangèrent puis dormirent. - Ils arrivent! Les villageois paniqués couraient dans tous les sens. Anya, une jeune épouse de dix-neuf ans, hurlait le nom de son petit frère à travers la foule agitée. Elle pensa immédiatement : Joshua, répond-moi! Je ne veux pas te perdre! Son cri sembla si lointain, mais il était vivant. Par un gémissement à peine audible, il lui répondit. Le pauvre garçon était étendu de tout son long sur le sol boueux et se faisait piétiner par la foule affolée. Elle lui offrit sa main comme bouée de sauvetage (qu’il accepta sans hésiter) et se remit sur ses jambes flageolantes. Ensemble ils s’éloignèrent de la mêlée. Le gosse demanda à sa sœur pourquoi les gens couraient en tout sens. Elle lui répondit d’un voix tendre et sincère que les Sinariens était arrivés. Le garçon laissa échapper un cri étouffé. Perchés au sommet d’une haute colline, en direction septentrionale, ils discernaient les immenses navires sinariens . Leurs coques déchaînaient les eaux calmes qui allaient s’écrasées lourdement sur les rochers de la falaise. Les plages à proximité étaient couverte par des milliers de minuscules silhouettes noires. Les deux jeunes gens, scandalisés, décidèrent d’aller chercher le reste de leur famille puis de s’enfuir au loin. Ils coururent vers le sud de la ville et arrivèrent rapidement à leur petite demeure. Celle-ci, construite en pierre des champs et avec beaucoup d’amour, était un lieu paisible et cordial où il faisait bon vivre malgré sa modestie . Joshua pénétra à l’intérieur et se dirigea précipitamment vers la chambre de son paternel. Il ouvrit le loquet et , en jetant un cou d’œil à l’intérieur, découvrit une chambre sans dessus-dessous . L’homme recherché n’était pas présent. Le garçon sauta de joie à l’idée que son père soit rétabli et partagea son opinion avec sa sœur, encore essoufflée de sa course. La jeune femme se demandait sérieusement où il pouvait bien être. Ils fouillèrent la maison de fond encombre sans trouver âme qui vive. Soudainement, un son perça le silence ; il provenait du jardin. Hâtivement, Anya suivit le bruit, Joshua sur les talons. À l’extérieur, une atrocité brisait la monotonie du magnifique jardin. Avec horreur et dégoût, ils découvrirent leur mère. Sous le grand cerisier gisait son cadavre mutilé, et à ses côtés, son mari, vivant malgré ses blessures. Il sanglotait. - Papa, appela son fils. - Ne me regardez pas ainsi , mes chéris. Traumatisés, ses petits aperçurent son corps infirme : il n’avait plus aucun doigt et il avait des entailles profondes un peu partout. Son corps meurtri était maculé de sang. Joshua se mit à hurler et à pleurer. - Papa, pleurnicha-t-il, les méchants veulent nous tuer! - Je sais mon petit. Toi et ta sœur fuyez! - Viens avec nous, supplia Anya. - Je suis trop faible, chérie, partez sans moi. - Mais… - Prend de l’eau, de la nourriture et… mon journal, souffla-t-il. Il ferma les yeux et pris sa dernière bouffée d’air. Son âme tourmentée tomba dans les abysses. Quelques secondes plus tard, une Anya en larmes découvrit le corps de son mari. Son cœur s’arrêta brusquement de battre. Hystérique, elle s’effondra à ses côtés et le remua pour le réveiller. Mort, lui aussi. Nicholas, un époux si doux et attentif, tué d’une si horrible manière.
