Les Songes du Crépuscule
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"Hiver 2050"

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Lord Adriadem
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LionChèvre
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MessageSujet: "Hiver 2050"   Mer 9 Avr 2008 - 6:52

Bonjour à tous, comme promis, voici ma toute première nouvelle.
Je m'étais lancé à la faire pour un concours trouver sur le net, ou le sujet était " Raconter un hiver en 2050 ". . .Mais je n'ai pas envoyé mon texte pour le concours, et le voici là:


Hiver2050
La vérité miroitée à travers l'innocence


Voilà déjà quelques matinées que la fraîcheur hivernale a enveloppée de son manteau de désolation blanche cette belle vallée. Il est possible d’observer, en un endroit reculé, un loup décharné, cherchant la moindre chaleur, la moindre nourriture ou le moindre réconfort dans le cadavre en putréfaction d’un quelconque animal fasse à cette terreur si puissante. Ici, c’est la terreur de la mort, la terreur de l’anéantissement. En effet, cela fait déjà quelque temps que les animaux avaient pressenti ce dérèglement, cette apocalypse naissante, apportant avec elle l’odeur suintante de la mort, qui s’avance nonchalamment au milieu de ces visages terrifiés, de ces corps atrophiés et de ces vestiges du passé.

Le loup lève son museau, et regarde le ciel qui s’étend, gris, aveuglant. La neige tombe drue en ce jour, et, lorsque la chaleur daigne montrer les débuts d’un réchauffement chimérique, c’est la pluie qui s’abat telle des hallebardes puissamment lancées de la main même de Dieu. Ca et là, se sont des cratères immenses, souvenirs d’un passés dévolu, de sang répandu et d’âmes égoïstement perdues. Ces plaies ne sont que les témoins du mépris immensément grand de l’Homme au yeux du seul bien qui importait : son habitat, sa planète, sa tanière. . .Ainsi pense le loup en s’avançant au bord du trou, humant l’air. Il se noie dans la contemplation de ces amoncellements d’os, de ces débris qui jonchent le sol. Ici un jouet d’enfant calciné, rongé par une pourriture naissante et à moitié recouverte par la neige, là une plaque métallique annonçant la fin d’une guerre de meute qui a éclatée en 2048, deux ans auparavant. A quelques pas de ce lieu, on peut voir les corps de deux amants, semblant s’étreindre une dernière fois pour narguer la Grande faucheuse, avec pour seul arme, leur amour éternel.

S’éloignant quelque peu du cratère, il regarde une nouvelle fois le ciel, et soudain, un monstre de feu, de rage, de métal et de fuselage déchire le ciel. La bête crache des flammes démesurées, elle semble chuter tout en rugissant un peu plus. On peut apercevoir des ombres tombant de sa carcasse, des débris chuter rapidement vers le sol. Et il est possible d’entendre des hurlements assourdissants d’hommes. A présent à peine visible, elle produit un volcan de bruits, une explosion de rougeoiements dans cet enfer d’un blanc immaculé. Le bruit résonne dans toute la vallée, amplifié, répercuté, il est des plus terrifiant. Et on peut entendre non loin de là des acclamations de joie d’une meute semblant hurler comme lors d’une lune pleine. Ils font presque autant de bruit que cette horreur de ferrailles qui vient de passer.

Le bruit a cessé de résonner. Le silence c’est imposé pendant quelques secondes, le temps que les bêtes se rendent compte d’un autre bruit, cette fois déclencheur. D’autres encore viennent alors l’accompagner ; et c’est un tonnerre d’avalanche qui se déclenche à l’autre bout de l’engorgement, là ou le monstre était allé mourir. Le loup distingue la panique de la meute qui eut à peine le temps de se réjouir de sa victoire, révélatrice de son envie de destruction. Ils crient, ils gémissent et ils se battent même entre eux, se rejetant la faute. Il ne connaissent pas eux cette unicité dont il s’éloge tant. Il est trop tard de toute façon, ils seront bientôt tous engloutis par leur propre stupidité, mais lui, il sait, il sait ou se trouvent les recoins sombres et sûrs. Il sait de toute manière, que tout n’est que répétition du passé, miroir d’actes antérieurs. Y grimpant, il contemple du haut de son trône de pauvreté l’anéantissement de ces êtres inférieurs, de ces profanateurs. Dans leur entêtement, ils n’ont pas seulement entraîné leur propre perte, mais celle d’une planète entière, de sa faune, de ces ressources. Et leur châtiment ? C’est un divin éclair qui vient les éradiquer de cet enfer qu’ils ont eux même créés.

