Les Songes du Crépuscule

AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
 

Les journaux du Children's Rainbow

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Historien
Scribouilleur


TaureauChat
Age : 21
Inscrit le : 02 Mar 2008
Messages : 19

MessageSujet: Les journaux du Children's Rainbow   Jeu 6 Mar 2008 - 1:02

L’Historien

« 16 Juillet 3009 – Calendrier Terrien
L’Illiade – Vol vers Orion II pour la conférence sur l’Histoire des nébuleuses d’Adrien.

Je viens de faire la plus grande découverte de ces cents dernières années. Mon père était historien, mon grand-père aussi, ainsi que mon arrière grand-père. Quatre générations à la poursuite d’une réponse : qu’est ce qui est arrivé au Children’s Rainbow ? Tout l’univers connaît la version officielle donnée seulement quelques mois après la disparition du bâtiment et de ses quatre commandants. Mais mon arrière grand-père ne croyait pas à cette version et quand il a voulu examiner les « preuves » avancées lors de l’annonce officielle, il a rapidement conclu qu’elles étaient construites de toutes pièces. Mais personne n’a voulu le croire tant qu’il n’aurait pas retrouvé le vaisseau. Car selon sa théorie, rien n’aurait pu abattre un tel bâtiment à l’époque. Non pas qu’il eut été indestructible, car de nombreux récits de l’époque relatent les états parfois déplorables dans lequel le vaisseau rentrait des combats. De plus les membres de l’équipage qui étaient tous revenus n’ont jamais donné la moindre explication à ce qui est arrivé au Children’s Rainbow. L’équipage du « Rainbow » était très lié, soudé par des années de combats et de difficultés, et c’est en « la mémoire de nos commandants » qu’ils n’ont jamais dévoilé ce qui est arrivé au bâtiment. D’après mon arrière grand-père le Children’s Rainbow ne pouvait être détruit car il était « le meilleur bâtiment, commandé par quatre génies ». Depuis chaque homme dans ma famille a poursuivi ce vaisseau et son histoire. Hors de toutes les légendes qui ont été racontées sur le « vaisseau de la liberté », puisque c’est comme ça qu’il a été surnommé par les gens, notre famille a cherché à élucider le mystère qui entoure ce bâtiment, ses hommes et surtout ses commandants. C’est cette chasse effrénée qui a débouché sur l’achat de l’Illiade pour pouvoir voyager librement hors des flux de transport. Mais le vaisseau a bien vécu, le système de calcul des trajectoires notamment n’est plus aussi précis. Alors il n’est pas rare que je doive piloter pendant plusieurs jours pour finalement arriver à destination. Ces flux de transport sont tellement rapides que la moindre erreur dans le calcul, aussi infime soit elle, vous fait sortir du flux à des millions de kilomètres de votre destination originale. Bref, mes aïeux ont récolté un nombre impressionnant d’informations sur le Children’s Rainbow, jusqu’à dénicher un vieux rapport sur l’arrivée de plaques d’alliages métalliques pour la réparation de la coque d’un vaisseau dans un entrepôt de l’armée de l’air dans la capitale. En recoupant les informations avec les positions du Children’s Rainbow, ils ont pu établir que cet alliage avait servi à réparer une brèche dans le flanc gauche survenue lors d’un échange violent avec une corvette impériale. Depuis nous sommes capables de repérer cet alliage spécifique, car très ancien, pour retrouver plus facilement le bâtiment.
Je suis parti il y a deux jours pour me rendre sur Orion II afin de participer à une conférence sur les nébuleuses d’Adrien. Ayant fait partie de l’équipe qui a expliqué la disparition des Adriens, ce peuple multiracial disparu il y a trois cents ans dans des circonstances étranges, je me devais d’être là-bas pour la présentation de notre travail à la communauté des Historiens. Mais cela ne me gênait pas, ces recherches avait été intéressantes et fructueuses, ce qui ne pouvait que remonter ma côte de popularité qui était plutôt basse. J’appartenais à la famille qui voulait remuer le passé, toucher à la légende du Children’s Rainbow, chose qui est impensable pour beaucoup. Mais ce voyage avait un autre intérêt pour