Les Songes du Crépuscule

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Prend ton pied et réveille-toi...( projet AT)

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SmokeleDragon
reptile à mi-temps ...


CapricorneSerpent
Age : 18
Inscrit le : 29 Jan 2006
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MessageSujet: Prend ton pied et réveille-toi...( projet AT)   Lun 31 Juil 2006 - 14:13

Prologue


Nous sommes dans ma chambre et Elle est nue, comme moi.
Elle me tourne le dos, je l’embrasse du regard tandis qu’elle m’embrase de sa présence.
Elle regarde par la fenêtre, je vois son charme lutter avec celui du ciel que la baie vitrée domine.
Bien sûr, Elle est victorieuse.
Le soleil se lève sur sa peau douce et dorée, la lumière la caresse d’une main douce et amoureuse. Je pourrais être jaloux, mais je prends pitié et laisse le bel astre profiter d’une beauté que la plus belle des planètes ne pourra jamais avoir
Le lit n’est pas défait, il n’y a plus de lit tant nos amours physiques furent passionnés. Les draps sont déchirés, les coussins éventrés. Elle a des plumes posées sur les cheveux. Ses yeux sont plongés dans les miens, son bleu sur mon gris. Mes mains lui caressent le haut des cuisses, encore en sueur. Elle se penche sur moi, me recouvre. Sa poitrine s’écrase contre la mienne, sa langue excite mes lèvres. Elle remonte ses mains jusqu’à mon visage, me lèche le cou.
Ravi, je lui laisse mon corps et ordonne à mon âme d’aller vagabonder avec la sienne.
Ses jambes serrées en étau contre les miennes m’emprisonnent, je me laisse juger puisqu’elle est la justice de mon plaisir, maîtresse idéale.

-Tu sais que je t’aime bien toi ?me murmure-t-elle.


-Je m’en serais presque douté, tu es tellement… expressive.


Je la serre fort contre moi, voilà trois jours que je n’ai pas quitté sa peau. Je crois que je l’aime.

-On remet ça ? reprend-elle en léchant frénétiquement mon cou. Je suis… (lèche encore) sûre…(encore)… que tu ne sauras pas…

-… Te dire « non » ?

- C’est ça… avoue que tu en es incapable.


J’aime ces interrogatoires sentimentaux, ces tests romantico-érotique. Cette manière si féminine et douce de me dire que si je pars, elles me tuent, mais que si elles partent et que je me tue ça ne sera que justice.


- Tu me connais aussi bien que moi.

- Ce qui veut dire ? me nargue-t-elle en rampant sur mon bas-ventre. Ne tourne donc pas autour du pot…

Je ne peux pas me retenir de rire un peu :

- Cessons de parler, veux-tu ?

Elle me sourit, recommence son jeu de frottements. Je sens des frissons électriques parcourir mon corps qui m’incite à l’aimer de plus en plus fort.
Elle se lève, de la tête elle me montre son sexe qu’elle a voilé de ses deux mains.

-D’accord, j’arrête de parler. J’arrête de t’aider.

Elle sourit et me montre son entrejambe, reprend :

-Tu devras, enfin non, tu dois…

Je sens qu’elle est gênée, gênée de me demander de communier encore une fois. J’aimerais lui dire que c’est un plaisir, que la gêne n’est rien. Mais après tout, il n’y a rien de mieux pour se savourer pleinement qu’un mystère à résoudre.

- Me débrouiller seul ? Te guider ? Tu n’en as pas besoin voyons.

- Alors viens. Montre ce que tu sais faire, j’ai hâte.

Mon visage ne trouve pas d’expressions plus belles qu’un simple sourire, je me sens fort, si fort de l’aimer !
Je ressens en moi l’excitation d’un adolescent, la passion d’un amant, et la bravoure -oui, la bravoure celle qui fait trembler les malheurs- d’un soldat perdu, seul face à son idéal.
Et avant de me lancer dans la bataille charnelle, je lui donne un dernier ordre.


-Aime-moi.


Et nous nous fondons l’un dans l’autre.


Retour à la réalité…

Lorsque je me réveille, ma chambre est vide, le lit est fait. Je suis seul et la pièce donne l’impression que je l’ai toujours été. Dehors, la nuit chasse le jour, les étoiles viennent plus nombreuses.