A présent, ils sont là, partout, omniprésent. S’attaquant à coup de crocs de fer et griffes de feu. Toujours en désaccord, ils n’arrivent pas à trouver un chef, qui pourrait les mener vers une quelconque rédemption. Ils préfèrent continuer de s’entredéchirer au milieu de ce chaos. Creusant un peu plus leur apogée vers les Enfers les plus profondes de ce monde, ou le Diable en personne les attendra devant le Styx gelé. Ils croient tous se battre pour une cause juste, mais c’est anéantir la Justice en disant que l’on détruit en son nom. Seulement cela, ils ne s’en rendent pas compte, il sont là, absorbés par leur propre intérêt. Par leur désir et par ce que leur flair leur ordonne. Ils ne voient que leur envies, oublient leur devoir.

Le ciel est devenu nu, non pas de nuages, mais de vie. Alors qu’autrefois admirer ces fabuleux êtres volants qu’il aimait tant, le loup n’en fut que des plus déçu lorsqu’il les vit tous migrer vers un endroit plus clément, vers un petit paradis ou la désolation céderait à la raison. Il n’y a d’ailleurs plus grand chose qui vive se dit-il en longeant un ravin au fond duquel il pouvait apercevoir un immense pont à moitié disloqué dépassant d’une eau aux couleurs qui oscillaient entre le rouge du crime et le noir de l’âme. La végétation essaye par toutes les manières possibles, mais avec grand peine, de recouvrir ces édifices de ruines. A la place des anciens géants de fer qu’il pouvait apercevoir autrefois, pointant vers le ciel, ce n’est plus qu’une immense forêt de plantes et de gravats, de cratères et de montagnes incertaines. L’ancienne ville n’est plus que ruine. Et ils n’obtiennent que des ruines de leur ruine en s’entretuant. Vivant tels des rats dans les égouts, ils sont à l’affût de la moindre chose pouvant leur promettre la victoire contre leurs semblables, de la moindre supériorité, comme il en fut toujours le cas.

Le loup ne peut pas extérioriser son chagrin, il ne peut que baisser la tête, et repenser aux anciens moments verdoyant, à ces contrées détruites qu’il a quittées afin de trouver mieux, pour côtoyer seulement pire. Il ferme les yeux, reste là, pensif, sentant le vent frais s’engouffrer dans les moindre recoins de son pelage qui a à présent virer au gris à force de poussières tombées du ciel, de ces cendres voilant même les nuages sombres qui apparaissent de temps à autre, faisant virer les lacs au noir d’où émane l’odeur pestilentielle de la mort la plus ténébreuse. Un moment de calme, il n’entend que le vent, une trêve au milieu de ces bêtes qui se déchaînent ? Le vent s’amplifie, les flocons se font plus gros, le froid se fait davantage sentir. L’avalanche c’est calmée, et plus un bruit ne résonne dans la valée. Le vent ressemble à un requiem crispant a la l’intérieur de ce désert blanc.

Au milieu de se mistral de silence, le loup entrevoit une battisse à moitié en ruine. Il hume, observe. Peut être trouverait-il une quelconque nourriture dans cet édifice oublié. S’approchant à pas feutrés, il subodore un carnage à l’intérieur du bâtiment grâce à l’odeur qui lui parvient. Il entre alors et son pressentit se voit alors confirmé. La pièce principale est baignée d’une fumée fine et âcre. Sur quasiment tout les murs sont visibles des traces de sang, sèche, d’une couleur bordeaux. Ces traînées semblent même faire partie du décor. Pantois au milieu de ces témoins d’un carnage d’une cruauté sans pareil, il observe. Il observe et discerne à travers l’épaisse couche de poussière qui recouvre la quasi totalité de la pièce des formes de chairs et d’os en lambeaux. Une fois de plus, la brutalité humaine l’effraie et ne fait que renforcer son jugement sur cette race tellement primitive.

