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SmokeleDragon reptile à mi-temps ...

  Age : 18 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 1644
 | Sujet: Feel God Inc. Dim 2 Avr 2006 - 12:29 | |
| Petit jeu de mots fait après l'écoute du titre Feel Good Inc. de Gorillaz, très bonne chanson, sur un très bon albulm d'ailleurs.
Au début, c'était une simple nouvelle, puis je me suis rendu compte (après l'avoir fait lire à mon entourage) que ça se finissait en suspend, alors j'ai nommé cette partie "Première partie du protocole", puis je me suis dit qu'il faudraitfaire un autre chapitre, une idée me vient comme ça, faire un roman, pas bête non ?
Enfin, surtout postez vos comm et remarques, j'en ai besoin pour parfaire ce texte ( et donc l'histoire en elle-même ^^), il est très important pour moi.
Ps : ah oui, il y a toujours ce côté surréaliste que je glisse dans mes textes ^^. edit : j'ai dû le couper en deux...
Première partie du protocole.
Le vautour me réveilla. Mes yeux s'ouvrirent sur le noir de l'obscurité, puis les refermai sur le noir de mon esprit, les rouvris sur l'obscurité, puis mon esprit... ce manège dura une dizaine de secondes. Enfin, je me levai, avançai à tâtons jusqu'au bureau. Le vautour vint s'y poser, seuls ses yeux luisaient dans le noir, comme s'ils étaient incandescents. Je caressai la surface du bureau, je trouvai l'interrupteur et je pressai le bouton. Il y eut une étincelle dans ma main, et le plafond se mit à brûler. -"On y voit enfin clair, lâchai-je au vautour. Tu vas pouvoir contempler ta nourriture, tiens attrape !" Je lui lançai un chien mort qui traînait sous le bureau, un fox terrier me semble-t-il. Il l'attrapa et alla l'écorcher sur mon lit: -"Eh non ! Va manger dehors!". Il me regarda d'un air pitoyable, je me montrai sec et inflexible : -"Allez, dehors avec le clebs !" Il prit le fox dans son bec d'un air nonchalant, et s'envola vers le plafond brûlant : -" Et ne reviens pas couvert d'étincelles, le mariage n'est que pour demain". Il disparut au dehors dans un "flop" discret. Je m'assis sur le fauteuil à côté de moi, celui que je réserve habituellement aux clients, je me courbai au-dessus du bureau, ouvris le tiroir gauche et en retirai un long cigare au parfum envoûtant. Je me levai et l'allumai au plafond. Le téléphone sonna, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois. Je décrochai : -"Allô, Feel Good Incorporation à votre service ! Déclarai-je. - M.Friedrig ? - Lui-même, que désirez-vous ? - Trois jours, cela fait trois jours que je déprime, une... connaissance m'a conseillé votre"agence". - Et vous voulez oublier ces trois jours ? - Oui ! Si on pouvait me donner des souvenirs plus agréables ça serait encore mieux, mais la science ne le permet pas ! - La science, non, moi je peux, lançai-je d'un ton solennel. - Comment cela ? me répondit une voix excitée à tel point que je me demandai si c'était bien la même. Comment pouvez-vous ? - Voulez vous le savoir, je veux dire, avez-vous intérêt à ce que je vous l'explique ? - Tout dépend, la méthode influence-t-elle le prix ? - Le prix ne s'évalue que par la méthode. - Alors, dites-moi. - C'est simple. Au début, vous me racontez brièvement votre déprime, pas besoin de détails, juste une vague description... - Quel genre de description ? - La cause, votre comportement, la manière dont se manifeste le "blues". - Très bien, ensuite ? - Ensuite, je me drogue jusqu'à l'overdose, en pensant à votre déprime, et je vous fais venir. Je vous regarde et je vous demande d'échanger vos songes avec les miens, étant donné qu'ils sont les mêmes, dans le sens qu'ils sont de même souche, ils se détruisent dans l'échange. Vous me payez, et chacun retourne chez lui, heureux ? - Très bien, combien pour cette méthode ? - Deux liasses de milles par jour, c'est très cher la drogue ces temps-ci. - Parfait, quand commence-t-on ? - Maintenant. Dites-moi là où les causes. - D'abord j'ai tué ma femme, mais bon ça, ce n'est pas grave, elle était très cruelle et seul son héritage pouvait la rendre désirable. Quand ses parents décédèrent, elle devint la femme la plus riche du monde. Elle jeta les cendres de ses parents dans le bassin aux piranhas, seul compagnie qu'elle ne griffait pas, moi-même je porte encore des traces de sa misanthropie. Puis quand je fus assuré par traité notarial qu'en cas de perte de ma femme j'étais le seul héritier, n'ayant pas eu la volonté de nous donner un fils, je la poussai dans ce même bassin. Les piranhas furent en quelques sortes les gardiens du caveau familial. - Vous êtes devenu la femme la plus riche à votre tour ? ironisai-je. - Si vous voulez. Je touchai ma somme, et j'allai chez le banquier pour ordonner le transfert de son compte jusqu'au mien. Le banquier, que je suspectais d'être l'amant de ma femme, refusa. Il refusa de me donner les motifs