Les draps me bordent jusqu’à la taille, après tout est lisse et plat, mes jambes sont à nouveau reparties. Je les regrette autant que cette femme.

Je m’affale sur mon lit, me demande bien où peut être mon amour, car mes souvenirs sont toujours là. Son odeur reste lovée dans mes poumons, le goût de sa salive est maître de toutes mes papilles.

Le bruit du téléphone qui sonne me sort de ma nostalgie, sa sonnerie me déchire les tympans. Partout dans mon loft sa voix aiguë réclame mon attention, un message vient d’être laissé.

-Téléphone, communication acceptée, grommèle-je.
- Entendu… bzuiiit ! Nouveau message de « Docteur Emile Simon », reçu à 08 : 09 : 55. Voulez-vous l’écouter ?

- Mouais, pourquoi pas.

- Message en mode écoute ! Bzuiiit…


Et il lance le fichier audio capable de reproduire la voix de mon vieil ami, le génie de la neurologie moderne Emile Sinon, Mimile pour les amis.
« Albert ? Ici Emile. Je t’appelle au sujet de tes greffes, je crois qu’on a reçu des jambes qui conviendraient parfaitement à ton corps, tu te rends compte ? Finis les prothèses, des vraies jambes, tu vois ? Au niveau neuronal, ça ne devrait pas poser de problème puisque j’ai tout ton plan synaptique sur mon ordinateur, quelques nano-machines et tes nouveaux membres seront connectés à ton cortex. Merci qui ?
Sinon, je voulais aussi te dire au sujet de… hum… je ne sais pas si, enfin il vaut mieux qu’on évite d’en parler au téléphone. Je sais que tu vois de quoi je parle, amène-la, c’est urgent et intéressant, mais surtout reste discret !
Ecoutes, retrouve-moi après six heures, dans la partie haute de l’hopital. J’ai une opération à faire et ensuite je te parlerais du sujet qui nous intéresse, le plus. »

Et " la machine à communiquer sans se toucher " finit de répéter.

-Fin du message, désirez-vous le réécouter ?

- Non, éteints-toi



…Plus tard, dans la partie haute de l’hôpital…

J’aime voir Emile opérer, j’aime ses doigts fins et blancs qui manient le scalpel, j’aime sa cruauté chirurgienne.
J’apprécie de voir ses clients souffrir quand il touche un mauvais nerf, les voir atteindre l’orgasme lorsqu’il atteint le circuit de récompense, ou bien lorsqu’ils s’endorment comme drogués car il aurait touché quelques neurones à dopamine.
La neurologie moderne n’est pas une science mais un art.

Derrière la vitre qui me sépare de l’opération, et donc là où je ne suis pas, la scène ressemble à un mélange de viol et de torture.
La patiente est entièrement nue, plutôt jolie, le crâne est légèrement ouvert et garni de fils électriques en tout genre. Ces fils sont rattachés à une machine qui ressemble à une petite plaque blanche, elle est posée sur une table à côté de la patiente.
Trois médecins sont penchés sur son cas, surtout le plus petit des trois qui est debout sur un tabouret pour que ses bras atteignent la tête de la patiente, couché sur sa table.
Un des deux autres – le neuro-ingénieur sûrement -s’occupe de la machine et tapote nerveusement sur son ordinateur, un autre prépare des outils ressemblants à des pinces plates, sa blouse rose traduit son appartenance à la branche dermatologique.

-Ça y est, le pôle de stimulation est programmé ! s’exclame le neuro-ingénieur en levant la tête vers le dermatologue. A partir de quelle température ne pouvez-vous plus refaire le visage instantanément ?

-Hmm… je vais dire qu’entre cinquante et soixante degrés je devrais lui refaire la peau après et ça prendra…

Il réfléchit, se passe la main sur le visage :

-Trois heures environ, termine-t-il.

-Très bien, la machine ne chauffera pas plus que quarante degrés, en théorie.

-En théorie ? s’indigne le dermatologue. Jeune homme, savez-vous le nombre de conneries que la théorie n’a pas prévu ? Vous avez fait des calculs au moins ?

- Bien sûr que j’ai fait des calculs, pour qui me prenez-vous ?