Un bruit, une résonance, il lui semble que quelqu’un marche. Doucement il se tapis, espérant se fondre au milieu de ce nid gris. C’est un homme qui s’approche, titubant. Il est blessé et de longue traînées rouges le suivent, changeant avec splendeur la couleur de la neige éternelle recouvrant le devant de la bâtisse. Il gémit, crispe ses mains autour d’un morceau de bois qui lui sert à avancer. Puis, avec un cris sourd, il s’effondre. Le loup n’ose pas approcher ce monstre car il l’effraie autant que lui puisse effrayer se monstre. Soudain, sans crier gare, l’homme sort un objet d’une poche attachée à sa taille, et une détonation plus tard, une éclaboussure de sang se répand tout autour de lui. A présent sûr que l’humain ne pouvait plus lui faire aucun mal, le loup s’avance, et va renifler la tête pourfendue en deux endroits, laissant entrevoir les morceaux de cervelle déchiquetés, pourries, et le sang qui s’écoule par chaque orifice. Dans la main qui ne tenait pas la chose sombre et brillante, le loup entrevoit un morceau de papier, parsemé de taches de sang, sur lequel il est possible de voir deux petits d’hommes et une femelle en compagnie du mort. Le liquide coule sur l’image et le sourire des enfants est à présent teinté de rouge, leurs visages imprégnés de mort.

Le loup prend quelques secondes pour faire un lien entre les cadavres de la pièce et les visages réjouis et figés sur l ‘image. C’est toujours comme cela avec eux. . .Se rendent-ils seulement compte ? Un abandon si terrible, causé par leurs choix si funestes. Il en fut toujours ainsi. Et c’est tout en pensant aux louveteaux qui attendent impatiemment à la tanière un quelconque dîner festif que le loup perçoit un brusque changement dans l’air. Inquiet, il sort de ces ruines de tristesse et L’entrevoit alors. A des milles de là ou ils se trouve, une lumière des plus aveuglante vient d’apparaître. Elle irradie, brûle traverse les paupières. Au bout de quelque seconde, l’intensité de sa luminescence faiblit, pour laisser place à une rougeur foudroyante. La terre commence alors à trembler tout autour du loup, il voit en face de lui, le monde être engloutit par des crocs de fumées et des griffes de poussière. Le rugissement de la chose résonne dans toute la valée. La Terre se fracture, le blanc vire au rouge. La fin arrive, grande, grise, rouge, mortelle, humaine.


|V| ( ceci constitue une sorte de signature que je met à la fin de chacun de mes textes )
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Lord Adriadem
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MessageSujet: Re: "Hiver 2050"   Mer 9 Avr 2008 - 21:14

Voici la première modification, quelques changements avec le premier textes posté.



Hiver 2050
-La vérité, miroitée à travers l’innocence -




Voilà déjà quelques matinées que la fraîcheur hivernale a enveloppé de son manteau de désolation blanc cette belle vallée. Il est possible d’observer, en un endroit reculé, un loup décharné, qui cherche la moindre chaleur, la moindre nourriture dans le cadavre en putréfaction d’un quelconque animal face à cette terreur si puissante. Ici, c’est la terreur de la mort, la terreur de l’anéantissement. En effet, cela fait déjà quelque temps que les animaux avaient pressenti ce dérèglement, cette apocalypse naissante. Qui avec elle a apporta l’odeur suintante de la mort, qui s’avance nonchalamment au milieu de ces visages terrifiés, de ces corps atrophiés et de ces vestiges du passé.

Le loup lève son museau, et regarde le ciel qui s’étend, gris, aveuglant. La neige tombe drue en ce jour et lorsque la chaleur daigne montrer les débuts d’un réchauffement chimérique, c’est la pluie qui s’abat telle de puissantes hallebardes. Ca et là, se sont des cratères immenses, souvenirs d’un passés révolu, de sang répandu et d’âmes égoïstement perdues. Ces plaies ne sont que les témoins du mépris immensément grand de l’Homme face à l’unique chose qui importait : son environnement. Ainsi pense le loup en s’avançant au bord du trou, humant l’air. Il se noie dans la contemplation de ces amoncellements d’os, de ces débris qui jonchent le sol. Ici un jouet d’enfant calciné, rongé par une pourriture naissante est à moitié recouvert par la neige, là une plaque métallique annonçant la fin d’une guerre de meute qui a éclatée en 2048, deux ans auparavant. A quelques pas de ce lieu, on peut voir les corps de deux amants, semblant s’étreindre une dernière fois pour narguer la Grande faucheuse.