du refus et me fit escorter jusqu'à la sortie par deux gorilles. Ce fut la première cause de ma déprime. - Attendez que je note." Je cherchai un crayon et une feuille, n'en trouvant pas, je notai sur ma cuisse avec un peu de charbon "refus d'autrui face à un transfert". je repris le combiné : - " C'est noté, reprenez s'il vous plait. - Bien, face au refus du banquier, je me sentis faible et passai le premier des trois jours à traîner dans un bar louche. Je buvais whisky sur whisky, et quand la bouteille était vide, je m'attaquais à la vodka. C'est le barman qui engagea la conversation, une fois que le scotch commença à me faire voir des vagues écarlates dans l'air. Il me demanda ce qui n'allait pas, je lui répondis bêtement que j'avais besoin d'hommes et d'armes. Peu après, je me retrouvai avec un arsenal digne de l'armée allemande et trois gars vêtu en cuir m'attendaient. Nous attaquâmes la banque, masqués bien sûr, et je vidai tous les coffres, sauf celui de ma femme, je me contentai de brûler la porte et de miner le coffre. Je partis et dis au gars de garder le butin, je restai seul et descendis le personnel de la banque, je jetai le banquier dans le coffre et je savourai ces dixièmes de secondes où les billets qu'il n'avait pas voulu me donner semblèrent le déchiqueter. Chez moi, les lettres de condoléances s'entassèrent, et je réfléchis. Je jetai les lettres dans le bassin aux piranhas, et pleurai sur le sort des employés de la banque. Ce fut le deuxième jour, notez, la deuxième cause, remords. - C'est bien, rétorquai-je un peu surpris par les faits. Vous vous prenez au jeu, c'est très bien, je cerne mieux votre personnalité, enfin je crois. - Quelle est donc ma personnalité, me demanda-t-il intrigué. Suis-je fou ? - Bien sûr que vous l'êtes, mais tout le monde l'est, moi, mon voisin, sa femme... non vous oscillez entre deux morales, la vôtre et celle de votre femme. - Pouvez-vous être... plus clair ? - Après que vous m'ayez conté le troisième jour, promis. - Très bien, je continue. Le matin du troisième jour, me dirigeai vers le bassin, voyez-vous j'avais vraiment envie d'y plonger, mais je n'ai pas pu, pas après que j'ai vu ce qu'il s'y passait. - Qu'était-il arrivé de si perturbant ? - Les piranhas... avaient recraché ma femme et ses parents. Leurs corps mâchés étaient à peu près reformés, et là où auraient dû se trouver de la chair ou des os, c'était le papier des lettres de condoléances qui faisaient office de prothèse. Puis, ma femme se tourna vers moi, son père et sa mère, qui eux avaient un teint cendré, l'imitèrent. Ils tendirent les bras vers moi, et je partis en courant, vers le fusil que j'utilise pour les safaris. Je tirai un coup, deux coups, trois coups et je fis sauter leurs têtes. les piranhas firent un nouveau repas de ce qu'ils avaient mangé, ce qui laisse penser qu'ils font partie des poissons ruminants....." Il rit de plus en plus fort, si bien que je dus le ramener sur ce château d'allumettes que l'on nomme terre. Sur ma cuisse, je notais cette scène dans son exactitude, telle qu'il me l'avait raconter. Le vautour revint, sans le fox: -" Vous pensez que ça suffit ? Vous voulez plus de détails ? - Non rassurez-vous, lui répondais-je en riant à mon tour. J'ai tout ce qu'il me faut pour vous rendre heureux ! - Au fait, pouvez m'expliquez ce que vous entendez par "vous oscillez entre deux morales, la vôtre et celle de votre femme" ? - Bien sûr que je peux, d'ailleurs plus les jours passent, plus je me persuade que je peux tout faire. - Et ? - Vous voulez savoir ? Vraiment ? - Oui, je pense vouloir. - Moi.... - Quoi vous ? - Moi je ne veux pas vous expliquer. - Ah. - Non, désolé je suis fatigué, il faut que je me procure la drogue, et il est tard je crois ? - ...quatre heures du soir en effet, en quoi cela joue t'il ? - C'est l'heure de la récré dans les lycées, tous les gosses vont se ruer sur le dealer qui les attends aux grilles. - Comment le savez-vous ? Comment pouvez-vous en être sûr ? - Vous savez, j'ai été lycéen, j'ai aussi été dealer. - Très bien, je ne vous retiens pas plus longtemps ? - Je vous en serais reconnaissant, merci. - C'est moi qui vous remercie, au revoir". Il raccrocha. Le vautour vint sur ma cuisse, son plumage commença d'enlever mes notes: -"Oh mais t'es intenable ! Casse- toi!". Il s'envola et se posa à deux mètres, vexé. Je regardais son plumage d'un noir parfait, le feu du plafond qui nous éclairait lui donnait des airs majestueux, comme le fier charognard qu'il était: -" Allez fais pas la gueule, amène moi plutôt du papier et un stylo". Il ne bougea pas: "- S'il te plait, m'empressais-je de rajouter." Enfin il décolla, m'amena le tout, je "recopiais ma cuisse", la nettoyais et enfilais un jean et une chemise noire. _________________ "La flemme est l'avenir de l'homme..." Smoky, en plein dans son avenir....