Leena n’en revenait tout simplement pas. Elle se remémora que, quinze minutes plus tôt, elle était dans un bon bain chaud, avec un homme qui l’aimait(il venait d’ailleurs juste de lui apprendre…). Puis , la princesse est de retour et viens gâcher ce petit moment de tranquillité et de sérénité. À présent, elle se retrouvait totalement nue, dans sa cellule glacée. Elle remarqua que le soldat de garde était en train de la regarder intensément. - Que regardes-tu, espèce de gros balourd? - Mais toi voyons! - Fait de l’air! Va donc voir ailleurs si j’y suis. - Je ne suis pas stupide à ce point! - Tu viens de dire que tu l’étais quand même! - C’est vrai? - En voilà la preuve, ricana-t-elle. - Tu vas me le payer! - Si tu me touches, Mirek aura ta peau et se fabriquera un sac avec… - Sûrement pas tout de suite , en tout cas… - Pourquoi pas? - Il est très occupé. - Comment ça? - Hum… Il est en train de se faire la princesse et d’après se que j’ai entendu, elle adore ça! - Tu mens! - Si tu l’aurais entendu jouir , tu n’aurais eu aucun doute! Se fut un tel choc émotionnel pour Leena que sa vision se brouilla et elle tomba sans connaissance. Quand ses sens lui revinrent, elle avait la nausée et la tête qui tournait. Une voix tonitruante retentit juste à côté d’elle. Cela raviva sa migraine déjà intense. - Est-ce que ça va petite puce? demanda tendrement Mirek. Elle se retourna et , totalement réveillée, s’écarta de lui. - Va-t-en! Espèce de salaud! Tu as sûrement quelque chose de mieux à faire… comme... baiser la princesse, par exemple! - Laisse-moi au moins t’expliquer, Leena! - Non! Tu m’as trahi! - Comment as-tu su? - Le garde de nuit… - Ah, soupira-t-il. - Va-t-en, j’ai dit! - Petite puce , je t’en supplie! - Ne m’appelle plus comme ça , traître! hurla-t-elle, indignée. - Leena, écoute moi! - Pourquoi, Mirek? Tu baises avec l’ennemi! - Parce que je t’aime, Leena! C’est pour ça! - Tu mens Mirek! Si tu m’aimerais, tu ne ferais pas l’amour avec cette garce d’Amélia! - Tu ne sais pas! Il n’y avait pas d’amour dans ça ! C’est toi que j’aime Leena! - Mais pourquoi, Mirek? - Pour toi! - Pour me faire encore plus souffrir? - Non! Tu ne comprends pas! - Alors explique-moi! - Amélia est amoureuse de moi… - Et? - J’en profite! - Où veux-tu en venir? - Je l’ai dans ma poche, donc nous allons avoir plus de facilité à sortir d’ici tous les deux, ma douce…( Leena éclata d’un rire qui résonna.) Quoi? - C’est sérieux? - Oui!!! Et je l’ai toujours été! Elle s’approcha de lui, le fixa un moment puis l’embrassa adroitement sur les lèvres. Il fut réellement étonné mais lui rendit son baiser de bon cœur. ©2006
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 | Sujet: Re: Adayelle Jeu 2 Nov 2006 - 5:32 | |
| J'espère en faire des heureux
Chapitre 4
Derrière les futurs mariés s’étendait la magnifique plaine de Nhor, si agréable à regarder. Les champs de blé, de chanvre, de lin et de maïs, les quelques collines verdoyantes et boisées d’où l’ont apercevait la cité immense et merveilleuse, la capitale impériale des gigantesques terres Mellaloises, Finawa, était d’une beauté époustouflante. Au sud, au-delà du Grand Mur Protecteur se dressaient les montagnes dentelées, au pics enneigées : les sublimes Monts Bosak. Vers le soleil levant, s’étendait la forêt de Baracréas (tout autour d’Éliarmi). Les énormes arbres, dont leur cime étaient à une hauteur colossale, ne laissaient aucun rayon de lumière pour les jeunes pousses qui dépérissaient lentement. À l’est , les territoires accidentés laissaient place à la magnifique et impressionnante plaine de Simaki. L’été, l’herbe et les fleurs sauvages et colorées la couvrait tandis que l’hiver, la neige blanche scintillante dominait le paysage. Les rares collines renfermaient des métaux précieux exploités : la seule source de la grande richesse des contrées des MilleTerres. L’agriculture et l’élevage bovin faisaient aussi parti des activités culturelles de ce grand pays. Encore plus à l’ouest se trouvait le pays de Dakir, surplombant la paisible baie Izanelle. À cause de ses nombreux marais et des guerres civiles, ce pays était devenu inhospitalier. À l’extrême sud , se trouvait l’immense péninsule du pays de Fiefth. Le relief était changeant : vallées, collines, vallons et rivières.