S’éloignant quelque peu du cratère, il regarde une nouvelle fois le ciel, et soudain, un monstre de feu, de rage, de métal et de fuselage déchire le ciel. La bête crache des flammes démesurées. Elle semble chuter tout en rugissant un peu plus. On peut apercevoir des ombres tombant de sa carcasse, des débris chuter rapidement vers le sol. Et il est possible d’entendre des hurlements assourdissants d’hommes. A présent à peine visible, elle produit un volcan de bruits, une explosion de rougeoiements dans cet enfer d’un blanc immaculé. Le bruit résonne dans toute la vallée, amplifié, répercuté, il est des plus terrifiant. Non loin de là des acclamations de joie d’une troupe semblant hurler comme lors d’une pleine lune se font entendre. Ils font presque autant de bruit que cette horreur de ferrailles qui vient de passer.

Le vacarme a cessé de résonner. Le silence c’est imposé pendant quelques secondes, le temps que les bêtes se rendent de leur erreur. En effet, un bruit raisonne a l’embouchure de la vallée et d’autres encore viennent alors l’accompagner . C’est alors un tonnerre d’avalanche qui se déclenche à l’autre bout de l’engorgement, là ou le monstre était allé mourir. Le loup distingue la panique de la meute qui eut à peine le temps de se réjouir de sa victoire, révélatrice de son envie de destruction. Ils crient, ils gémissent et ils se battent même entre eux, se rejetant la faute. Il ne connaissent pas eux cette unicité dont il s’éloge tant. Il est trop tard de toute façon, ils seront bientôt tous engloutis par leur propre stupidité. Mais lui, il sait, il sait ou se trouvent les recoins sombres et sûrs. Il sait de toute manière, que tout n’est que répétition du passé, miroir d’actes antérieurs. Grimpant, il contemple du haut de son trône de pauvreté l’anéantissement de ces êtres inférieurs, de ces profanateurs. Dans leur entêtement, ils n’ont pas seulement entraîné leur propre perte, mais celle d’une planète entière, de sa faune, de ces ressources. Et leur châtiment ? C’est un divin éclair qui vient les éradiquer de cet enfer qu’ils ont eux même créé.

A présent, ils sont là, partout, omniprésent. S’attaquant à coup de crocs de fer et griffes de feu. Toujours en désaccord, ils n’arrivent pas à trouver un chef, qui pourrait les mener vers une quelconque rédemption. Ils préfèrent continuer de s’entredéchirer au milieu de ce chaos. Creusant un peu plus leur apogée vers les Enfers les plus profondes de ce monde. Ils croient tous se battre pour une cause juste, mais c’est anéantir la Justice en disant que l’on détruit en son nom. Seulement cela, ils ne s’en rendent pas compte, il sont là, absorbés par leur propre intérêt. Par leur désir et par ce que leur flair leur ordonne. Ils ne voient que leur envies, oublient leur devoir.

Le ciel est devenu nu, non pas de nuages, mais de vie. Autrefois, le loup aimait contempler ces fabuleux êtres volant, mais il fut des plus déçu lorsqu’il les vit migrer vers une autre terre plus clémente. Il n’y a d’ailleurs plus grand chose qui vive se dit-il en longeant un ravin au fond duquel il pouvait apercevoir un immense pont à moitié . La végétation essaye par toutes les manières possibles, mais avec grand peine, de recouvrir ces édifices de ruines. A la place des anciens géants de fer qu’il pouvait apercevoir autrefois, pointant vers le ciel, ce n’est plus qu’une immense forêt de plantes et de gravats, de cratères et de montagnes incertaines. L’ancienne ville n’est plus que ruine. Et ils n’obtiennent que des ruines de leur ruine en s’entretuant. Vivant tels des rats dans les égouts, ils sont à l’affût de la moindre chose pouvant leur promettre la victoire contre leurs semblables, comme il en fut toujours le cas.

Le loup ne peut pas extérioriser son chagrin, il ne peut que baisser la tête, et repenser aux anciens moments verdoyant, à ces contrées détruites qu’il a quittées afin de trouver mieux, pour côtoyer seulement pire. Il ferme les yeux, reste là, pensif. Il sent le vent frais s’engouffrer dans les moindre recoins de son pelage qui a à présent virer au gris à force de poussières tombées du ciel, de ces cendres voilant même ces nuages sombres qui apparaissent de temps à autre. Un moment de calme, il n’entend que le vent. Une trêve au milieu de ces bêtes qui se déchaînent ? Le vent s’amplifie, les flocons se font plus gros, le froid se fait davantage sentir. L’avalanche c’est calmée, et plus un bruit ne résonne dans la valée. Le vent ressemble à un requiem crispant à la l’intérieur de ce désert blanc.

