Les Songes du Crépuscule

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La saison de la chasse

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Napalm dave
La bête ignivome


ViergeChèvre
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MessageSujet: La saison de la chasse   Ven 28 Juil 2006 - 22:20

Bon voilà une petite nouvelle un peu humoristique que j'avais mise sur un forum 40 000, mais qui peut largement prendre place dans un univers de SF classique et générique. Elle est surtout basée sur les dialogues et la situation un peu cocasse: attention ce sont des bidasses qui parlent, ne vous attendez pas à des échanges dignes des liaisons dangereuses! Laughing
J'en mettrai des mieux par la suite, ne vous inquiétez pas!

La saison de la chasse

-« Bon alors on fait quoi ? » Demanda pour la énième fois la deuxième classe Anita Breuer, les yeux cernés et la voix lasse.
Mais le caporal Bengt ne savait que répondre, comment pouvait il mener le peloton ? Il n’avait pas la moindre expérience. Il avait toujours été habitué à suivre, à approuver : « oui sergent, bien sergent ! », le bon toutou à son pépère avait osé dire une recrue, qui se frottait à présent le visage endolori par un coup de poing bien mérité. Bengt n’aurait pas du perdre son humour ni son sang froid, mais là la situation était vraiment plus que préoccupante.

Ils étaient là, séparés de leur compagnie, barbotant dans les marécages d’une planète pourrie et oubliée des dieux et des hommes. Si seulement Thracia n’avait pas été le premier monde sur la route des mutins du 12ème bellator, passés aux ordres du tyran de Santander, si seulement son unité n’avais pas été affectée à cet avant poste de seconde zone, digne d’un bataillon disciplinaire, si seulement cet espèce de pu***** d’en**** de sal**** de dinosaure n’avait pas dévoré goulûment le sergent Mac Bride et avec lui, leur seul poste de radiobalise encore en leur possession.
Ce fichu appareil était tout ce qu’ils avaient pu sauver du retranchement après les bombardements, avec le bolter lourd que portait péniblement Magnus au dessus de l’eau. Celui-ci était vraiment mal en point, enfoncé jusqu’à la taille dans la boue, le souffle court et les bras engourdis par la fatigue et l’humidité. A bien regarder, l’ensemble des gardes de la compagnie C n’avaient pas l’air plus fiers ni plus beaux à regarder : les uniformes trempés, salis, la peau crasseuse et suante, les casques pendouillant à la ceinture. La belle couleur olive de leurs uniformes n’était plus qu’un souvenir, de même que leur dignité.
Bengt fronça les sourcils et se pris la tête à deux mains, au loin, la détonation caractéristique d’un Tudd Gun troubla le silence pesant de la jungle et quelques uns prêtèrent même l’oreille. Il poussa un grand soupir et se tourna vers Breuer qui le fixait toujours, ses cheveux crépus maculés de boue séchée après une après midi entière passée à chuter dans les fondrières.
-« On avance direction nord nord-est jusqu’au secteur alpha alpha 56, c'est-à-dire celui du QG, si toutefois il existe encore, des questions ? Des objections ? »
-« C’est derrière les lignes ennemies ! » S’écria le soldat Dendrek.
-« Ta gueule Dendrek ! » Coupa aussitôt Magnus qui ne souhaitait maintenant qu’une chose : bouger et ce, à n’importe quel prix.
-« Tu as une meilleure idée ? » Dit Bengt, « De toutes façons y a plus de lignes ennemies, plus de front, rien, c’est le merdier, c’est tout. Alors soi on reste ici à gober les moustiques, soi on bouge vers nos camarades et on prend le parti d’essayer de les retrouver. On risque juste d’avoir plus de chance de retrouver ce lézard aussi ! » Dit il d’un ton posé et sérieux, comme s’il tentait d’expliquer un problème de math à un esprit particulièrement lent.
-« Oh non ! Ne me dis pas que tu as l’intention de partir à la chasse à ce poulet géant ? On n’en a pas assez chié ? » Supplia Dendrek.
-« On en chiera certainement beaucoup moins si on récupère cette fichue radiobalise ! Dit il en lançant un regard sombre. Elle est faîte d’un plastique spécial qui pourra résister un certain temps à la digestion du dinosaure, ce n’est pas le cas du sergent d’ailleurs… »
Tous regardèrent leurs pieds, et comme un seul homme, ils se relevèrent pour reprendre la route d’un pas soutenu.