C’est à ce moment de la conversation que le troisième homme intervient.
Il lève la main, coupe le débat. Toujours penché sur la tête de la femme, ses yeux ne sont pas concentrés sur ses collègues, mais pourtant ce petit homme juché sur un tabouret représente l’autorité au sein du groupe.
Cet homme-là, c’est Emile.

- La ferme vous deux !
Il lève la tête vers l’infirmier du fond, les autres ne disent rien.

-Combien de temps reste t’il avant le début officiel de l’opération ?

L’infirmier se jette dans son agenda électronique, trouve enfin l(information :

- Trois minutes professeur !

Emile tapote alors sur une calculatrice, posée à côté du fouillis de fils :

- Très bien… si j’en crois mes calculs – qui dépassent la théorie soit dit en passant – les implants de cette femme se seront adaptés à la nouvelle base de donnée cérébrale dans environ deux minutes et quarante-trois secondes, ce qui veut dire que notre bon ingénieur peut aisément refaire ses calculs afin de s’éviter les foudres de son supérieur hiérarchique. ( Il regarde les deux hommes ) Ce qui – si l’on prend en compte l’expression de mufle de notre dermatologue – ne risque pas d’être une simple paire de baffes.

L’ingénieur et le dermatologue croisent leurs regards, chacun voit l’amusement de l’autre.

Emile ( se replongeant dans le buisson de fils plantés sur le cerveau ) : Je pense que vous devriez vous y mettre maintenant. Au fait dermato ! Allez me chercher un bol de chocolat chaud, vous serez bien brave.

Le neuro-ingénieur est plongé dans ses calculs et ses feuilles virtuelles, la sueur perle à son front.
Le dermatologue regarde furieusement Emile, comme si l’envie de lui casser le crâne à coup de dents lui chatouillait la bouche. Un regard du petit neurologue l’envoie mélanger un peu de Banania dans du lait.

De mon côté de la vitre, je souris de revoir mon vieil ami s’affirmer comme cela face à deux hommes bien plus grands que lui, être nain et chirurgien n’est pas donné à tout le monde, surtout quand on est aussi savant qu’Emile.
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Dernière édition par le Jeu 14 Déc 2006 - 20:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Prend ton pied et réveille-toi...( projet AT)   Lun 31 Juil 2006 - 14:16

… Dans le bureau d’Emile, après une discussion au sujet de la patiente, nous entrions enfin dans le vif du sujet…



Emile : Bon, tu as ce que je t’ai demandé ?

Moi ( fouillant mes poches ) : Oui, oui, ne t’inquiètes pas… Ah voilà ! ( Je sors une petite boîte noire de ma poche, la pose sur le bureau ) Tiens.

Emile : Elle est en bon état, tu t’en es servi au moins ?

Moi : Bien sûr ! Et plutôt deux fois qu’une !

Emile : Et c’est bien avec la femme dont tu rêvais que ton esprit à fait l’amour ?

Moi : Oui.

Emile : Une blonde je suis sûr… Bon passons ( il ouvre un tiroir de son bureau, règle un bouton sur « incinérateur ». Le tiroir s’embrase, il jette l’appareil dedans. ) Voilà, ça c’est fait.
Bon, je vois déjà que tu veux me tuer.

Moi ( enragé ) : Et comment que je vais te tuer sale nabot ! Tu viens de détruire le peu de chose qu’il me restait de bon dans ma chienne de vie !

Emile : N’exagère rien, je ne suis pas si petit que ça. ( Il sourit, face à mon silence il reprend ) Je rigole… la raison pour laquelle j’ai détruit ton précieux engin est simple.

Moi : Parles, et vite sinon ce ne sera plus une raison que tu chercheras mais une excuse !

Emile ( m’ignorant ) : Après les nouvelles découvertes que j’ai faites, cet engin c’était une cyber-daube. Tu veux que je t’explique ?

Je lui réponds « oui » d’un geste de le main.

Emile : Bon, autant te montrer mon nouveau… enfin… TON nouveau joujou. ( il prend une boîte en dessous de son bureau ). Voilà, ton nouveau maître des orgasmes ! ( il s’apprête à ouvrir la boîte )

Moi : « maître des orgasmes » ? Tu le tires d’où ce nom ?

Emile : D’une cassette de mon adolescence, le premier porno que j’ai vu avec toi, tu sais celui où un super-héros viole des bandits pour les punir.

Moi : Et en fait ils deviennent tous obsédés par lui ?