Au milieu de se mistral de silence, le loup entrevoit une battisse à moitié en ruine. Il hume, observe. Peut être trouverait-il une quelconque nourriture dans cet édifice oublié. S’approchant à pas feutrés, il subodore un carnage à l’intérieur du bâtiment grâce à l’odeur qui lui parvient. Il entre alors et son pressentit se voit confirmé. La pièce principale est baignée d’une fumée fine et âcre. Sur quasiment tout les murs sont visibles des traces de sang, sèches, d’une couleur bordeaux. Ces traînées semblent même faire partie du décor. Pantois au milieu de ces témoins d’un carnage d’une cruauté sans pareil, il observe. Il observe et discerne à travers l’épaisse couche de poussière qui recouvre la quasi totalité de la pièce des formes de d’os et de chair en lambeaux. Une fois de plus, la brutalité humaine l’effraie et ne fait que renforcer son jugement sur cette race tellement primitive.

Un bruit, une résonance, il lui semble que quelqu’un marche. Doucement il se tapis, espérant se fondre au milieu de ce nid gris. C’est un homme qui s’approche, titubant. Il est blessé et de longue traînées rouges le suivent, changeant avec splendeur la couleur de la neige éternelle recouvrant le devant de la bâtisse. Il s’apprête à rentrer. Puis il gémit, crispe ses mains autour d’un morceau de bois qui lui sert à avancer. Et c’est avec un cris sourd qu’il s’effondre. Le loup n’ose pas approcher ce monstre. Soudain, sans crier gare, l’homme sort un objet d’une poche attachée à sa taille, et une détonation plus tard, une éclaboussure de sang se répand tout autour de lui. A présent sûr que l’humain ne pouvait plus lui faire aucun mal, le loup s’avance, et va renifler la tête pourfendue en deux endroits, laissant entrevoir les morceaux de cervelle déchiquetés, pourries, et le sang qui s’écoule par chaque orifice. Dans la main qui ne tenait pas la chose sombre et brillante, le loup entrevoit un morceau de papier, parsemé de taches de sang. Sur cette feuille il voit deux petits d’hommes et une femelle en compagnie du mort. Le liquide coule sur l’image et le sourire des enfants est à présent teinté de rouge, leurs visages imprégnés de mort.

Le loup prend quelques secondes pour faire un lien entre les cadavres de la pièce et les visages réjouis et figés sur l ‘image. C’est toujours comme cela avec eux. . .Se rendent-ils seulement compte ? Un abandon si terrible, causé par leurs choix si funeste. Et c’est tout en pensant aux louveteaux qui attendent impatiemment à la tanière un quelconque dîner festif que le loup perçoit un brusque changement dans l’air. Inquiet, il sort de ces ruines de tristesse et L’entrevoit alors. A des milles de là ou ils se trouve, une lumière des plus aveuglante vient d’apparaître. Elle irradie, brûle et traverse les paupières. Au bout de quelque seconde, l’intensité de sa luminescence faiblit, pour laisser place à une rougeur foudroyante. La terre commence alors à trembler tout autour du loup, il voit en face de lui, le monde être engloutit par des crocs de fumées et des griffes de poussière. Le grondement de la chose résonne dans toute la valée. La Terre se fracture, le blanc vire au rouge. La fin arrive, grande, grise, rouge, mortelle, humaine.


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MessageSujet: Re: "Hiver 2050"   Sam 12 Avr 2008 - 11:12

A present, une seconde modification.

Hiver 2050
-La vérité, miroitée à travers l’innocence -






Voilà déjà quelques matinées que le froid hivernal a enveloppé de son manteau de désolation blanc cette vallée, autrefois si belle. Il est possible d’observer un loup décharner à la recherche d’une quelconque nourriture parmi les cadavres en putréfactions. Ici, c’est une terreur constante, la terreur de la mort, la terreur de l’anéantissement. Cela fait déjà quelque temps que les animaux avaient pressenti ce dérèglement, cette apocalypse naissante. Et, avec elle, l’odeur suintante de la mort, qui s’avance inexorablement au milieu ces corps atrophiés, de ces visages terrifiés, oubliés parmi ces vestiges du passé.