Saka regarda sa future épouse dormir dans un sommeil profond. Elle poussa un petit gémissement et se retourna lentement. Le jeune Adayel sourit et l’embrassa tendrement sur la joue. Elle ouvrit les yeux et le regarda fixement. - Nous partons après avoir mangé un peu? lui demanda-t-il. - D’accord! Maëlle enfila une robe de voyage propre et alla chercher deux petits gâteaux au miel. Après les avoir dégustés, ils empaquetèrent leurs effets personnels et se rendirent à l’extérieur. Ils marchèrent un petit moment quand une odeur nauséabonde les frappa de plein fouet. - Ça pu! s’exclama la femme. - L’odeur de la mort, avoua Saka. - Regarde, coupa-telle en pointant du doigt une masse noire. Le couple continua son chemin et passèrent à côté d’un cadavre que les vers commençaient a grignoter. Il reposait là, les yeux vides. Saka le regardait bouche bée, une réaction que Maëlle trouva démesurée. - Saka! C’est juste un cadavre! Laisse-le en paix! - C’est, c’est… bégaya l’Adayel en pointant le corps. - Accouche! - C’est mon père… C’est lui, c’est lui… - Saka… Il tomba à genou et enfonça sa tête dans ses mains. De l’épaisse fumée noire s’échappait des multiples bâtiments en flammes . Des centaines de cadavres mutilés jonchaient le sol tapissé de sang. Les cris désespérés des mourants faisaient partis d’une cacophonie lugubre. À travers cette récente nécropole de dessinait une silhouette particulière : le général. Il était un colosse : ses cheveux châtains longs, ses yeux perçants, ses larges épaules, son corps musclés et ses sourcils broussailleux faisait de lui un bel homme à la personnalité quelque peu… troublante. Le général et ses cinq cents hommes achevaient les agonisants avec leurs sabres incurvés et chromés, déjà maculés d’un liquide écarlate. L’armée rôdait à travers les maisons et les commerces, cherchant les rares survivants. Ce n’était pas une guerre mais un véritable massacre. Au milieu d’une foule armée et dangereuse, le caporal Evan regardait avec mépris ses hommes agir. Tous habillés de noir et de bleu marine, les deux cents archers et les trois cents fantassins que le commandant avait apporté étaient amplement suffisants. Son seigneur , Kaïm, lui avait confié une mission de premier ordre : aller conquérir l’Île exotique d’Ethna. Tout s’était bien passé jusqu’à ce qu’une tribu nomade, les Jatihn Su, les attaquent. Des centaines de sauvages armés de haches et de sarbacanes dont les flèches sont empoisonnées qui tendent une embuscade : du jamais vu! Il y eu de minimes pertes. Les vétérans les exterminèrent jusqu’au dernier. Anya caressa le front de son petit frère endormi. Une goutte d’eau salée roula sur sa joue soyeuse. Ils avaient trouver un abris dans un arbre creux, l’intérieur était vide et spacieux. De la chance… Elle était complètement désemparée, mélancolique et inquiète pour sa vie et celle de son frère. Du jour au lendemain, l’ennemi attaque, fait une boucherie dans son village et elle se retrouve seule au milieu de la forêt, orpheline et à la fois sœur et mère légitime de Joshua. Au loin, le soleil disparaissait derrière les collines luxuriantes de végétations mixtes. Lentement, ils sombrèrent dans la pénombre. Leena, elle, était en train de devenir folle à liée. Les nuits , pendant son sommeil dérangé, elle se mettait subitement à hurler et à pleurer des flots de larmes. Mirek lui rendait de moins en moins visite. Une vieille dame ridée lui apportait ses repas le matin et le soir. Avec la chiche portion de nourriture, elle lui donnait une gourde remplie d’un liquide au goût infect. La vieille lui disait : - Bois et tu resteras comme tu es. Elle s’interrogeait encore sur le sens de cette phrase mais elle avait cru deviner. Elle me rend