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 | Sujet: Re: Feel God Inc. Dim 2 Avr 2006 - 12:29 | |
| Le vautour vint sur mon épaule et me caressa les cheveux du bout du bec: -"Oui, nous sortons, il me faut de la matière première, tu vois ?". Je me suis toujours demandé si il comprenait mon job, ce que je faisais pour gagner ma vie, et la sienne. Je me dirigea vers la porte, l'ouvrit et sortit, ferma derrière moi. Dans le couloir, des gosses jouaient à "qui crie le plus fort?" et se fouettaient mutuellement avec des fils de fer barbelés. Le petit Miguel était toujours le plus fort à ce jeu, et ce jour là il garda sa médaille. La cage d'escalier est sombre, comme les marches sont humides on y tombe facilement. Heureusement il y a toujours quelqu'un prêt à s'immoler par le feu pour vous éclairer. Que les gens sont bons quand ils dépriment. Je pourrais les guérir, mais aucun n'en a les moyens, et je n'ai pas leur cœur, ni leur morale. Bientôt j'atteignis la Rue Bleue. L'air qui y flotte est bleu marine, et le seul moyen d'éclairage assez efficace est les étincelles qui proviennent des lampadaires abîmés. Ca vous ravage les yeux, mais vous pouvez courir pour vous mettre à l'abri dans les rues adjacentes, qui elles sont normales. Je baissais les yeux après avoir vu où je voulais aller, je traversais la rue en courant sans me soucier d'une voiture quelconque qui aurait pu venir, ici les voitures sont soit brûlées soit en pièces détachées. De l'autre côté le vautour m'attendait déjà, sur la poignée d'une porte rouge. Je le chassait et entrait, quand je claquait la porte, il eu tout juste le temps de passer et d'y laisser quelques plumes. J'avançais malgré les coups de bec qu'il me portait au crâne, je le chassait à nouveau, et il reprenais ses attaques, sans but ni raison. Au bout du couloir, il y avait une autre porte, d'une couleur bleue phosphorescente, il n'y avait pas de poignée, juste un judas rouge sang. Je mettais mon oeil devant et frappais la porte de trois coups. Personne ne me répondait, je frappais à nouveau. Le vautour vint devant le judas, y posa un griffe: -"Non mais vous êtes fou !! ça fait mal !!, hurla une voix nasillarde." Le vautour sauta en arrière, et je dû me baisser pour l'esquiver et le laisser reprendre son envol. Je me retournais, d'où venait la voix ? -" Ouais fais pas l'innocent ! Depuis quand tu poses tes griffes dans l’œil des gens ?!!". Le vautour se cacha derrière moi, comme s'il avait peur, il regardait fixement le judas qui n'était plus seulement couleur sang, mais qui saignait abondamment le long de la porte: -" Bon, recommença le judas, car je supposais que c'était lui qui parlait. Je suppose que vous êtes des clients, entrez mais ne crevez pas plus d'yeux!!". Et la porte s'ouvrit, la lumière bleue s'estompa rapidement au profit d'une ombre rouge qui ne masquait pas l'homme qui m'attendait, elle le rendait juste un peu plus mystérieux qu'à son habitude, sa main droite cachait la face gauche de son visage: -" Sarham, lui dis-je, qu'est ce que c'est que ce foutoir avec ton judas éborgné ? - Ce n'est pas mon judas que tu as éborgné imbécile de vautour, me répondit-il en me regardant fixement .C' est moi." Et il laissa tomber la main qui cachait sa face gauche, un oeil tomba, son oeil: -"Tu te déguises en judas maintenant ? - Ta gueule, un jour je regretterais de t'avoir offert le vautour, entre". Je le suivais, des petits lézards courraient partout, je prenais garde à ne pas les écraser: -" Pourquoi, tu ne regrettes déjà pas ton oeil ?". Il se retourna, en prenant appui sur une commode verte: -" Bien sûr que non, celui là se faisait vieux, j'ai fait la guerre Opiacée avec, mais bon, ça fait mal et ne t'ai pas reconnu". Il ouvrit un tiroir, remplis d'yeux de différentes couleurs : -" Tiens si j'étais vairon aujourd'hui ? Un vert avec le marron ? T'en penses quoi vautour ? - Je n'en pense rien, borgne tu es absolument inoubliable, lui répondis-je en devinant qu’il ne parlait pas à mon compagnon. - Cette ville vraiment ? Ne dirais-tu pas plutôt ce taudis ? - A la limite, ce royaume des borgnes, ironisais-je. car ces yeux que tu gardes dans ton meuble, ils viennent de près non ? - Ahaha mais non mais non, je les importe directement de Paris, tu sais là ils peuvent bien se permettre de perdre un oeil, ils sont tellement déformés, que un de plus ou un de moins, il verront toujours double ahahahaha !! - Marrant, de puis combien de temps n'es tu pas allé à Paris ? Un siècle ou deux ? -.......hmm......trois siècles je