Le loup lève son museau, et regarde le ciel qui s’étend, gris, aveuglant. La neige tombe drue en ce. Ca et là, se sont d’immenses cratères trace d’un passés dramatique, de sang répandu et d’âmes égoïstement perdues. Ces plaies ne sont que les témoins du mépris immensément grand de l’Homme face à l’unique chose qui importait : son environnement. Ainsi pense le loup en s’avançant au bord du trou, humant l’air. Il se noie dans la contemplation de ces amoncellements d’os, de ces débris qui jonchent le sol. Ici un jouet d’enfant calciné, rongé par une pourriture naissante, là une plaque métallique annonçant la fin d’une guerre de meute qui a éclatée en 2048, deux ans auparavant. A quelques pas de ce lieu, on peut voir les corps de deux amants, semblant s’étreindre une dernière fois pour narguer la Grande faucheuse.

S’éloignant quelque peu du cratère, il regarde une nouvelle fois le ciel, et soudain, un monstre de feu, de rage, de métal et de fuselage pourfend le ciel. La bête crache des flammes démesurées. Elle semble chuter tout en rugissant un peu plus. On peut apercevoir des ombres tombant de sa carcasse, des débris chuter rapidement vers le sol. Et il est possible d’entendre des hurlements assourdissants d’hommes. A présent à peine visible, elle produit un volcan de bruits, une explosion de rougeoiements dans cet enfer d’un blanc immaculé. Le bruit résonne dans toute la vallée, amplifié, répercuté, il est des plus terrifiant. Non loin de là des acclamations de joie d’une troupe semblant hurler comme lors d’une pleine lune se font entendre. Ils font presque autant de bruit que cette horreur de ferrailles qui vient de passer.

Le vacarme a cessé de résonner. Le silence c’est imposé pendant quelques secondes, le temps que les bêtes se rendent de leur erreur. En effet, un bruit raisonne a l’embouchure de la vallée et d’autres encore viennent l’accompagner . C’est alors un tonnerre d’avalanche qui se déclenche à l’autre bout de l’engorgement, là ou le monstre était allé mourir. Le loup distingue la panique de la meute qui eut à peine le temps de se réjouir de sa victoire, révélatrice de son envie de destruction. Ils crient, ils gémissent et ils se battent même entre eux, se rejetant la faute. Il ne connaissent pas eux cette unicité dont il s’éloge tant. Il est trop tard de toute façon, ils seront bientôt tous engloutis par leur propre stupidité. Mais lui, il sait, il sait ou se trouvent les recoins sombres et sûrs. Il sait de toute manière, que tout n’est que répétition du passé, miroir d’actes antérieurs. Grimpant, il contemple du haut de son trône de pauvreté l’anéantissement de ces êtres inférieurs, de ces profanateurs. Dans leur entêtement, ils n’ont pas seulement entraîné leur propre perte, mais celle d’une planète entière, de sa faune, de ces ressources. Et leur châtiment ? C’est un divin éclair qui vient les éradiquer de cet enfer qu’ils ont eux même créé.

A présent, ils sont là, partout, omniprésent. S’attaquant à coup de crocs de fer et griffes de feu. Toujours en désaccord, ils n’arrivent pas à trouver un chef, qui pourrait les mener vers une quelconque rédemption. Ils préfèrent continuer de s’entredéchirer au milieu de ce chaos. Creusant un peu plus leur apogée vers les Enfers les plus profondes de ce monde. Ils croient tous se battre pour une cause juste, mais c’est anéantir la Justice en disant que l’on détruit en son nom. Seulement cela, ils ne s’en rendent pas compte, il sont là, absorbés par leur propre intérêt. Par leur désir et par ce que leur flair leur ordonne. Ils ne voient que leur envies, oublient leur devoir.

Le ciel est devenu nu, non pas de nuages, mais de vie. Autrefois, le loup aimait contempler les fabuleux êtres volant qu’il est possible de voir, mais il fut des plus déçu lorsqu’il les vit migrer vers une autre terre plus clémente. Il n’y a d’ailleurs plus grand chose qui vive se dit-il en longeant un ravin au fond duquel il pouvait discerner une accumulation de ruines. La végétation essaye par toutes les manières possibles, mais avec grand peine, de recouvrir ces édifices de ruines. A la place des anciens géants de fer qu’il pouvait apercevoir autrefois, pointant vers le ciel, ce n’est plus qu’une immense forêt de plantes et de gravats, de cratères et de montagnes incertaines. L’horreur de l’ancienne ville à laissé place à la beauté de la nature qui ronge ces ruines. Et ils n’obtiennent que des ruines de leur ruine en s’entretuant. Vivant tels des rats dans les égouts, ils sont à l’affût de la moindre chose pouvant leur promettre la victoire contre leurs semblables.