Après deux heures de marche, ils avaient enfin retrouvé un semblant de terre ferme, Les conversations avaient un peu repris, à voix basse, car tous guettaient en fait l’animal miraculeux, contenant la radio providentielle. Il leur arrivait de sursauter, chacun leur tour, au moindre frôlement inhabituel dans les feuillages. Il faut dire que les « rimfax » étaient des bestioles redoutables, même pour tout un peloton de la garde impériale : hauts comme des arbres, des crocs et des griffes comme des sabres, et une fâcheuse faculté à résister aux tirs nourris des « lampes- torches ». Loin d’être des monstres balourds, ils avaient aussi une prodigieuse capacité à se fondre dans les feuillages des cimes, et quand un gros individu vous fonçait dessus, vous n’aviez souvent pas le temps de vous apercevoir que vous aviez cherché du regard la bestiole trop bas…
-« Eh les gens, vous êtes sûrs qu’on prend la bonne direction ? » Se plaignit soudain Steiner, une recrue qui traînait un peu le pas depuis quelques minutes.
-« Pourquoi, t’en connais une meilleure ? » Lui lança Breuer, sardonique.
Steiner ouvrit les bras d’un air désemparé.
-« Non, non c’est pas ça, c’est que je reconnais rien ici ! »
-« Des arbres, des arbres, et oh ! Un escarpement, passionnant ! S’écria le caporal, ironique. Oui je sais, y a une impression de déjà vu, ou de jamais vu, c’est comme tu préfères, mais si on se réfère à la carte, c’est par là que ça se passe ! »
-« C’est là que le rimfax est allé surtout, non ? »
-« Je le répète pour ceux qui n’ont pas compris, dit Bengt en secouant la tête, excédé, on aura dix fois plus de chances de s’y retrouver avec la radio balise. Maintenant, si tu veux partir tout seul, je te retiens pas, je suis pas commissaire, t’auras pas une balle dans la tête ! »
Steiner poussa un gros soupir et accéléra le pas. Puis, il se stoppa, avec une grimace de douleur, il dégrafa son gilet pare balles.
-« Oh et puis merde ! Dit il. Je suis plus trempé qu’une couche, j’ai poing de côté énorme et surtout j’ai envie de pi… »
-« C’est bon, c’est bon ! Interrompit Bengt. Pas besoin de décrire ce que tu vas faire ! Grouille toi de te vider et rejoins le peloton, y a eu assez de carnage aujourd’hui ! »
Le garde se précipita près du bord de l’escarpement et attendit patiemment que passe l’intégralité du cortège de ses camarades. Certains des survivants ne lui lancèrent qu’un bref regard maussade, mais d’autres, craquant nerveusement, se mirent à rire de bon cœur.

Quand le peloton se fut un peu éloigné, Steiner prit une profonde inspiration et se laissa aller au soulagement, un sourire extatique illumina son visage. Tout d’un coup, un bruit aigu rompit le silence ambiant et il sursauta. Son pied gauche glissa dans l’herbe humide et son cœur fit un bon dans sa poitrine, il arriva tout juste à se réceptionner.
Il s’accroupit et tendit l’oreille, inquiet, remarquant au passage que ses camarades avaient disparu au tournant du sentier. Ses sens en alerte lui confirmèrent ce qu’il avait cru entendre : une sonnerie électronique, un « Bip ! Bip ! Bip ! » Sonore qui approchait doucement dans sa direction. Il se releva brusquement.
-« Eh les mecs ! Stop ! Stop ! Arrêtez il est là! Il est... »
Steiner n’eut pas le temps de finir de hurler que la terre meuble et grasse du talus céda sous son pied. Atterrissant de justesse sur ses pieds, il glissa sur la pente presque à pic et se mit à courir comme un dératé, sauf qu’il ne contrôlait plus rien et qu’il n’arrivait pas à ralentir. Sur son passage, des pierres et des mottes de terre roulaient il écrasa quelques buissons, mais il était toujours debout, les bras écartés, il allait toujours plus vite, dans la posture d’un pantin désarticulé.
Soudain, il entendit la sonnerie, proche, tout proche…Il ne put réprimer un grand cri et trébucha en avant, il n’eut le temps de distinguer qu’une énorme gueule grande ouverte à demi dissimulée derrière les feuillages, une caverne béante soulignée par une dentition acérée et parfaite. Il cria de plus belle, l’haleine épouvantable du monstre lui parvint ainsi que ce « Bip ! Bip ! » insupportable.
Il fut précipité la tête dans première dans la gueule du rimfax qui n’eut qu’à relever son énorme tête pour l’engloutir. La dernière chose qu’il entendit fut un grésillement électronique et la radio qui vociférait avec la voix d’un officier :
-« Compagnie C, Compagnie C, ici QG, bon sang, ramenez vos fesses immédiatement et en vitesse ! »

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Magic dragon spits tracing bullets expose our hiding place.
Magic dragon iron monster destroys, with rage

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