stérile, se disait-elle. Elle m’empêche d’avoir un enfant que je ne veux pas. Elle avait raison. Amélia l’amenait souvent dans une pièce à quelques pas du donjon. Les infamies contenues à l’intérieur avaient scandalisées la pauvre Leena. Ce jour-là, attachée solidement sur un panneau en bois horizontal prévu à cet effet, elle regardait d’un œil choqué les outils de supplice étendus sur la longue table de chêne. Des lames de toutes longueur et largeur , dentelées ou seulement bien aiguisées , des aiguilles de grosseurs ahurissantes … Au fond de la salle, accroché au mur, se trouvait un pauvre homme respirant à peine. C’était Ven, son acolyte lui aussi prisonnier. Sa cellule était en face de la sienne et, un matin, il avait disparu . Sa mâchoire pendait lamentablement, la moitié de la peau de son torse avait été méticuleusement scalpée et d’énormes aiguilles était enfoncées dans ses genoux couvert de sang coagulé. Son regard vide suppliait, demandait grâce , implorait Leena de l’aider. Hélas, des chaînes de fer rouillé empêchait Leena de remuer. Les jambes flageolantes, elle pensait à autre chose : la petite rivière où elle allait pêcher avec son frère, les magnifiques jardins de son palais, Mirek… Elle essayait de tous son cœur d’oublier l’instant présent. Son effort fut vain. Le visage rayonnant de méchanceté et de plaisir malsain , Amélia décida de commencer ses traitements . Elle attira la table vers elle et fit flotter sa main au dessus de ses instruments. Son choix s’arrêta sur un petit coutelas en cuivre aussi affilé qu’une lame de rasoir. Leena blêmit et ravala péniblement sa salive. Avec l’aide de l’adrénaline, elle hurla : - Je vais te tuer! - Tout le monde meurt un jour, chérie. En plus, tu n’es vraiment pas en position pour faire ça! Elle s’esclaffa à son insu pour ensuite lui entaillé rageusement la peau de la joue avec son couteau. Leena retint ses cris et ses larmes. Sa peur et sa souffrance ne devait pas se manifester. Amélia fit descendre la lame en appuyant doucement entre ses seins. Le plaisir de celle-ci était évident. Puis, elle s’attaqua à son oreille pointue. D’un coup de couteau, elle trancha net le haut du pavillon de son oreille. La pauvre captive laissa échapper un cri de douleur. Elle supplia sa tortionnaire d’arrêter, mais son plaisir s’accroissait. Elle refusa brusquement pour ensuite dessiner un cœur sanglant à côté de son nombril. Les poings serrés, Leena essayait d’oublier. Quand elle rouvrit les yeux, elle remarqua qu’elle était rendue à la verticale. Elle était souillée de sang . Elle avait dû perdre connaissance… La princesse revint avec un fouet. Ce que Leena ressentie à cet instant était inimaginable . Chaque coup lui arrachait un cri, lui enlevait une partie de sa vie, lui emportait un peu de santé mentale. À chaque coup, son espoir disparaissait soudainement. Elle voyait noir, son sang éclaboussait les murs de pierre. Sur le bord de la folie totale, elle crut tomber dans les abysses infernales . Une fois Leena partie, Amélia se retrouva seule, mélancolique. Elle se demandait qui était ce monstre dans son corps délicat. Pourquoi faisait-elle cela? Pourquoi, soudainement, avait-elle de la culpabilité? - Que suis-je donc? murmura-t-elle de sa voix si douce. - Pardon? Elle tourna vivement la tête pour y découvrir Kiroy, son esclave personnel. Elle lui ordonna d’un ton rude de disposer. À présent sortie de ses pensées déroutantes, elle décida d’aller prendre un bain chaud. Son esprit vola vers Leena. Pourquoi lui faire ça à elle? Elle était si courageuse et indomptable ! Elle ne méritait point ce sort écœurant. Son père lui rapportait constamment de nouveaux chéris. Pourquoi? Elle allait le savoir, et maintenant. Elle bifurqua