Emile : C’est ça ! Il était nul ce film.

Moi : C’était moi qui jouais le super-héros…

Emile (gêné) : Pas de bol. Bon, tu veux que je te montre la machine ?

Moi : Vas-y.

Il ôte lentement le couvercle, et sort un objet qui a l’air de tout sauf d’un truc capable de me faire jouir d’une partie de jambes en l’air avec un « moi » idéal. Ça ressemble à une selle de vélo, en légèrement plus gros, avec des tas d’engrenages… juste de quoi vous coupez l’envie.

Emile ( apercevant mon air surpris ) : Je sais, je sais, ça a l’air barbare comme ça, mais rassure-toi c’est génial ! ( il pose l’objet sur sa table ) Je t’explique rapidement le fonctionnement ( il désigne un disque d’une taille assez large surmonté d’un pôle central et de trois petites tourelles) Ceci est le transformateur cérébral, en gros c’est ce qui donne la matière à tes rêves, tu n’imagines plus, tu vis la chose. ( il montre une colonne qui descend du centre du transformateur ) Cette chose sert juste à relier le haut du bas, utile et décorative. A cette colonne sont attachées deux sortes de voiles, tu vois ? Elles servent à capter tes ondes cérébrales, et donc à les envoyer au transfo. Cette petite excroissance en forme d’aileron là, en bas, c’est la partie droite du serre-jambes, l’étau si tu veux. A gauche on trouve son opposé symétrique, mais au milieu –enfin presque- il y a le « brûleur ».

Moi : Le brûleur ? Ey ! Je veux pas un gadget pour sado-maso moi !

Emile ( rigole ) : Non, non ne t’inquiètes pas, c’est bien utile qu’une simple cigarette pour faire bander les tordus. Ce truc, c’est la vraie différence avec l’ancien modèle – qui sinon avait exactement les mêmes outils- car il permet de mettre un peu de toi même dans ton fantasme, je veux dire ; donner du charnel à tes rêves !

Impressionné par la fascination d’Emile pour son invention, je n’ose pas lui dire que je ne comprends rien.

Emile : Donc tu prélèves un peu de ton corps, tu le brûle là-dedans et paf ! L’espace d’un instant tu peux vraiment faire l’amour avec une vraie femme, en chair et en rêve !

Il me regarde un instant, je doute de son état de santé psychique, mais ça a l’air tentant.

Emile : Dis moi, c’est pas génial ça ?

Moi : Euh… si, si…

Mon ami s’assoit, son regard reflète sa tristesse.

Emile : Tu ne me crois pas hein ?

Moi : Si, si… mais c’est juste que ça me semble risqué, non ?

Emile : Mais oui !Et c’est pour ça que c’est bon ! Le risque, rien de mieux pour prendre son pied, non ?

Moi : Je suis cul-de-jatte, je te rappelle…


Emile : Ne joue pas sur les mots, tu vois très bien ce que je veux dire ! (il est tout excité ) Bon, je vais te montrer le principe de ce système… ré-vo-lu-tio-nnaire ! ( il s’empare de l’engin, l’active en appuyant sur les tours du transformateur qui s’enfoncent lentement ) Oui, devant toi ! Je ne suis pas pudique, c’est pour la science que je me mets à nu !

Moi ( un peu paniqué ) : Mais Emile, ce n’est pas la peine de… te mettre dans cet état, je ne te reconnais pas…

Emile (ôtant ses chaussettes, il est nu ) : Et pourtant, je suis moi ! Allez on y va ! ( il allume le brûleur qui se met à émettre une flamme bleue très impressionnante ), que vais-je donner ? Hum voyons voir. Mon petit doigt ! ( il plonge le petit doigt dans le brûleur, le doigt se consume sur le coup, apparaît une substance rose sans forme apparente ) Ah, maintenant je m’enfile la bête !( il se jette sur la forme rose, je n’ose pas imaginer quelle atrocité son esprit a pu imaginer, il la caresse et la pénètre ) Simplet ! Simplet ! Ouiiiii !

Je cherche désespérément à sortir du bureau, mais pourtant je suis attiré par ce spectacle qui – j’en suis sûr- ne sera pas donné souvent.

La forme rose disparaît, Emile tombe par terre, nu comme un ver.