Le loup ne peut pas extérioriser son chagrin, il ne peut que baisser la tête, et repenser aux anciens moments verdoyant, à ces contrées détruites qu’il a quittées afin de trouver mieux, pour côtoyer seulement pire. Il ferme les yeux, reste là, pensif. Il sent l’air frais s’engouffrer dans les moindre recoins de son pelage qui a à présent virer au gris à force de poussières tombées du ciel, de ces cendres voilant même ces nuages sombres qui apparaissent de temps à autre. Un moment de calme, il n’entend que le vent. Une trêve au milieu de ces bêtes qui se déchaînent ? Le vent s’amplifie, les flocons se font plus gros, le froid se fait davantage sentir. L’avalanche c’est calmée, et plus un bruit ne résonne dans la valée. Le vent ressemble à un requiem crispant à la l’intérieur de ce désert blanc.

Au milieu de se mistral de silence, le loup entrevoit une battisse à moitié en ruine. Il hume, observe. Peut être trouverait-il une quelconque nourriture dans cet édifice oublié. S’approchant à pas feutrés, il subodore un carnage à l’intérieur du bâtiment grâce à l’odeur qui lui parvient. Il entre alors et son pressentit se voit confirmé. La pièce principale est baignée d’une fumée fine et âcre. Sur quasiment tout les murs sont visibles des traces de sang, sèches, d’une couleur bordeaux. Ces traînées semblent même faire partie du décor. Pantois au milieu de ces témoins d’un carnage d’une cruauté sans pareil, il observe. Il observe et discerne à travers l’épaisse couche de poussière qui recouvre la quasi totalité de la pièce des formes de d’os et de chair en lambeaux. Une fois de plus, la brutalité humaine l’effraie et ne fait que renforcer son jugement sur cette race tellement primitive.

Un bruit, une résonance, il lui semble que quelqu’un marche. Doucement il se tapis, espérant se fondre au milieu de ce nid gris. C’est un homme qui s’approche, titubant. Il est blessé et de longue traînées rouges le suivent, changeant avec splendeur la couleur de la neige éternelle recouvrant le devant de la bâtisse. Il s’apprête à rentrer. Puis il gémit, crispe ses mains autour d’un morceau de bois qui lui sert à avancer. Et c’est avec un cris sourd qu’il s’effondre. Le loup n’ose pas approcher ce monstre. Soudain, sans crier gare, l’homme sort un objet d’une poche attachée à sa taille, et une détonation plus tard, une marre de sang se répand tout autour de lui. A présent sûr que l’humain ne pouvait plus lui faire aucun mal, le loup s’avance, et va renifler la tête pourfendue en deux endroits, laissant entrevoir les morceaux de cervelle déchiquetés, pourries, et le sang qui s’écoule par chaque orifice. Dans la main qui ne tenait pas la chose sombre et brillante, le loup entrevoit un morceau de papier, parsemé de taches de sang. Sur cette feuille il voit deux petits d’hommes et une femelle en compagnie du mort. Le liquide coule sur l’image et le sourire des enfants est à présent teinté de rouge, leurs visages imprégnés de mort.

Le loup prend quelques secondes pour faire un lien entre les cadavres de la pièce et les visages réjouis et figés sur l‘image. Ce type de fatalité naquit toujours de cette race obscène. Et c’est tout en pensant aux louveteaux qui attendent impatiemment à la tanière un quelconque dîner festif que le loup perçoit un brusque changement dans l’air. Inquiet, il sort de ces ruines de tristesse et L’entrevoit alors. A des milles de là ou ils se trouve, une lumière des plus aveuglante vient d’apparaître. Elle irradie, brûle et traverse les paupières. Au bout de quelque seconde, l’intensité de sa luminescence faiblit, pour laisser place à une rougeur foudroyante. La terre commence alors à trembler tout autour du loup, il voit en face de lui, le monde être engloutit par des crocs de fumées et des griffes de poussière. Le grondement de la chose résonne dans toute la valée. La Terre se fracture, le blanc vire au rouge. La fin arrive, grande, grise, rouge, mortelle, humaine.


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