vers la gauche, puis après quelques minutes, vers la droite. Après avoir monter un escalier en colimaçon , elle se retrouva en face aux appartements royaux. Les siens étaient un peu plus haut. Deux sentinelles habillées de rouge et d’or et postées chaque côté de l’énorme porte aux pentures dorées surveillaient l’intimité du roi et de la reine. À la vue de leur supérieure, ils s’inclinèrent gracieusement et avec respect. Celui de droite entra pour aller annoncer la jeune femme. Ne se gênant guère, Amélia entra avant d’avoir le consentement. Instantanément, elle se dirigea vers le salon. - Père? Où êtes vous? - Juste là, ma rose adorée. Elle entra dans l’immense pièce. Un foyer démesuré réchauffait la pièce et émettait une douce lumière oranger. Au milieu de la salle reposait une énorme peau d’ours noir. Comme à l’habitude, il était assis dans son fauteuil de cuir, sirotant un verre de cognac d’excellente qualité. - Qu’y a-t-il , chère fille? demanda-t-il d’une voix de baryton. - J’aimerais vous posez quelques questions… Voilà tout. Pendant plus d’une heure, ils conversèrent. La lune était à présent à son zénith, sa pâle lueur faisant courir des ombres menaçantes. Amélia avait filé dans ses appartements quelques instants plus tôt. Amère, elle laissa ses pensées flotter au gré du vent, si doux l’été. Sa vie ne lui plaisait guère, mais que pouvait-elle faire pour changé tout cela? Quand elle trouva la réponse, elle s’endormie paisiblement, soulagée de ses tracas. La peur rongeait l’âme de la jeune femme. L’odeur âcre de la fumée se mélangeait avec celle des corps en décomposition. Nerveuse, elle observait les corbeaux et les vautours voler en cercle autour du village sinistré. Le bruit étouffée des sabots des chevaux et leurs hennissements énervés s’ajoutaient aux cris des nombreux mourants. Deux soldats s’approchèrent de leur refuge en riant bruyamment. Leur démarche chaloupée prouvait que ses deux idiots étaient ivres. Avec un accent nordique, ils se vantaient de leur exploits morbides tout en disant qu’ils avaient vu fuir deux gamins et qu’il était de leur devoir de les rattrapés. Se moquant de leur présumée mission, ils avouèrent, sans savoir qu’ils étaient épiés, qu’ils allaient faire un autre carnage dans le village de Neka. Ils partirent en gambadant et en chantant une chanson enivrante. Décidée, Anya sortie de sa cachette, et expliqua à son frère, son plan : se rendre à Neka avant la troupe armée. À la tombée de la nuit, les deux jeunes gens allaient se rendre au village pour «emprunter» une barque. Le Grand Fleuve les amènerais rapidement à destination. Le crépuscule arrivait quand Anya et Joshua arrivèrent au village. Ils se dirigèrent vers le quai. Le village grouillait de soldats ivres de victoire. L’appontement était à l’horizon, juste derrière cinq guerriers, tous des colosses. Anya jura. Elle devait trouver quelque chose pour les distraire. Accroupis derrière un bosquet, son frère lui fit une proposition. - Nous pourrions lancer une pierre dans cette maison! proposa-t-il en pointant du doigt une vieille maison débraillée à moitié calcinée. - Tu es malin pour ton âge… Elle attrapa un caillou d’une belle grosseur et l’envoya faire un vol plané. Le soldat chauve se dévira et annonça à ses compagnons qu’il y avait une présence clandestine. Tous les cinq se dirigèrent d’un pied assuré vers la maison sinistrée. Anya attrapa la main de son frère et ils rampèrent jusqu’au dock. Une petite barque les attendait là, oscillant au gré des flots. Soulagés, ils partirent à la dérive. _________________
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  Age : 19 Inscrit le : 05 Avr 2006 Messages : 989
 | Sujet: Re: Adayelle Mer 13 Déc 2006 - 23:02 | |