Emile : Simplet, non ! C’était si bon ! ( il se jette sur la machine, active à nouveau le brûleur et y plonge la main cette fois ) Espérons que ça dure plus longtemps avec un gros membre !

Et son infernal manège de vieil obsédé dura une heure, puis deux, ponctué par de nombreux « Simplet , Passe-Partout c’est une tapette à côté de toi ! » ou d’autres « On rentre du boulot ! Ahahaha ! »
De toutes évidences, il était devenu fou. Mais, la forme rose ne durait jamais assez longtemps et Emile alimentait le brûleur régulièrement de tout ce qu’il trouvait sur lui, bras, jambes, pieds, oreilles… et il finit – non sans regret – par sacrifier son organe reproducteur, ce qui entraîna sa lente disparition…

A la fin, il ne restait plus que la forme rose qui attendait les nouveaux assauts de son créateur et amant, le pauvre avait mis bien trop de matière dans son appareil à plaisir, et je crois que sans mon intervention héroïque pour jeter cette être faible, aveugle et sourd à l’incinérateur, elle serait toujours en train de l’attendre.

Quand je ressors du bureau d’Emilien, je fais bien attention à ne pas attirer les soupçons avec mon fauteuil roulant qui grince des dents dès que je suis nerveux. Ce détail me fait remarquer qu’il ne m’a pas parlé un seul instant de mes nouvelles jambes…

Je rentre chez moi, ferme les yeux., inspire profondément comme pour envoyer loin Emile et ses fantasmes qu’il a finit par me donner. Je dors.





Toujours aussi belle, elle revient…mes yeux me piquent, mais ce n’est pas grave.

Elle : Alors, je te manquais ? Que c’est choux…

Elle m’embrasse d’un baiser baveux, jouissif. Je sens mon corps se tendre.

Elle : Tu me désires encore ?

Moi : Je te désire toujours.

Je me jette sur elle, m’accroche à son coup, la lèche violemment et avec passion. Elle a une légère réticence, puis elle se laisse faire.

Et je lui fais l’amour, elle reste témoin de ma fougue.

Elle me laisse sur le lit une fois que je me suis vidé en elle.

Elle a un sourire magnifique, une peau douce et superbe. Ses seins sont aussi de véritables œuvres d’arts.

Elle : Ca faisait longtemps mon choux. ( elle m’embrasse ) Je t’avais tant déçu que ça ?

Moi : Oh non, c’est juste que… disons que j’ai connu d’autres beauté avant toi, plus comme je les aime.

Elle ( douce ) : Mais ? Car il y a un « mais » ?

Moi ( sourire) : « mais », elles me prenaient trop de moi, je sais pas si tu vois…elles voulaient mes poésies pour elles, mes relations au cinéma, mes places et mon aura…

Elle ( me caressant ) : Hmmm… des goule, des suceuses… enfin, je me comprends.

Bien sûr qu’elle se comprend, et que moi aussi je la comprends.
Bien sûr que ce sont des goules, mais ne l’est-elle pas aussi à sa manière ?
Bien sûr que je l’aime…

Moi : J’aurais dû rester dans ton cœur, pas aller chercher celui des autres…

Elle ( amusée ) : Mon cœur ? Mon corps oui… petit coquin va ! Au fait…( elle caresse le milieu de mes cuisses ) Où as-tu perdu tes deux jambes ? Et comment ?

Moi : Dois-je te le dire ?

Elle ( se collant contre moi, son odeur m’excite à nouveau ) : Bien… si tu ne me le dis pas…je ne saurais pas comment te consoler… et cela te sera insupportable…

Tu es douce et charmeuse, nouvelle âme.
Tu es belle, et magnifiquement réelle.

Moi : Dans un tournage, je me suis pris une poutre, tout simplement. Elle m’a broyé les jambes, rien à faire.

Elle : Oh… mon pauvre petit cœur…

Tu es belle, tendre, excitante.
Tu es sans danger, je n’ai rien à te sacrifier, ni mon corps, ni ma raison.
Tu es celle dont je rêvais, et dont j’ai rêvé.
Je n’avais rien à perdre avec toi.
Si ce n’est la liasse de billets verts que je te laisse chaque fois qu’il me prend l’envie de t’aimer.

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MessageSujet: Re: Prend ton pied et réveille-toi...( projet AT)   Lun 31 Juil 2006 - 14:20

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