crois, c'était juste avant la guerre Opiacée, où tout mes frères sont morts sans douleur, les parisiens avaient déjà une dizaine d'yeux non ? - Et ils les ont toujours, enfin pour certains. - Et bien tu vois tout va bien. - Nous habitons à Paris, tu sais, la guerre dont tu me parles n'a pas eu une envergure mondiale, c'était juste une guerre civile entre dealers et policiers...........d'ailleurs personne n'a vraiment gagné, puisque les dealers ont presque tous été abattus, et que les flics ont été assez stupides pour se buter d'une overdose... - Ah ! Les salauds ! Notre bonne drogue, volée sur les cadavres de mes collègues!!...Mais, nous n'habitons pas à Paris n'est ce pas ? Ce sont des sous-sols ici, pas une ville!! - Il y a deux manières de vivre sous le sol, tu sais ? Sois tu creuses, soit on t'enterre ! Nous on nous as enterré sous les ruines de la ville. - Ah merde, et on vit si longtemps que ça ? Pour ça ? - On ne vit pas longtemps, enfin, je ne pense pas, l'histoire est faite de milliers de durées trop longues, nous, nous en prenons juste quelque parts. - De ? - ...... - Des parts de quoi ? insista t'il. - Ah ! des parts de temps, en haut, ils doivent vire plus longtemps, je pense. - Mouais, bon, passons. Tu venais pourquoi au juste ? De la drogue, comme tout le monde! - Non, pas comme tout le monde, file moi trois paquets de fine-verte, c'est pour rêver. - Pff, lâcha t'il. De la drogue, toujours de la drogue.... - Et bien tu es dealer ? Non ? Donc, c'est normal si on te demande de la drogue non ? - Ouais, c'est ça, comme si ça me plaisait....". Il s’éclipsa vers une salle verte, j'entendis le bruit d'un tiroir qu'on ouvre. Il revint, le vautour consenti enfin à lever la tête., et posa le bec sur l'épaule. Sarham m'envoya trois paquets de poudre verte: -" Sûrement les derniers, dit-il. Je vais arrêter. - quoi ?? tu veux me mettre au chômage avec toi ? - Entre autre, retour aux sources, voir des gosses comme toi crevé me fait réfléchir, des fois.... - Pff, ça fait combien ? - Cadeau, j'espère que tu réfléchiras toi aussi.....adieu". Le doigt crochu qu'il me tendit désigna la porte, je la prenais, vautour dans mon ombre. _________________ "La flemme est l'avenir de l'homme..." Smoky, en plein dans son avenir....
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  Age : 18 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 1644
 | Sujet: Re: Feel God Inc. Mer 10 Mai 2006 - 13:24 | |
| Voilà la première partie réécrite, je laisse celle de base pour que ceux qui n'aiment pas lire trop de longueur ne passe pas (trop) à côté de l'histoire.
Première partie du protocole.
Le vautour me réveilla. Mes yeux s'ouvrirent sur le noir de l'obscurité, puis les refermai sur le noir de mon esprit, les rouvris sur l'obscurité, puis mon esprit... ce manège dura une dizaine de secondes. Enfin, je me levai, avançai à tâtons jusqu'au bureau. Le vautour vint s'y poser. Seuls ses yeux, d'une incandescence surnaturelle, luisaient dans le noir. Je caressai la surface du bureau, je trouvai l'interrupteur et je pressai le bouton. Il y eut une étincelle dans ma main, et le plafond se mit à brûler. -"On y voit enfin clair, lâchai-je au vautour. Tu vas pouvoir contempler ta nourriture, tiens attrape !" Je lui lançai un chien mort qui traînait sous le bureau, un fox terrier me semble-t-il. Il l'attrapa et alla l'écorcher sur mon lit: -"Eh non ! Va manger dehors!". Il me regarda d'un air pitoyable, je me montrai sec et inflexible : -"Allez, dehors avec le clebs !" Il prit le fox dans son bec, il avait une expression presque endormie. Il décolla tant bien que mal en battant de ses deux grandes ailes noires qui semblaient l’embarrasser plus que l’aider. -" Et ne reviens pas couvert d'étincelles, le mariage n'est que pour demain, je tiens à ce que tu sois propre et beau pour le mariage de mes parents ! Il disparut sans un bruit. Je m'assis sur le fauteuil à côté de moi, celui que je réserve habituellement aux clients, je me courbai au-dessus du bureau, ouvris le tiroir gauche et en retirai un long cigare au parfum envoûtant. Je me levai et l'allumai au plafond. Le téléphone sonna une fois. Un coup d’œil au réveil m’indiqua qu’il était huit heure du matin. Deuxième sonnerie, un têtu pas de doute. Troisième sonnerie, non j’étais censé dormir. Quatrième, pas de doute lui il en veut ou elle ? Cinquième, si ça se trouve c’est un rancart ! Je décrochai : -"Allô, Feel God Incorporation à votre service ! Déclarai-je, le cœur plein d’espoir. - M.Friedrig ? - Lui-même, que désirez-vous ?. La voix est masculine j’aurais mieux fait de laisser sonner, au diable la conscience professionnelle ! - Trois jours, reprend la voix, cela fait trois jours que je déprime, une... connaissance m'a conseillé votre"agence", on vous prétend efficace… - Et vous voulez oublier ces trois jours ? Vous avez frappé à la bonne porte - Oui ! Si on pouvait me donner des souvenirs plus agréables ça serait encore mieux, mais la science ne le permet pas ! - La science, non, moi je peux, lançai-je d'un ton solennel. Ma devise, le malheur de l’un fait le bonheur des autres. - Comment cela ? me répondit une voix excitée à tel point que je me demandai si c'était bien la même. Comment pouvez-vous ? - Voulez vous le savoir, je veux dire, avez-vous intérêt à ce que je vous l'explique ? - Tout dépend, la méthode influence-t-elle le prix ? - Le prix ne s'évalue que par la méthode. - Alors, dites-moi. - C'est simple. Au début, vous me racontez brièvement votre déprime, pas besoin de détails, juste une vague description... - Quel genre de description ? - La cause, votre comportement, la manière dont se manifeste le "blues". - Très bien, ensuite ? - Ensuite, je me drogue jusqu'à l'overdose, en pensant à votre déprime, et je vous fais venir. Je vous regarde et je vous demande d'échanger vos songes avec les miens, étant donné qu'ils sont les mêmes, dans le sens qu'ils sont de même souche, ils se détruisent dans l'échange. Vous me payez, et chacun retourne chez lui, heureux ? - Très bien, combien pour cette méthode ? - Deux liasses de milles par jour, c'est très cher la drogue ces temps-ci. - Parfait, quand commence-t-on ? - Maintenant. Racontez-moi là ou les causes. - D'abord j'ai tué ma femme, mais bon ça, ce n'est pas grave, elle était très cruelle et seul son héritage pouvait la rendre désirable. Je pense même avoir accomplit la seule bonne action de ma vie. J’ai été un homme d’affaire véreux dès ma sortie du lycée et à mon avis cet acte a eu le pouvoir d’effacer tous mes méfaits d’un seul coup. Elle-même était aussi véreuse que moi dans les affaires, c’est même dans cet univers que j’ai cru tomber amoureux d’elle, en fait elle était à peine plus que mes folles ambitions. Non, elle était pire. Au décès de ses parents, elle devint la femme la plus riche du monde. Elle jeta les cendres de ses aïeux dans le bassin aux piranhas, seule compagnie qu'elle ne griffait pas, moi-même je porte encore des traces de sa misanthropie. Ce comportement me choqua profondément, je ne sais pas pourquoi, enfin pas trop. Je me mis à la détester, par respect pour ses parents qui furent comme les miens. La première partie de mon plan pour les venger fut administrative, je voulais que leur fortune me revienne, j’étais bien plus digne qu’elle de posséder l’argent de ses géniteurs, depuis notre rencontre jamais elle n’en a dit du bien ou alors en cachette. Comme elle possédait la majorité des études de notaires de la ville, je dus utiliser plusieurs précautions, comme changer d’identité, d’apparence le temps des discours. Ce stratagème idiot et grossier marcha très bien, à mon grand étonnement. Je fus assuré par traité notarial qu'en cas de perte de ma femme j'étais le seul héritier, pour la première fois je fus heureux qu’elle ait toujours refusé de nous donner un fils. Je la tuai d’une manière que le lieu et mon influence firent passer pour accidentelle, dans les tous les journaux on put lire que la directrice de la Vivaldi Corps avait quitté ce monde en sombrant dans un bassin rempli de piranhas qu’elle avait dans son salon. Les piranhas furent en quelque sorte les gardiens du caveau familial. Et moi je suis devenu la même chose qu’elle, même plus un homme, une chose. - Vous êtes devenu la femme la plus riche à votre tour ? Ironisai-je d’un humour cynique et machiste. - Si vous voulez. Je touchai ma somme bien méritée, et j'allai chez le banquier pour ordonner le transfert de son compte jusqu'au mien. Le banquier, que je suspectais d'être l'amant de ma femme, refusa. Il ne voulut pas de me donner les motifs de son opposition et me fit escorter jusqu'à la sortie par deux gorilles. Ce fut la première cause de ma déprime. - Attendez que je note." Je cherchai un crayon et une feuille, n'en trouvant pas, je notai sur ma cuisse avec un peu de charbon "refus d'autrui face à un caprice de businessman". Je repris le combiné : - " C'est noté, reprenez s'il vous plait. - Bien, face au refus du banquier, je me sentis faible et passai le premier des trois jours à traîner dans un bar louche. Je bus whisky sur