| Chapitre 5
Leena avait les yeux rougit et gonflés par les larmes. Son corps entier la faisait souffrir, et elle perdait souvent conscience. Elle n’avalait plus rien de ses chiches portions de nourriture. Et Amélia! Tout un phénomène celle-là! Du jour au lendemain , elle avait tellement changée! Son guérisseur venait lui rendre visite de temps en temps, et elle avait ordonné à ses sujets de ne plus la toucher… Elle entendit quelqu’un arriver, certainement Mirek… - Par tous les dieux! Leena? - Mirek, chuchota-t-elle en lui faisant signe de venir s’asseoir près d’elle. Il entra dans la cellule et observa avec tristesse le corps mutilé de sa protégée. Compatissant, il caressa son visage déformé par la douleur. - Je vais l’étripée cette pétasse, grogna-t-il. - Je le ferais si j’en aurais la force. - As-tu mangé? Silence. - Il le faute ma douce! - Je n’ai pas faim. J’ai mal, c’est tout. Il s’approcha pour la bercer lentement. - Je sais. - Aide-moi! - Bientôt, bientôt, promit-il. - Amélia est rendu étrange… As-tu remarqué? - Oui. Elle s’enferme dans ses appartements et pleure toutes les larmes de son corps. - C’est vrai? - Je suis son conseiller, même son confident…Je sais presque tout sur elle. Il la fixa longuement puis l’embrassa tendrement. Elle, émue, se mit à pleurer son épaule rassurante. - Je t’aime Mirek. - Moi encore plus. Ne t’inquiète pas, je vais te sortir de là. Et je viendrai avec toi. Nous allons aller vivre loin d’ici, loin de la guerre et des infamies de la sorte. Je te le promet. - Embrasse-moi encore.(Il lui donna un autre doux baiser.) Je te fais confiance. - Je t’aime ma belle, mais il est temps que je parte… Je vais aller voir Amélia… En tout cas, essayer… - Je t’aime! hurla-t-elle. Hélas, il était déjà parti. - Tu l’aimes, hein? demanda une voix de ténor. Leena sursauta. L’homme qui se tenait face à elle lui semblait familier. Langue Fourchue! Cet être sans cœur! - Goth, chuchota la jeune femme. - C’est moi! - Midarnith ewis it goa datagai, ricana la jeune femme. - Quoi? - J’ai dit : fais de l’air gros lard! Tu n’as pas eu ta leçon? - Personne ne donne de leçon à un général, gamine! Et je ne suis pas gros, c’est du muscle au repos! - Mais oui, c’est ça! Qu’est-ce que tu veux? - Toi. Je voulais voir ton petit corps mutilé et nu. - À pars ça? - Hum… rien. - Alors fait de l’air! - J’ai toujours se que je désire, poulette! - Mirek aussi, sale coq arrogant et puant! Alors prends garde à tes fesses flasques et à tes muscles au repos! Il jura pour ensuite faire demi tour et partir à grandes enjambées. Leena éclata de rire. Ce qu’elle n’avait pas fait depuis longtemps… Après avoir creusé une sépulture digne de ce nom, Saka était épuisé. Lui et Maëlle avait enterré Idhern sous un grand chêne centenaire. Dans l’écorce plissé de celui-ci, il grava le nom de son père. Jamais il ne serait oublié car il était un grand homme. Saka avait le cerveau en ébullition tellement il s’inquiétait pour sa petite sœur. En continuant sur le sentier, il avait découvert des traces; celles d’un cavalier, évidemment le meurtrier, et celles de Leena. Comme il n’avait pas plu depuis des lustres, elles étaient claires. Quoiqu’un peu altérées par le vent. Il reconstitua l’évènement et l’expliqua à sa bien-aimée. Les nerfs à vif, ils suivirent les empreintes et, sur une pierre, découvrirent des marques de sang. - Non! Elle est tombée là! Et le cavalier l’a emporté! - Saka, nous la retrouverons. Il est parti au sud. - Vers le Éliarmi, je sais. Mais, il y a combien de temps? Il se mit à pleurer un flot de larmes, puis il rajouta : - Je n’en peu plus Maëlle ! Je vais mourir d’angoisse, Dieux du ciel! Ma mère , mon père et là, ma sœur! - Ne dis pas ça! Elle est vivante, je le