moi, il aller me permettre d’aller fouiner dans l’une des « cachettes » du Rainbow. Le bâtiment est célèbre pour ses parties de cache-cache avec les forces impériales dans les nébuleuses, près des trous noirs et autres champs magnétiques d’importance qui pouvaient le cacher sur les radars. Le « four du diable », donc, est un regroupant nébuleux à quelques années lumières du flux de transport qui relie la Terre à Orion I. Pourquoi « le four du diable » ? Et bien parce que ce regroupement est une anomalie spatiale d’importance. Outre la pression extraordinaire à l’intérieur des nuages gazeux, il se produit un phénomène rarissime et très dangereux : un orage électromagnétique. Ces phénomènes se produisent généralement lors de combats spatiaux violents et sont très courts, pas plus d’une minute. Mais les récits des vaisseaux complètement détruits par de tels orages ne sont pas rares : la puissance électromagnétique et son intensité sont telles que tous les systèmes électriques explosent. L’orage électromagnétique du « four » est constant lui, d’où sa grande capacité à brouiller les radars et les communications en même temps. Pour parfaire le tableau les nuages électroniques gravitent autour d’une étoile naine refroidie mais qui émet encore un flux de rayon gamma très élevé et dont la densité est proche de celle de quatre étoiles standard. Pour résumer il était impossible de pénétrer dans ce « four » à l’époque du Rainbow : si la pression n’écrasait pas votre vaisseau comme une crêpe, tous vos systèmes électriques (soit tous vos systèmes) étaient détruits ou mis hors service par l’orage. En plus, comme si ça ne suffisait pas, vous aviez une fenêtre de quelques mètres tout au plus pour vous mettre en orbite, et si vous n’y arriviez pas, vous finissiez irradié par les rayons gammas avant de vous écraser sur l’étoile naine. Aujourd’hui la puissance des boucliers déflecteurs, la précision des sauts hyper spatiaux et les matériaux poly-végétaux des coques permettent de franchir sans encombre tous ces obstacles dans la mesure où vous ne traînez pas plus de quelques heures. Pourquoi ce four du diable m’intéressait-il ? Et bien parce qu’il fait partie des endroits improbables dans lesquels le Rainbow traînait pour semer les destroyers impériaux qui le prenaient régulièrement en chasse. Sans entrer dans le four, les perturbations électromagnétiques suffisent à brouiller n’importe quel système de repérage de l’époque du moment que vous étiez assez près. Il y a donc un jour environ je sors de l’hyper-espace aux alentours du « four du diable ». Immédiatement je fixe avec toujours ce même espoir l’écran de mon radar réglé pour détecter le fameux matériau des rapports de mon arrière grand-père. Ce regard insistant sur le petit écran au dessus des jauges de carburant hydrogénique je l’ai eu plus de mille fois peut-être. L’espace est grand et quand je ne travaille pas pour vivre, je suis en expédition pour retrouver trace du Rainbow, et ce depuis que je suis sorti de l’université, il y a maintenant 38 ans. Mais une fois de plus le radar ne me signale rien de particulier. Je fais le tour du « four » en une petite heure sans grand succès. Tout semble indiquer un nouvel échec, une petite pointe au cœur encore une fois. Et puis je me suis rappelé l’histoire que me racontait mon grand père, histoire qu’il tenait d’un des descendants d’un caporal sur le Rainbow, la fameuse poursuite au travers des champs d’astéroïdes prés d’Aldérande, ou comment le Rainbow et son équipage ont traversé un champ d’astéroïdes sans encombre, chose improbable quand on connaît la taille du bâtiment. S’il était capable de traverser un champ d’astéroïdes à plein régime, il était capable de tout. Je ne suis pas en retard sur mon horaire, loin de là, alors je m’approche, sans grande conviction. Pour un maximum de sécurité je vérifie une nouvelle fois que mes boucliers déflecteurs sont à leur capacité maximum. Je fais très attention à toutes les informations qui sont dispatchés sur mes écrans flottants. Normalement mon vaisseau est capable de passer à travers le « four » sans