whisky, et quand la bouteille fut vide, je m'attaquais à la vodka. C'est le barman qui engagea la conversation, une fois que le scotch commença à me faire voir des vagues écarlates dans l'air. C’était la première fois que j’étais ivre et je suspecte le bar où je m’étais réfugié d’avoir coupé ses alcools avec quelques substances hallucinogènes. De mémoire d’homme, jamais le whisky n’a eu le pouvoir de colorer le monde en rouge, ni de le faire bouger comme s’il n’était qu’une onde sur un plan d’eau. Le barman, assez sympathique malgré sa tête criblée de greffes métalliques, de fils et de voyants, me demanda ce qui n'allait pas, je crois qu’entre deux râles éthyliques je lui répondis bêtement que j'avais besoin d'hommes et d'armes. Peu après, je me retrouvai avec un arsenal digne de l'armée allemande et trois gars vêtus de cuir m'attendaient. Ils avaient tous trois une mine patibulaire, et dans leurs yeux se reflétait de la cruauté, et rien de plus. Nous attaquâmes la banque, masqués bien sûr, et je vidai tous les coffres, sauf celui de ma femme, je me contentai de brûler la porte et de miner le coffre. Je partis et dis aux gars de garder le butin, je restai seul et descendis le personnel de la banque, un par un. Sur le coup j’eus un plaisir bestial à les massacrer, à les voir fuir, je garde un souvenir d’une vieille femme qui s’accrochait à une poignée de porte dans l’espoir de se glisser derrière. Je visai du mieux que je pus. Elle perdit sa main, son coude puis sa vie. Je m’étais bien amusé, sur le coup mais maintenant je vois que ces employés n’auraient jamais dû payer le lourd tribut de ma stupidité. J’étais là pour le banquier, rien de plus. Le trouver fut une tâche bien plus facile que je ne le pensais, il se cachait simplement sous son bureau, les mains sur les oreilles, la sueur comme costume. Je le jetai dans le coffre de me femme et je savourai ces dixièmes de secondes où les billets qu'il n'avait pas voulu me donner semblèrent le déchiqueter. Chacun des morceaux de papiers gras ressemblèrent à des coutelas volants aux ailes enflammées. Quand je sortis, je vis que la presse m’attendait comme si on l’avait prévenu. Je parlais, beaucoup et longuement. Je fus adulé, ce pays est curieux, quand vous êtes assez courageux pour être lâche comme je l’ai été, vous devenez un héros ! Enfin, j’en profitais sur le moment et donnais une longue interview sur l’art de tuer pour le bénéfice. Peut-être m’avez vous vu ? - Non, je n’ai ni la télé ni le temps de le regarder. -Bon, ce n’est pas grave, j’étais grotesque. Après cet épisode, les lettres de condoléances s'entassèrent, et je réfléchis à l’hypocrisie de ces morceaux de papier. Je les jetai dans le bassin aux piranhas, et pleurai sur le sort des employés de la banque, en fait leur sort m’inquiétait beaucoup, bien qu’il soit trop tard. Je tentais de me saigner les veines, de faire en sorte que mes nouveaux crimes s’en aillent avec mon sang, mais qu’aurais-je fait de l’argent ? Ils étaient morts pour que je le possède, par respect pour eux comme pour feu mes beaux-parents je me devais de survivre. Ce fut le deuxième jour, notez, la deuxième cause, remords. Je n’aurais jamais dû les tuer, mais c’était fait que voulez-vous. - C'est bien, rétorquai-je un peu surpris par les faits. Vous vous prenez au jeu, c'est très bien, je cerne mieux votre personnalité, enfin je crois. - Quelle est donc ma personnalité ? Me demanda-t-il intrigué. Suis-je fou ? Suis-je pire ? - Bien sûr que vous l'êtes, mais tout le monde l'est, moi, mon voisin, sa femme... non vous oscillez entre deux morales, la vôtre et celle de votre femme. C’est assez intéressant, courant mais intéressant. - Pouvez-vous être... plus clair ? - Après que vous m'ayez conté le troisième jour, promis. Même si c’est assez dur pour quelqu’un de non-initié. - Très bien, je continue. Le matin du troisième jour, je me dirigeai vers le bassin, malgré ma volonté et mon idéal, cette irrésistible envie de mort et de justice me tiraillait, voyez-vous j'avais vraiment envie d'y plonger rien que pour me montrer que je pouvais avoir tort, mais pour d’autres raisons comme ennuyer la presse qui faisait un grand cas de mon affaire. Un journal a même monté un groupe de fan de mon aventure, en trois jours ! Des milliers de gens s’y sont inscrits, des idiots n’ayant vu en mon acte qu’une splendide démonstration de violence. Des faux intellectuels se réfugiant dans cet épisode de la vie d’un de leur concitoyen pour faire une étude poussée du destin tragique qui nous unit