sais. Viens, continuons, la route est longue. Dans un état second, il chevaucha, rongé par des centaines de questions sans réponses. Malgré toutes les horreurs qui s’étaient produites, ils allaient se marier… Maëlle l’espérait, en tous cas! Ils allaient se rendre à Éliarmi. L’assassin était obligé de passer par là. De toute façon, il devrait contourner les Monts Bosak, ce qui rallongerait son itinéraire. Ils finiraient, un jour ou l’autre, par le rattraper. Les pluies torrentielles s’abattaient durement sur le petit bateau de fortune. Deux jours plus tôt, ils avaient volé l’embarcation sur les docks de la ville. Les deux jeunes gens étaient apeurés, contrôlés par le désarroi. Une perche et deux pagayes étaient leurs seuls contrôles pour guider la barque et Joshua avait pris le relais d’Anya, épuisée. Soudainement, un mouvement suspect se fit voir à la surface de l’eau ondulée suivi par une paire de grand yeux jaunes menaçants. La jeune femme ignorait le danger imminent. Elle n’était pas au courant que face à son protégé se trouvait un crocodile de quatre mètre de longueur, armé d’une dentition étonnante, d’une mâchoire puissante, de pattes griffues et d’une queue excessivement musclée. En quelques minutes, il pouvait avaler un énorme cervidé, lui broyer les os et lui déchirer l’enveloppe charnelle. Il guettait sa proie et, patiemment, attendit le moment propice à l’attaque. Quand ce moment arriva, il bondit sur Joshua et manqua faire chavirer l’embarcation. Anya fut outrée par la violence de ce monstre marin. Sa vitesse était troublante et le gamin ne put esquiver son attaque foudroyante. Il se débattit en vain pour libérer sa main, mais l’animal féroce ne la lâcha point. La bête voulut l’amener avec lui dans les flots agités. Joshua, en s’accrochant au petit mat, lui refusa ce plaisir. Anya, rendue hystérique, attrapa une pagaye et frappa l’animal de plein fouet à la tête. Sonné, le crocodile parti se réfugier dans les profondeurs du fleuve. Un geyser de sang s’échappait du moignon du garçon. Il hurlait et pleurait, en proie à une douleur incroyable. Anya, déroutée, déchira le bas de sa robe pour lui faire un pansement. Elle le prit dans ses bras et le berça jusqu’à qu’il sombre dans un profond sommeil.
Depuis quelques temps, le sommeil de Mirek était si rare que des cernes bleuâtres entouraient ses yeux d’un gris voilé. Quand il s’endormait, ses pires craintes le réveillait et il se retrouvait dans une chambre glacée et neutre, en sueur. Par cette nuit particulièrement fraîche d’été, dans cette petit pièce sans ornement ni autre mobilier que le minuscule lit(aussi confortable qu’une planche à clous), Mirek se réveilla encore une fois en sursaut. De la sueur froide coulait dans son dos. D’affreux cauchemars avaient hantés son sommeil si paisible autrefois. Dans le silence, un écho lointain se fit entendre. Intrigué, l’homme enfila une longue tunique et ses bottes pour trouver la cause de ce bruit. Celui-ci le conduisit dans les entrailles du château; vers les quartiers royaux. Plus il s’y approchait, plus le bruit devenait clair : des cris et des pleurs provenant des appartements d’Amélia. Il toqua et les pleurs cessèrent abruptement. - Quoi?! - Puis-je entrer, Amélia? - Qui est-ce? - Mirek… La porte s’entre ouvrit timidement, lassant apercevoir des yeux rouges et gonflés. - Est-ce que ça va? - Est-ce que ça l’air d’aller? Hein? Allez, entre. Il passa le seuil de la porte pour y découvrir une pièce magnifique. Un riche tapis bourgogne habillait le plancher, un énorme lit à baldaquin prenait place au fond de la pièce, des tapisseries au motifs inimaginables ornait les innombrables murs et pour finir une gigantesque fenêtre surplombant la cité laissait filtrer