encombre si je ne m’y attarde pas trop, enfin j’espère après les réparations du mois dernier qui m’ont coûté la modique somme de trois milles crédits. Bref, j’étais si attentif à mon pilotage et aux informations sur le vaisseau que je n’ai pas vu la petite tâche lumineuse sur le radar, une tâche noyée au milieu du brouillard gris qui représente l’orage électronique. En réalité je n’ai rien vu jusqu’à temps d’être dans les premiers mètres de la brume, c’est à ce moment que l’alarme s’est déclenchée pour m’avertir de la découverte. Stupéfait j’essaie d’avoir une image 3D par extrapolation des données du radar. Mais malgré la qualité des instruments je n’ai rien de concluant. Vu la forme de la tâche ça pouvait bien être le vestige de n’importe quelle croiseur qui se serait aventuré un peu trop près de l’orage à l’époque du Rainbow. En réalité j’essayais de ne pas trop y croire au cas où ce soit effectivement les restes d’un autre vaisseau. Mais plus j’approchais et plus les contours de la tâche se précisaient, aucun vaisseau de l’époque du Rainbow n’avait de telles dimensions. La nébuleuse étant dense je n’arrivais rien à distinguer à part des éclairs qui zébraient les environs. Alors je me contentais de fixer l’écran du radar, de fixer cette tâche dans laquelle je venais de placer tous mes espoirs. Soudain, la brume se dégagea et me voilà sorti de l’orage sans encombre. Devant moi l’intérieur du four, au loin l’étoile naine compacte, vulgaire rocher noir. Et tournant autour ma découverte, l’apogée de quatre vies de recherche : le Children’s Rainbow. Je détaillerais un autre jour l’état du vaisseau et ce que j’ai pu en visiter, car me voilà déjà depuis trois heures dans le flux de transport et je devrais être arrivé à destination dans cinq minutes tout au plus, le trajet Terre - Orion I prenant 8 heures de temps. Je vais clore cette première note en dévoilant la plus prometteuse de mes découvertes. Flottant au milieu des décombres de ce que j’ai identifié comme étant la salle commune, un coffret dans un alliage étrange mais qui a résisté à l’orage magnétique, dans ce coffret j’ai trouvé plusieurs disques-dur. Tous les fichiers ont le même style de titre : une lettre suivie de chiffres. Mais le contenu est crypté selon un codage que je n’ai pas encore pu craquer, malgré la puissance de calcul de mon ordinateur de bord. Je pense que ces fichiers sont des rapports, ou des notes techniques laissés par l’équipage du Rainbow. Je ne suis pas sûr que ça nous apprendra comment le Rainbow a fini mais les données techniques pourraient quand même faire avancer l’enquête. En tout cas je vais faire appel à un ami informaticien de haut niveau. Pour l’instant je note les coordonnées du Rainbow et je ne dévoile à personne cette découverte. Le Rainbow a eu une influence énorme, certains disent qu’il est à l’origine de la république, sa découverte est un fait capital qui pourrait devenir rapidement un enjeu politique. Il me faut rester prudent. Tant que je n’en saurais pas plus sur le Rainbow et sur comment il s’est retrouver là, la fin de ce bâtiment et de ses chefs d’exceptions restera celle donné par les premiers dirigeants de la république il y a de cela plus de six cents ans.


Je (nous) sommes extrêmement désolés mais la suite n'est pas publiable ici pour des raisons de place d'abord et pour des raisons intrinsèques au projet qui est plus que de simples textes.
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller voir à cette adresse : http://journalcr.free.fr
Merci par avance de toutes vos remarques !

lien pour les commentaires : http://songes-du-crepuscule.naturalforum.net/science-fiction-f6/discussion-sur-les-journaux-du-children-s-rainbow-t1367.htm#25045
_________________
"Le récit n'est plus l'écriture d'une aventure, mais l'aventure d'une écriture" (Jean Ricardou)

http://journalcr.free.fr ; laissez-vous entraîner dans cette nouvelle aventure !
Revenir en haut Aller en bas

Les journaux du Children's Rainbow

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Songes du Crépuscule :: Le Portail des Récits :: Science-Fiction-