tous. Quoiqu’il en soit, ces gens voyaient en moi une star, je ne sais pas pourquoi. Peut-être pensaient-ils que j’allais m’attaquer aux ruines qui font le toit de notre monde ? Non, je n’ai pas la force de soulever les vestiges de l’ancien Paris et de nous tirer des sous-sols de la vieille capitale. Cela n’est pas dû à ma dépression, plus à ma raison et à mon éducation, il est impossible de nous sortir de cette prison de bitume où nos ancêtres nous ont enfermés, mais je m’égare, nous n’allons pas refaire l’histoire du pays. Je reprends, je voulais donc me jeter dans le bassin, rien que pour faire le pied à ce groupe d’abrutis qui me vénéraient…je n’ai pas pu…pas après ce que j’ai vu, cette scène…horrible et tellement injuste ! - Injuste ? Dis-je surpris, que s’est-il passé ? - Les piranhas... avaient recraché ma femme et ses parents. On pourrait s’attendre à ce que la surface de l’eau soit recouverte d’un vomis répugnant, alors qu’en ait c’était bien pire. Leurs corps mâchés étaient à peu près reformés bien que gluants et mous. Là où auraient dû se trouver de la chair ou des os, c'était le papier des lettres de condoléances qui faisaient office de prothèse. Le trio macabre se tourna vers moi, ma femme avait la peau rouge et était bien plus grande que ses deux « parents », après coup je me dis que cela est logique vu qu’ils furent jetés dans le bassin en cendres. Leur peau cendrée était effrayante. Ils tendirent les bras vers moi, et je partis en courant, vers le fusil que j'utilise pour les safaris. Je tirai un coup, deux coups, trois coups et je fit sauter leurs têtes. Les piranhas firent un nouveau repas. Je me suis effondré, je trouvais tellement injuste qu’ils ressortent de l’autre monde tous les trois, ma femme m’avait déjà assez fait souffert, et mes beaux-parents…c’était pour eux que j’avais faits tout ça ! Ils n’avaient pas à me dire que c’était mal, c’était pour eux ! - Vous dire que c’était mal ? Vous l’avez vu comme ça ? - Comment sinon ? Des morts sortent et se jettent sur vous, c’est très clair pour moi ! - Pas pour moi, avez-vous pensé qu’il était possible qu’ils soient revenus pour vous protéger ? - Non, c’est impossible, ils seraient revenus plus beaux ils m’ont fait peur. Je les ai tués, tant pis pour eux. - Si vous le dites. » Ce client commençait sérieusement à me taper sur les nerfs, plus il parlait et plus il avait l’air arrogant. Je notais mes impressions sur cette scène sur ma cuisse, j’abrégeais le plus possible le charbon commençait à manquer. Le client rajouta : -" Vous pensez que ça suffit ? Vous voulez plus de détails ? - Non rassurez-vous, lui répondis-je. J'ai tout ce qu'il me faut pour vous rendre heureux ! - Au fait, pouvez-vous m'expliquer ce que vous entendez par "vous oscillez entre deux morales, la vôtre et celle de votre femme" ? - Bien sûr que je peux, d'ailleurs plus les jours passent, plus je me persuade que je peux tout faire. - Et ? - Vous voulez savoir ? Vraiment ? - Oui, je pense vouloir. - Moi... - Quoi vous ? - Moi je ne veux pas vous expliquer. - Ah ! - Non, désolé je suis fatigué, il faut que je me procure la drogue, et il est tard je crois ? - ...quatre heures du soir en effet, en quoi cela joue t'il ? - C'est l'heure de la récré dans les lycées, tous les gosses vont se ruer sur le dealer qui les attend aux grilles. - Comment le savez-vous ? Comment pouvez-vous en être sûr ? - Vous savez, j'ai été lycéen, j'ai aussi été dealer. - Très bien, je ne vous retiens pas plus longtemps ? - Je vous en serais reconnaissant, merci. - C'est moi qui vous remercie, au revoir". Il raccrocha. Le vautour vint sur ma cuisse, son plumage commença d'enlever mes notes: -"Oh mais t'es intenable ! Casse-toi!". Il s'envola et se posa à deux mètres, vexé. Je regardais son plumage d'un noir parfait, le feu du plafond qui nous éclairait lui donnait des airs majestueux, comme le fier charognard qu'il était: -" Allez fais pas la gueule, amène-moi plutôt du papier et un stylo". Il ne bougea pas: "- S'il te plait, m'empressais-je de rajouter." Enfin il décolla, m'apporta le tout, je "recopiais ma cuisse", la nettoyais et enfilais un jean et une chemise noire. Vautour boudait toujours, je lui jetais un regard doux. Il tourna la tête et se posa sur mon lit, commençant de déchirer l’oreiller. Pas grave, mieux vaut l’édredon que moi. Je me rassis, pris la feuille que mon compagnon de plumes m’avait gentiment donnée, et écrivit de l’autre côté : _________________ "La flemme est l'avenir de l'homme..." Smoky, en plein dans son avenir....