les lumières artificielles. Il fixa la femme dans les yeux. - Veux-tu m’en parler? ( La princesse blonde hocha la tête positivement)Je t’écoute. - Je suis lasse d’être dans la mouise jusqu’au cou! - Comment ça? - Je suis un monstre d’égoïste! Cela n’est pas une évidence? Moi, moi et encore moi! C’est tout se qui compte! Le silence régna pendant quelques instants. Mirek attendait une explication plus… complète ce qu’il n’aurait pas a priori. - Ma mère et mon père étant de souche cruels, ils s’attendaient à la même chose de ma part. Et moi, naïve que je suis, j’ai voulu qu’ils soient fiers de moi ! Je n’avais même pas besoin de ça pour assurer ma place sur le trône, je suis fille unique et je n’ai aucun cousin! Je suis la seule héritière! J’en ai marre Mirek! - Viens avec nous, proposa-t-il calmement. - Vous? C’est qui ça, vous? - Moi et… - Et qui? - Leena, hésita-t-il. - Vous partez? Où ça? Avec l’elfe! Tu es sérieux là? - Dieu! Calme-toi! - Non! - Si! - D’accord… - Oui, je pars avec Leena. Et, oui, je suis sérieux. - Tu tiens à elle tant que ça? - Je l’aime. - Quoi!? Et moi, tu m’aimais aussi! - Je t’aime comme une sœur. - Mais… Tu ne baises pas avec ta sœur! rétorqua Amélia, folle de rage. - Je sais. - Tout ce temps tu m’as manipulé! Salaud!( Elle le gifla.) - Tu étais malveillante, expliqua-t-il en se frottant la joue. Pour toi, n’importe quel être vivant méritait d’être torturé et mis à mort! - Mais moi, je t’aime! Mirek… Je t’en supplie!(Des larmes coulaient sur ses joues.) J’ai changée. Je veux venir avec vous. - Leena te tuera. - Pourquoi? - Amélia! Tu l’as maltraité! Franchement! Penses-tu que ça s’oublie aussi vite? - Elle pourrait faire un effort! - Si tu te fais tuer, ce n’est pas mon problème! Habille-toi et apporte des vivres. - Pour quoi faire? - Oh hé! Nous allons être en fuite! Apporte toute la fortune que tu possèdes, ça pourrait être très utile. - Impossible. - Explique. - C’est beaucoup trop! Pour la transportée ça prendrai des dizaines de coffres! - D’accord. Apporte-en le plus que tu en aies capable. Prend des tenues modestes surtout! - C’est compris. Quelques minutes plus tard, elle revînt; vêtue d’une simple robe bleue. Elle tendit une robe blanche pour Leena. Il l’accepta sans hésiter en se rappelant que la pauvre était nue. Ensemble, il se rendirent dans les donjons d’une démarche rapide et assurée. Un déclic se fit entendre suivi de bruit de pas. Deux silhouettes noires se découpèrent dans l’obscurité. - Qui êtes vous? demanda Leena. - C’est moi, petite puce. - Mirek! Et toi? - Ta geôlière, très chère. (Leena posa des yeux interloqués sur Mirek.) - Que voulez-vous? - Partir, avoua l’homme. - Et elle? - La même chose. - Tu mens, Mirek! Je… - Non, coupa Mirek, nous allons partir d’ici tous les trois. - Maintenant? - Oui! Exaltée, Leena sautilla de joie. Mirek ouvrit la porte, la détacha et lui tendit, avec un sourire attendrissant, la robe. L’Adayelle foudroya Amélia du regard. Elle remercia Mirek chaleureusement, non sans un baiser gluant, et enfila sa tenue rapidement. Tous trois emboîtèrent le pas de l’ancienne prisonnière. Puis, se fut Mirek qui fut à la tête du groupe. Pour Leena, l’idée d’accompagner Amélia n’était guère plaisante. Après tout ce qu’elle lui avait fait subir! Mais elle s’y ferait vite… Tant qu’à compromettre sa liberté, autant l’endurer! Leur destination : Barras. Bien sûr, ils leur fallut convaincre la têtue Amélia, toujours aussi pessimiste. _________________
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" Je ne parle pas aux cons, ça les instruit." Audiard
Apprendre à mourir? Et pourquoi donc? On y réussit très bien la première fois! Chamfort |
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