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  Age : 18 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 1644
 | Sujet: Re: Feel God Inc. Mer 10 Mai 2006 - 13:25 | |
| « Si nous sommes coincés ici bas, que faire pour nous sortir ? Et surtout voulons-nous sortir ? Aujourd’hui un nouveau client me demande d’oublier, nous sommes le douze du mois je crois et déjà huit personnes m’ont sollicité pour que je leur donne le pouvoir de ne pas se souvenir d’une période noire de leur existence. Cela est un fait inquiétant en soi, même si je me réjouit du fait de m’enrichir, je ne peux pas m’empêcher d’éprouver une certaine inquiétude au sujet de mes clients. J’ai déjà repéré quelques noms qui revenaient régulièrement sur ma liste de rendez-vous, des femmes souvent. La question que je me pose est donc, est-ce que cette nouvelle vue aurait un effet néfaste sur le moral mondial ? Je m’explique. Voilà près de trois-cent soixante ans que la France a été ravager par une guerre civile de la plus grande ampleur, c’était ne année de crise sociale et être un dealer était un moyen de s’en sortir, bien que certains vieux habitants très attachés à la beauté du pays des droits de l’homme furent farouchement opposés à cette nouvelle communauté qui s’installait. Bien vite il y eut deux grands camps, les dealers et les forces de l’ordre ( qui ne regroupaient pas que des policiers ). En plus de cela, la France devint le premier pôle de revente de substances psychotropes au monde, détrônant les pays d’Amérique du Sud. La guerre ( qui fut nommée guerre opiacée en raison de la l’opium qui semblait être la cause principale du conflit) éclata au désavantage des dealers, et bientôt ils furent ( ou plutôt devrais-je dire nous fûmes) battus. Mais cela ne s’arrêta pas là, il y eut des dérapages plus ou moins incontrôlés qui sont, je pense, à la base de la situation psychologique du moment. Les forces victorieuses avaient causé plus de dommages que nous-mêmes n’aurions pu en faire avec nos marchandises. Paris, qui fut le berceau des affrontements, fut entièrement rasée par leurs tirs, et les sous-sols restèrent les seuls lieux vivables malgré la présence de vermine en tout genre. On nous força à descendre, et on jeta avec nous nos vieilles drogues, nos familles et nos souvenirs. On vota une constitution retirant à « ceux du bas » le droit d’aller à la surface. Ce fut le début d’une période sombre, la plupart des nôtres étaient des junkies et très peu parvinrent à survivre dans cet environnement hostile. Il fallut trouver solutions à plusieurs problèmes, d’abord l’eau et la nourriture. Il y avait de quoi produire des vivres en bas, mais l’eau était celle des égouts et la viande celle des rats énormes qui voyaient en nous la même chose que nous en eux. L’autre problème fut de savoir s'il était possible qu'un jour nous puissions ressortir, clandestinement ou non. Techniquement parlant c’était possible, nous pouvions respirer, il y avait donc des ouvertures. Mais elles étaient gardées et les seuls braves qui se risquèrent à y aller furent descendus. C’est de ce fait que part mon raisonnement, ce brusque changement du statut d’homme qui nous toucha tous est-il la cause du malaise qui semble nous toucher ? Après avoir été chasser, l’homme, qui est le plus grand prédateur de cette planète, s’est retrouvé proie parmi les proies. C’est un retour à la préhistoire, nous devons faire face à des ennemis qui peuvent être d’autres clans ( j’ai eu écho de cas similaires à la guerre opiacée à Amsterdam, un réseau de tunnels souterrains rongerait le sol, on pourrait très bien se retrouver avec des toxicomanes hollandais qui nous sauteraient dessus dans le seul but de voler nos réserves), à chasser en inventant des nouvelles armes ( les progrès en nouvelles technologies apportés par les ingénieurs qui tombèrent avec nous sont impressionnants). Bref, malgré des progrès en matière d’énergie et d’adaptation nous sommes au moyen-âge de la vie troglodyte. Et ça, les hommes le vivent mal, tout particulièrement celui qui vient de m’appeler, qui tente de s’accrocher à des valeurs comme l’argent pour éviter de devenir chasseur. Le fait q’il s’accroche à des valeurs morales est assez amusant aussi. Je préconise une triple dose de Rêveuse. Le cas est réglé, j’applique. » Je signais la feuille, la posais sur le bureau. Mon oreiller ressemblait à une tempête de neige figée. Je pris un classeur rouge et rangea la feuille dans la partie « affaire en cours ». Vautour était calmé. _________________ "La flemme est l'avenir de l'homme..." Smoky, en plein dans son avenir....
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Dernière édition par le Mer 10 Mai 2006 - 13:27, édité 2 fois |
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